Des pervers, des hommes objets et quelques monstres...Samedi 21 Novembre 2009 01:00
C’est plutôt rassurant et plutôt bon signe, à vrai dire : on peut encore éditer des livres de cinéma originaux ! Les éditions Armand Colin le prouvent avec les premiers volumes d’une nouvelle collection cinéphile. Dirigée par Michel Marie, elle n’a manifestement pas de titre, mais se présente sous un format original, presque l’équivalent d’un cinémascope éditorial qui fait la part belle aux photos sans pour autant la prt importante réservée aux textes.. Mais de quoi s’agit-il donc ? De traitements thématiques et transversaux qui donnent envie de voir ou de revoir des films. Ce qui, soit dit en passant, devrait être l’objet de tout livre de cinéma digne de ce nom ! Passons sur un volume bizarrement et surtout platement consacré au péplum et arrêtons-nous sur les trois autres ouvrages : « Les monstres au cinéma » de Eric Dufour, « Les hommes objets au cinéma » de Laurent Jullier et Jean-Marc Leveratto et « Les grands pervers » de Michel Marie. Qui dit mieux dans le genre alléchant ?! Plutôt que le péplum, il aurait fallu traiter des « Gladiateurs au cinéma » pour rester dans l’esprit de ladite collection, ce qui, on en conviendra, n’est pas tout à fait pareil… tags : Armand Colin; Michel Marie vos commentairespas encore de commentaires //ajouter un commentaire
HADEWIJCHVendredi 20 Novembre 2009 02:29
Comme le disait malicieusement Borgès à propos de Proust et d’Homère, il est de toute évidence que Georges Bernanos (1888-1948) a vu les films de Bruno Dumont… Pour « L’Humanité », son film le plus accompli à mes yeux, c’était même au-delà de l’évidence comme une sorte de filiation à travers le temps précisément et même à rebours du temps comme le suggérait Borgès. L’adaptation parfaite en quelque sorte de « Monsieur Ouine ». Mais venons-en à ce nouveau film signé Dumont (qui sera notre invité demain en direct) et intitulé un peu mystérieusement « Hadewijch ». Il s’agit en fait d’une référence à Hadewijch d’Anvers une mystique dont l’héroïne du film, Céline, reprend le nom quand elle prononce ses vœux de religieuse. Alors oui, c’est une histoire d’amour entre une jeune fille, religieuse que ses supérieures effrayées par sa foi dévorante, revoient vers le monde extérieur, et son Dieu qu’elle ne cesse de chercher. Mais que cherche-t-elle vraiment sinon un Absent qui prétend être partout, soit le paradoxe absolu ? A moins, bien entendu, que cette recherche de l’impossible ne dissimule autre choses : Céline cherche le corps du Christ, une chair incarnée malgré tout. Dans sa quête, elle rencontre d’autres religieux encore plus fanatiques qui ont décidé, eux, d’en finir avec les corps impurs en pratiquant le terrorisme. tags : Bruno Dumont vos commentairespas encore de commentaires //ajouter un commentaire
LE SIECLE DU CINEMAMardi 17 Novembre 2009 00:38
Parce qu’il est inutile parfois de faire de longs discours et singulièrement après minuit, je vais en quelques lignes vous dire tout le bien que je pense d’un livre que j’ai reçu aujourd’hui. Il s’agit de la nouvelle édition de l’imposant volume écrit par Vincent Pinel pour les éditions Larousse : « Le siècle du cinéma ». Plus de 550 pages au format XXL pour raconter année par année l’histoire du cinéma, de 1895 à 2008 donc. Mêlant pour chaque année analyses, faits, chiffres, récompenses et anecdotes, l’auteur fait littéralement revivre sous nos yeux ce que furent 365 jours de cinéma en 1907 aussi bien qu’en 1970 et en 2007. Loin d’être un aride exercice d’érudition documentaire, ce parti pris strictement chronologique prend des allures de récits passionnants. On s’arrête au hasard (la lecture de cet ouvrage se doit d’être vagabonde et joyeuse !) sur l’année 1955 et jaillissent alors de véritables pépites où cohabitent, excusez du peu, Satyajit Ray et son « Pather Panchali », Welles et son « Arkadin », Lang et ses « Contrebandiers de Moonfleet », Kazan et « A l’Est d’Eden », sans parler d’Aldrich avec « En quatrième vitesse », Nicholas Ray et « La Fureur de vivre », Charles Laughton et « La Nuit du chasseur », « Lola Montès » de Max Ophuls et « Le Sabotier du Val de Loire » de Jacques Demy. Quelques perles parmi d’autres. On ne donne alors qu’un maigre aperçu du contenu des quatres pages consacrées à cette année-là aussi exceptionnelles… que les autres en fai !. C’est à dire pleines de chefs d’œuvre et d’auteurs talentueux et inspirés. Le livre de Vincent Pinel donne le tournis à force de multiplier ainsi les références à ce qui fait l’histoire et l’essence du cinéma mondial. On passe alors d’une année à l’autre comme un enfant émerveillé dans un magasin de jouets. Chaque photo fait naître et renaître des émotions ou des envies. Il ne faut pas hésiter à se laisser emporter par ce tourbillon de films, ce tourbillon de la vie du cinéma à travers les années. Ce livre est plaisir ! tags : Le Siècle du cinéma; Vincent Pinel; Larousse vos commentairespas encore de commentaires //ajouter un commentaire
