illustration blog séparateur

Bigouden (3)

Mardi 9 Février 2010 06:19


Chaque jour, cette semaine, Stéphane Lavoué propose un road-moovie en pays bigouden (avec la version "Polaroïd" de son Iphone).


Episode 3. Ma bigoudène.

Il fait trop beau pour un road movie. Je m'installe à la plage avec ma bigoudène.
S Lavoué



vos commentaires

pas encore de commentaires  //ajouter un commentaire

séparateur

Bigouden (2)

Lundi 8 Février 2010 16:08


Chaque jour, cette semaine, Stéphane Lavoué propose un road-moovie en pays bigouden (avec la version "Polaroïd" de son Iphone).

Episode 2 : La maison de Jacqueline.

Avant que la photo ne soit devenue mon activité principale, je la pratiquais occasionnellement. Sans trop savoir quoi photographier. Les paysages? Aucune patience! L'architecture? Insensible! Mes contemporains? Trop timide. Un matin d'été en Bigoudénie, je me réveille, passe la tête par la fenêtre à la recherche d'un bout de mer. Face à moi la maison de Jacqueline. Son jardin. Son fil à linge. Et ses culottes qui sèchent. Je saisis mon appareil et pris une photo. Ma première photo bigoudene. Les culottes de Jacqueline.

S. Lavoué.



vos commentaires

pas encore de commentaires  //ajouter un commentaire

séparateur

Bigouden (1)

Lundi 8 Février 2010 08:36

 © S. Lavoué./Myop


Chaque jour, cette semaine, Stéphane Lavoué propose un road-moovie en pays bigouden (avec la version "Polaroïd" de son Iphone).

Premier épisode :

Voilà Fredo, au bar le Nautilus. On le connaît depuis longtemps et depuis longtemps, il fume et boit des Ricard. C'est dimanche matin, sur le port. Fredo était marin. Maintenant il joue au ping-pong. Un Ricard au Nautilus, un Ricard au bar le Doris. Et un ping-pong.

S Lavoué

plus d'infos

http://myop.fr



vos commentaires

pas encore de commentaires  //ajouter un commentaire

séparateur

L'ogre

Dimanche 7 Février 2010 18:50

 © AFP Archives Jean Pierre Muller

Il sera inhumé demain à l'église Saint-Roch à Paris, neuf jours après Pierre Vaneck. Ils avaient joué ensemble "Luther" à Avignon. Georges Wilson interprétait le père du réformateur. Avignon avait formé le comédien. Vilar l'avait adoubé parmi les premiers dans sa troupe du TNP. Il fut notamment un Ubu de légende. C'est lui, d'ailleurs, qui prit la succession du maître à Chaillot, jusqu'à ce que les reproches soient si lourds après 68 qu'il se sentit obligé de jeter l'éponge en 72. Bien qu'il ait créé la salle Gémier pour faire entendre du théâtre contemporain (il fit découvrir Edward Bond aux spectateurs français), Wilson se vit reprocher de ne faire appel qu'à l'ancienne garde des acteurs et de la mise en scène. Alors, il fit son chemin de comédien et de metteur en scène dans le privé et le subventionné.

Chacun conserve ses propres images de Georges Wilson. Lui et son allure d'ogre soufflant de sa voix de stentor sur le petit roseau Dufilho dans "il était une fois Rappaport". Lui à la télévision disant du Claudel devant une assemblée muette d'admiration. Lui en toge, Paulin, conseiller de Titus, Lambert Wilson, disant les vers raciniens de "Bérénice" avec une émotion profonde dans l'écrin ocre rouge et jaune des Bouffes du Nord. Lui encore, au cinéma, l'an dernier, notable pris en otage par Mesrine pour une apparition courte et mémorable. Une présence rare sur scène et à l'écran. Quelque chose en lui d'une rare violence. Un homme dur et caractériel, dit-on, mais un comédien dévoré par le théâtre qu'il a défendu et servi noblement et avec ferveur jusqu'à ses 88 ans.

