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par Alexandre Héraud le mardi de 15h à 16h30 |
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F.Teste, A.Héraud et Y.Croizier © C.Abramowitz / RF
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Il faut bien le dire, le fait divers a mauvaise réputation.
Le terme lui-même témoigne de cette mise à l'écart : il évoque non seulement la rubrique ("chiens écrasés"), mais aussi le fait à proprement parler ("l'histoire extraordinaire").
Nous partons du constat que si l'on a souvent raison de rejeter le côté sordide de la plupart des faits divers, il est essentiel de tenter de relever le défi consistant à étudier la société par le prisme de certains de ces événements qui cristallisent un éventail impressionnant de discours et d'analyses.
Nous gardons en mémoire le travail précurseur d'Edgar Morin sur la Rumeur d'Orléans qui en 1969 jetait les bases de la "sociologie du présent", et n'oublions pas que Michel Foucault avait étudié de près "l'affaire Pierre Rivière" ce célèbre parricide du milieu du XIX° siècle, sans oublier l'engagement - voire les errements - d'un Jean-Paul Sartre lors de l'affaire de Bruay-en-Artois en 1972.
Sans vouloir plagier Roland Barthes nous disons ici, s'il fallait tenter d'apporter une définition au mot "fait divers", qu'il s'agit pour nous de nous pencher sur ce qui fait jaillir la parole. Comprendre que l'on ne s'intéresse jamais à un fait divers que parce qu'il nous parle. Toutes ces histoires au-delà de l'anecdotique satisfont en vérité notre besoin inquiet de connaître les autres. Toutes ces brisures, ces moments où des vies basculent dans l'extra ordinaire, contiennent une riche matière humaine que nous nous efforçons tous les mardi après-midi de révéler.
Raconter certes, mais aussi réfléchir . Pour cela nous percevons que l'exploration de ce champ journalistique mérite aussi qu'on lui invente un nouveau traitement, délaissant le sensationnel, et n'utilisant pas uniquement l'outil sociologique pour plaquer une grille d'analyse confinant systématiquement au débat de société … Une troisième voie, médiane, est à trouver pour offrir un regard décalé et nouveau sur la société et les individus.
Divertir et instruire, donc. En évitant soigneusement toute démonstration ou morale a priori. C'est notre intime conviction ! Nous nous y efforcerons.
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le générique de l'émission
Références :
Percolator,
Bring it home to me
Girls like that
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| Production : Alexandre Héraud

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| Réalisation : Yvon Croizier et François Teste

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| Producteurs délégués réguliers : Olivier Chaumelle, Christophe Deleu, Simon Guibert, Irène Omélianenko, Michel Pomarède

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| Attachée d'émission : Christine Guedj

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| Contribution graphique : David Héraud

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