Feu sur L'Armée du crime ?Dimanche 15 Novembre 2009 23:52
Dans « Le Monde » daté des 15 et 16 novembre, on peut lire en pages « Débats » une bien étrange tribune signée par deux historiens, Sylvain Boulouque et Stéphane Courtois, et intitulée : « "L’Armée du Crime" de Robert Guédiguian, ou la légende au mépris de l’histoire. Un hommage caduc à force de fictions. ». Ces deux historiens n’ont pas aimé le récent film de Guédiguian et c’est bien leur droit. Mais, ils parlent évidemment d’autorité en portant non pas un jugement esthétique et plus encore artistique sur le film, mais un regard qui se veut « scientifique ». Parés de la vertu professorale, ils cognent et cognent dur sur le travail de Guédiguian et de son scénariste Gilles Taurand. Qu’ils fassent mine d’oublier qu’il s’agit d’une œuvre cinématographique et non d’un essai historique, passe encore. Mais on reste sidérés devant la violence de leurs attaques et leur caractère souvent contestable sur le fond. Ils nous assènent leur lecture du film sans jamais s’interroger sur leur regard. Le film a tous les torts, y compris les plus opposés. Un coup, il lui est reproché de faire dans la psychologie en dotant un résistant de motivations autres que politiques (et en l’occurrence pulsionnelles). Un coup, on déplore le tableau purement prosaïque qui est fait de la résistance au quotidien ! Le tout avec une incroyable capacité à dire le vrai qui finit par devenir suspecte, en oubliant par exemple que certains de ces résistants sortaient à peine de l’adolescence et qu’on aurait intérêt, comme l’ont fait Guédiguian et Taurand, à tenir compte de cette réalité essentielle dans leur portrait…. Pour prouver à tout prix qu’ils disent le juste contre Guédiguian-Taurand qui diraient le faux, ils en viennent, comme il est normal, à dire… n’importe quoi ! Ainsi les policiers français du régime de Vichy « ne rechignaient pas à tabasser »… Formule d’atténuation pour se moquer d’un film qui ose dire que ces mêmes policier français pratiquaient non le tabassage mais la torture, ce qui est radicalement différent. Comme si la baignoire et autres abominations relevaient de la pure fiction. A trop vouloir prouver… Mais il est vrai qu’en matière de fiction Stéphane Courtois l’auteur du très controversé « Livre noir du communisme » en connaît un rayon. Il applique à sa « critique » du film de Guédiguian sa vulgate habituelle selon laquelle tout militant communiste est un complice des crimes staliniens, ce qui, pour les membres-martyrs du groupe Manouchian et tant d’autres résistants morts pour la liberté, relève d’une certaine forme d’indécence. Et d’un autre côté, reproche-t-on à Melville de n ‘avoir montré de la résistance que son versant gaulliste dans ce chef d’œuvre définitif qu’est son « Armée des ombres » ? Non évidemment et on a entièrement raison : une fois encore, un cinéaste est d’abord un artiste, libre de ses choix tags : Robert Guédiguian; Gilles Taurand; Stéphane Courtois; Le Monde; L'Armée du crime vos commentairesle commentaire //ajouter un commentairefran47 - 16/11/2009 11h02merci pour cet article ...
Imaginez-vous...Samedi 14 Novembre 2009 22:20
Mes excellents confrères de « Studio Ciné Live » font leur nouvelle une avec Marion Cotillard et « son musée imaginaire, son cinéma, ses passions, ses engagements, ses coups de cœur ».À l’intérieur du magazine mensuel, huit pleines pages viennent concrétiser cette promesse de couverture. Sous forme de photos légendées, l’actrice livre comme promis son « musée imaginaire ». On y découvre des choses aussi étonnantes voire décoiffantes que son admiration pour Louise Brooks, Kate Winslet, Isabelle Carré et Angelina Jolie, sa passion pour Harold Pinter et Joël Robuchon, son amour de Modigliani et du bassin d’Arcachon ! Que de découvertes...Plus étonnant encore Marion C. défend l’écologie via la protection de la forêt amazonienne et les droits de l’Homme via son soutien inconditionnel et courageux à Aung San Suu Kyi... Reconnaissons cependant que l’exercice imposé par le magazine n’est pas des plus faciles et qu’il conduit presque inévitablement à emprunter les sentiers battus et s’esbaubir devant les valeurs sures. Certes, mais qu’il nous soit permis de regretter ici que la notion de « musée imaginaire » n’ait pas été explorée plus avant avec celle qui, chacun s’en souvient, émit sur les attentats du 11 septembre quelques explications pour le moins délirantes. On se souvient par exemple que lesdits attentats auraient pu être selon Marion C. commandités par les propriétaires des immeubles désireux de s’éviter de gros travaux de rénovation… On en rigole encore un peu partout dans le monde, à l’exception notable de Jean-Marie Bigard séduit par tant de pertinence venant d’une femme… tags : Marion Cotillard; Studio Cine Live vos commentairesle commentaire //ajouter un commentaireexact - 14/11/2009 23h01Décidemment, je trouve tous vos billets extrêmement justes et pointus.