plus d'infos

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/espritcritique/index.php?id=88102


tags :

wilson


vos commentaires

le commentaire  //ajouter un commentaire

Lza - 09/02/2010 10h24

En 1954, j'ai eu le privilège de voir répéter, puis jouer, le TNP à Rouen, dans la cour du palais de justice. J'en garde un souvenir ébloui. Le Cid, avec bien sur, Gérard Philipe, mais aussi Georges Wilson qui était le roi d'Espagne. C'est un de mes plus beau souvenirs de théâtre...

séparateur

La semaine de Stéphane Lavoué

Vendredi 5 Février 2010 15:16


Stéphane Lavoué :

"Souvent, avant le début d'une séance de portrait, je demande à un groom, un serveur, une hôtesse de bien vouloir poser, le temps de régler ma lumière.
Ici, en noir, un serveur avant l'arrivée de Victoria Beckham et, en blanc, le maître d'hôtel de la résidence de l'ambassadeur du Luxembourg avant Jean-Claude Juncker.
Il arrive que ces images "tests" soient plus réussies que le portrait à suivre.

plus d'infos

http://myop.fr



vos commentaires

pas encore de commentaires  //ajouter un commentaire

séparateur

Vaneck

Dimanche 31 Janvier 2010 19:36

 © AFP

Pierre Vaneck meurt et son départ laisse un goût amer. On se souvient hélas davantage de ses apparitions dans des séries télé médiocres (les coeurs brûlés, les grandes marées) que des films ou des pièces où il est apparu. Or l'acteur n'avait pas à rougir de sa carrière. Après avoir tourné avec Guitry, Duvivier et bien d'autres, après avoir créé "les Possédés" de Camus avec Michel Bouquet, il rejoint l'aventure du TNP. Vilar le dirige à Avignon dans "la guerre de Troie n'aura pas lieu" puis George Wilson dans "Luther" et "Hamlet". Voix grave et magnifique, l'oeil rieur, Pierre Vaneck se fait plus rare dans les années 70 mais remonte sur scène pour un succès : "Art", de Yasmnia Réza, en 1994 et poursuit sa carrière, malgré sa maladie, entre le privé et le public. "Déjeuner chez Wittgenstein" de Thomas Bernhardt en 2003, à l'Athénée, lui offre un autre rôle magnifique. L'excellent comédien, aimé dans le métier, a souvent déploré ses erreurs, il a dit non à des rôles magnifiques. Il meurt à 78 ans. Hélas, quand on tape "Vaneck" sur internet, ce sont deux jeunes acteurs de la série "Plus belle la vie" qui apparaissent, Aurélie et Thibault, ses petits-enfants. Internet a la mémoire courte, pas nous.
Il sera inhumé samedi 6 février, église Saint Roch, à Paris, à onze heures.



vos commentaires

les 3 derniers commentaires  //ajouter un commentaire  //voir tous les commentaires (7)

audrey - 08/02/2010 17h17

Merci à France 2 pour la rediffusion de "ART" en hommage à Pierre VANECK.
Merci à vous si vous avez contribué à cette rediffusion. J'ai eu du mal à ne pas m'endormir, bien que j'adore cette pièce, vue l'heure tardive de diffusion ... C'est bien dommage qu'on diffuse des navets en première partie de soirée et qu'il faille attendre la troisième partie de soirée pour avoir un bon programme ... J'avais programmé un enregistrement au cas où ... mais cela n'a pas ... [ lire la suite ]

moumoune - 05/02/2010 10h51

si je devais parler d'un seul souvenir de Pierre Vaneck, ce serait "Marianne de ma jeunesse"
beau souvenir et émotion de jeunesse grâce à la télévision

Lza - 04/02/2010 15h44

Il y a longtemps, j'ai vu, à la télé, une interprétation de"Sarn", de Mary Webb, et ensuite une interview de Pierre Vaneck, qui disait sa joie d'avoir pu jouer un si beau personnage. Je n'ai jamais oublié la manière dont il parlait de son métier ...

séparateur

Jouer pour tous

Dimanche 31 Janvier 2010 10:48

 © vj


Elitaire pour tous. La célèbre formule du metteur en scène Antoine Vitez évoquant, après Vilar, son rêve d'une culture accessible correspond à cette volonté de René Martin de désacralliser la musique classique. Le pari du directeur artistique de la Folle journée de Nantes est gagné et il saute aux yeux quand vous entrez dans la cité des Congrés.