L'ENFERJeudi 12 Novembre 2009 22:49
C’est comme un film fantôme. Il en existe des milliers à travers le monde à l’état de scénarios, de bouts de films réalisés, de films terminés mais non montés. Des films qui n’ont jamais vu le jour des salles obscures. Pour des centaines de raisons : intimes, politiques, financières, techniques ou même inconnues ! Mais le résultat est le même : à eux seuls, ils pourraient remplir une cinémathèque ou constituer une vaste nécropole. Les fatalistes diront que si ces films n’existent pas vraiment, c’est qu’ils ne devaient pas exister un point c’est tout. Les autres rêveront, la nuit venue, de ces chefs d’œuvre peut-être qui nous resteront interdits. On se verrait bien dans le seconde catégorie juste pour fantasmer sur ces histoires invisibles souvent signées par des cinéastes de génie. tags : Henri-Georges Clouzot; Serge Bromberg; L'Enfer vos commentairespas encore de commentaires //ajouter un commentaire
Son légionnaireMercredi 11 Novembre 2009 22:52
Que Dany Boon ait été fait hier chevalier de la Légion d’Honneur par Nicolas Sarkozy lui-même en présence, selon l’AFP, des « amis de l’acteur : Line Renaud, Jean Reno, Michèle Laroque, Elie Semoun et Rachida Dati » n’est pas un événement très notable. Ce que les César ont dans leur grande sagesse récemment refusé de faire (récompenser le box-office comme une valeur artistique et méritante), la Présidence de la République a décidé de l’appliquer. C’est son choix… En revanche, on relèvera non sans gourmandise quelques extraits du discours présidentiel : « Le Sud a eu son Fernandel, la bourgeoisie au eu son Louis de Funès, la Normandie, Bourvil. Avec Dany Boon, le Nord et la France populaire ont trouvé leur voix. » Passons pudiquement sur l’assimilation de Fernandel le Marseillais au Sud en général : nul doute que les Bordelais et les Toulousains (entre autres !) apprécieront à leur juste valeur ce raccourci géographique. Passons tout autant sur la référence « bourgeoise » de de Funès qui, si on a bien compris, sert à marquer une différence avec le côté France populaire de Boon : on ne connaissait pas le goût « bourgeois » pour… « Le Gendarme et les gendarmettes » ou « La Soupe aux choux »… Passons mais avec difficulté sur Bourvil et la Normandie : comment peut-on réduire cet acteur immense à quelques pommiers ? On ne saurait trop conseiller à qui de droit le visionnage rapide de certains films de Mocky et du « Cercle rouge » de Melville pour en finir une bonne fois pour toutes avec Bourvil le Normand ! vos commentairesles 2 derniers commentaires //ajouter un commentaireSimon Deschamps - 13/11/2009 19h03La légion d'honneur à Dany Boon? C'est plutôt l'oscar qu'il mérite, pour son rôle (pitoyable) chez Jeunet. Parait que le président (et je mets une toute petie minuscule) s'ouvre à la culture, ce n'est de cette manière là qu'il le montre... A pleurer... BUG141 - 12/11/2009 19h16Oui,mais n'oublions pas :DANY vient de prendre une balle en pleine tête ,d'autant que la balle fut forgée par un marchand d'arme, proche du pouvoir...
A L'ORIGINE ter !Mardi 10 Novembre 2009 21:50
Quand on aime, on ne compte pas ! Il sera donc question ici une troisième et dernière fois consécutive de « A l’origine » le nouveau film de Xavier Giannoli en salles demain mercredi 11 novembre 2009 ! Quand on aime, on trouve toujours de nouvelles choses à dire et à faire savoir ! Quand on aime, on trouve surtout l’énergie d’essayer de dire pourquoi et de donner envie. C’est « l’art d’aimer » selon la formule magique du critique Jean Douchet. Hors de cet art-là, point de salut pour la critique évidemment. tags : A l'origine; Xavier Giannoli; vos commentairespas encore de commentaires //ajouter un commentaire
A l'ORIGINE bis !Mardi 10 Novembre 2009 00:10
« À l’origine » bis. Non pour vous donner le tournis… mais l’envie, oui ! Et désormais nous sommes deux ici-même comme le montre un commentaire au précédent post ! J’adhère totalement à son contenu : visuellement, le film est de toute beauté, comme tous les chants désespérés (dixit Musset !). Giannoli sublime littéralement le « ballet des pelles mécaniques qui construisent quoi » sinon notre propre désir d’aller de l’avant même dans la pluie, le froid, la nuit. Ces petites silhouettes insignifiantes qui s’agitent à côté de ces mastodontes nous renvoient évidemment à nous-mêmes. Dérision de nous dérisoire ? Pas si simple en vérité, puisque le film va à son terme (ne comptez pas sur moi pour vous raconter la fin de l’histoire proprement dite !). Rien ici n’est vraiment dérisoire. Le récit de Giannoli porte en lui son propre espoir, sa propre dynamique. Comme chez Sautet (décidément et toujours), il pleut, on s’enlise, on s’embourbe, ça prend l’eau de toutes parts, mais au petit matin on s’en sort : à l’origine de chaque journée, il y a un nouveau combat à mener. Et Philippe, Stéphane, Abel, Monika et les autres (soit les prénoms des rôles principaux) seront toujours debout malgré tout. Stéphane au fait, c’est Emmanuelle Devos (j’aurais toujours du mal avec l’ambivalence de ce prénom.. dans le cas présent, c’est plutôt bien vu : Stéphane est LE maire de sa petite ville, pas LA maire, ou plutôt si !!!), Devos donc dont la voix a manifestement conquis bon nombre d’auditeurs vendredi dernier durant l’émission où l’actrice était notre invitée. Une voix et un discours, le tout allégrement porté. Emmanuelle Devos fait plaisir à voir (parole bien peu radiophonique, je vous l’accorde). Desplechin, Audiard, Giannoli et même Resnais maintenant : le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a plutôt bon goût ! Avec « A l’origine », elle franchit une nouvelle étape en incarnant à la perfection un rôle généralement caricaturé par le cinéma : l’élu(e) du peuple. En deux minutes, on croit à sa fonction élective, à son charisme, à son rôle social et collectif. Sans l’ombre d’un doute. Comme on croit un peu plus tard à son caractère affirmé de femme passionnée par une chapelle en restauration puis amoureuse d’un homme. La réussite de la fiction est évidemment à ce prix. plus d'infos tags : Xavier Giannoli; Emmanuelle Devos vos commentairespas encore de commentaires //ajouter un commentaire
A L'ORIGINEDimanche 8 Novembre 2009 22:38
« À l’origine »… D’abord un beau titre et ce n’est pas rien après tout. Un titre qui a valeur universelle pour un fait-divers singulier. Xavier Giannoli ne l’a pas choisi au hasard pour nommer son nouveau film, le quatrième après « Les Corps impatients », « Une aventure », « Quand j’étais chanteur ». Soit trois films aimés, présents dans la mémoire cinéphile du blogueur, régulièrement revisités en pensée ou par l’image, y compris à travers le prisme de la BO (celle de « Quand j’étais chanteur » étant un enchantement, « L’Anamour » de Gainsbourg par Depardieu en tête…). Trois films maîtrisés et superbes, trois histoires d’amour incandescentes, trois âges aussi d’une vie. Et puis partout du cinématographe avec une attention aux lieux, aux corps, aux sons, mais aussi aux personnages (qui ont de « vrais » métiers comme chez Sautet) et aux histoires donc. Rien de gratuit jamais. Tout dans un mouvement élégant et tendu. La synthèse d’un cinéma de la Nouvelle Vague et de l’après-Nouvelle Vague. Comme un pont entre des générations et des individualités fortes (Truffaut et Pialat, Sautet et Godard). Mais une synthèse toute personnelle et non programmatique. Une synthèse par l’œuvre à chaque fois semblable et différente. plus d'infos tags : A l'origine; Xavier Giannoli; vos commentairesle commentaire //ajouter un commentairefrançoisclavier - 09/11/2009 17h49Enthousiasme partagé ! J'ai eu la chance de voir le film en avant-première. Au-delà de l'histoire extraordinaire telle qu'elle est racontée partout, il faut insister sur la splendeur de toutes les scènes de chantier. Plus l'équipe lutte contre les éléments naturels exhortée par un Cluzet halluciné, plus je revoyais Fitzcarraldo/Kinski. Mëme quête de l'inutile portée par le charisme d'un chef dont l'entêtement à achever sa mission confine à la folie douce que ... [ lire la suite ]
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