Il y a seize ans, le directeur du festival de la Roque d'Anthéron de l'époque a voulu que ses enfants éprouvent autant le désir de rentrer dans une salle de concerts que d'aller voir U2 dans un stade. Il a alors imaginé une manifestation de 5 jours. De neuf heures quinze à minuit, une centaine de concerts dans une dizaine de salles plus ou moins vastes ou dans le hall d'entrée, sur un kiosque. De la musique classique partout, tout le temps, avec une politique tarifaire exceptionnelle, de 5 à 30 euros en moyenne le concert. Les artistes ont suivi, en acceptant un cachet moindre que dans un autre festival, ils ont accepté de descendre dans la salle par la même porte que les spectateurs, de sortir en même temps qu'eux pour leur parler. L'échange est le maître-mot de la Folle journée de Nantes.

Vendredi 29 janvier, dans "Esprit critique", la pianiste Anne Queffelec, fidèle du festival, s'est mise au piano durant l'émission. Elle a joué Chopin deux minutes. Les parents, les enfants se sont approchés, intrigués. Ils ont applaudi l'artiste qui a entamé une conversation avec certains d'entre eux. Plus tard, ils sont sans doute allés la voir jouer avec d'autres pianistes, l'intégrale Chopin. Plus tard encore, ils auront envie d'aller voir d'autres concerts, d'écouter du classique. Nantes ou le rêve devenu réalité, une forme simple et belle de culture pour tous.

plus d'infos

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/espritcritique/index.php?id=87872



vos commentaires

le commentaire  //ajouter un commentaire

Mouchosse - 31/01/2010 18h54

Chopin sur les bus et les beaux gars d'Inter sur les arrêts de ces mêmes bus!!! Vive Nantes!

séparateur

La semaine de Stéphane Lavoué

Samedi 30 Janvier 2010 10:34


Loïc Prigent, documentariste de mode.



vos commentaires

pas encore de commentaires  //ajouter un commentaire

séparateur

Tuer la mère

Jeudi 21 Janvier 2010 11:07

Guillaume Gallienne est l'un des sociétaires de la Comédie-Française les plus doués. Comique, agile et malin, il donnait vie récemment à un texte peu joué de l'histrion italien Dario Fo, autour de la vie de Saint François D'Assise, "St-François le divin jongleur".
Guillaume Gallienne a écrit un spectacle qu'il interprète, seul, "les garçons et Guillaume, à table!", au théâtre de l'Athénée, à Paris, après une longue tournée.

Jamais vu ça : un voyage dans une vie avec pour guide, un trouble énorme d'identité sexuelle. Dernier rejeton d'une famille de garçons, Guillaume avait le sentiment que sa mère aurait voulu qu'il soit... une fille.
Inconsciemment, pour lui plaire, il s'est mis dans la tête qu'il était une fille.
Comment grandir avec ça? Woody Allen en aurait fait un film, Guillaume Gallienne en fait un one man show, avec un humour et une auto dérision incroyables (preuve de la réussite de sa psychanalyse!).

L'enfance et l'adolescence passent en revue. Les brimades des autres garçons qui le sadisent dans le dortoir (pédé, tapette) ou durant les matchs de foot ou qui lui envoient le ballon en cuir sur le visage. Mais au-delà de l'homophobie, Gallienne peint des personnages avec talent. La mère peu aimante et snob, la grand-mère russe, le père gêné par ce gamin différent, le séjour en Espagne où Guillaume danse la sévillanne comme une femme. Il sait même repérer la différence entre hommes et femmes sur le plan de la respiration (quel sens de l'observation!).
Peu à peu, en lui, cette révélation : sexuellement, les garçons ne l'attirent pas, il s'avère hétérosexuel. Quand il présente Amandine à sa mère en lui annonçant qu'ils vont se marier, elle répond : "Avec qui?"

Pas d'impudeur, curieusement, beaucoup d'audace (il faut le faire pour rester élégant en narrant un lavement en Bavière), Gallienne révèle avec un culot monstre les dégâts de l'éducation. Et, par chance, les mécanismes de survie.

plus d'infos

http://www.athenee-theatre.com/programmation/fiche_spectacle.cfm/76927_les_gar%C3%A7ons_et_guillaume_a_table_.html



vos commentaires

les 3 derniers commentaires  //ajouter un commentaire

Lo - 21/01/2010 16h21

l'émission hebdomadaire qu'il orchestre magnifiquement sur F.I(" ça peut pas faire de mal ")est vraiment excellente...
Sâcré bonhomme!

gallavo - 21/01/2010 16h05

j'avais oublié combien vos chroniques étaient bonnes! En voilà une qui m'incite à prendre des places!

mouchosse - 21/01/2010 12h33

quel acteur magnifique... quel beau spectacle, difficile, extrèmement drôle, mais si douloureux, culpabilisant aussi, quand on rit trop fort, surtout si on est mère!!!!

séparateur

Haïti

Jeudi 14 Janvier 2010 11:13

 © J E Atwood/Vu


"Il faut parler de Haïti aujourd'hui, mais surtout en parler demain et après-demain... quand le pays ne sera plus sous les feux de l'actaulité". Ainsi parlait Jane-Evelyn Atwood ce matin, dans "Esprit critique". La grande artiste et photo-reporter de l'agence "Vu" connaît bien ce pays. De ces quatre longs voyages effectués là-bas de 2005 à 2007, elle a rapporté un livre magnifique et sobre. Jane-Evelyn Atwood n'a pas photographié la violence de Port-au-Prince. Elle s'est déplacée loin de la capitale. Pays évidemment plongé dans la misère, l'un des trente pays les plus pauvres du monde. 80 pour cent des haitiens vivent avec moins d'un euro cinquante par jour et la catastrophe qui les touche ne va pas diminuer ce chiffre. Un petit garçon dort sur un amas de planches. Une femme coupe le poisson devant un paquebot qui fonce droit sur elle, menaçant. Une jeune fille joue au cerf volant sur une plage encombrée de détritus. Le cerf volant est un sac en plastique. Misère ? Oui. Mais Atwood cadre serré, évitant le misérabilisme. Elle capte une grâce des hommes et des femmes dans leur vie quotidienne, sous un soleil radieux qui réchauffe cette vie difficile. Les couleurs vives sont éclatantes. Il y a beaucoup d'ombres, de contrastes, des clairs obscurs en plein jour, et l'artiste échappe à la simple imagerie d'un pays en souffrance.
L'haïtien Lyonel Trouillot signe la préface de "Haiti". Il est à Port au Prince, mais en bonne santé.

"Haïti", Jane Evelyn Atwood, Actes Sud, 36 euros.

plus d'infos

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/espritcritique/index.php?id=87390



vos commentaires

les 3 derniers commentaires  //ajouter un commentaire  //voir tous les commentaires (5)

elisabeth lerminier - 26/01/2010 19h33

J'avais envie de vous signaler le projet de sculpture de Django Reinhardt pour la ville de Samois sur Seine. Un sculpteur fou, Alain Vandenbrouck, s'est lancé dans ce projet de bronze.
Pour en savoir plus:

http://unestatuepourdjango.blogspot.com

unestatuepourdjango@gmail.com

un marin - 18/01/2010 11h19

Face au désastre de Haïti, pourquoi les milliers de bateaux de plaisance présents aux caraïbes ne pourraient pas apporter une aide significative dans ce malheure.A la manière de l'armada des embarquations qui ont sauvé de nombreuses vies anglaises sur les plages de Calais en 1940,cette flottille pourrait accoster les criques et acheminer les dons de la diaspora haïtienne via le fret aéroportuaire de Martinique

So - 15/01/2010 09h52

Le luxe d'avoir l'art pour oublier la mort; aujourd'hui même l'art est mort.

séparateur