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Sublime, forcément sublime

Mercredi 8 Avril 2009 13:31

Giraudoux ne voulait pas entendre parler de fatalité. Pour lui il s’agissait de veulerie des êtres et de rien d’autre.

Pas de fatalité, donc, mais la sublime (forcément sublime) surprise devant la décision du CSA pour Radio-France.

Bravant tous les interdits, osant aller résolument à contre-courant du « politiquement correct » et de la pensée unique sans craindre de s’exposer aux pires critiques, le Conseil, frondeur, à la limite de la provocation, a donc donné « un avis favorable » (sic) à la nomination proposée, juste proposée, d’un nouveau Président.

Et proposée, cela va de soi, par l'Autre, le Grand Président, sans qui cette pauvre France ne peut qu'aller à vau-l'eau, nommant n'importe qui n'importe où pour faire n'importe quoi.

Mais à quoi bon l’écrire ?

La péripétie mérite-t-elle un bref retour sur cette grande toile censée représenter , voire incarner la vie ?

Sainte-Beuve ignorait tout d’Internet, des blogs qu’on oublie et de leurs avatars. Il remarquait pourtant déjà simplement que « c’est ne pas mépriser assez certaines gens que de dire tout haut qu’on les méprise. Le silence seul est le souverain mépris. Et ce que je dis ici est déjà trop long… »



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Antoine - 06/10/2009 19h32

BOnjour,

Pourquoi mettre en opposition la notion de condition de travail decentes et les chiffres du chomage, l'une participe de l'autre. Les 35 heures par exemples etaient supposees provoquer des embauches, n'ont elles pas juste augmente la productivite des entreprises au prix un peu plus du bien etre des employes.

Quand aux greves, que dire, je les regarde depuis l'etranger, je pourrais presque caller ma montre sur les mouvements sociaux en France, ... [ lire la suite ]

triste - 26/08/2009 19h52

MCC mouv cadres chretien...l'auditeur avait une info juste.je viens de vérifier sur internet, et vu le sujet qu'il animait au congrès, on comprend l'intervention sur le sujet de ce soir:le bonheur.

Musée en Herbe - 15/07/2009 14h33

Bonjour !
Votre blog a une excellente visibilité sur internet, c'est pourquoi je
me permets de vous contacter.

Je représente le Musée en Herbe à Paris, un musée destiné à l'’Art et
aux enfants, menacé de fermeture aujourd'hui, puisque la mairie de paris a décidé de supprimer les subventions que le Musée recevait depuis 30 ans.

Pensez vous pouvoir relayer l’information ?

En effet, nous souhaitons alerter la presse pour que la Mairie de Paris
revienne ... [ lire la suite ]

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Quand un gendarme rit...

Mardi 9 Décembre 2008 18:31

Ou c'est faux - ce dont je doute compte tenu de la réputation de sérieux de cet hebdomadaire, malgré ses faibles moyens - et alors il y aura sans doute des poursuites devant la 17ème Chambre, spécialisée dans les affaires de presse ; ou c'est vrai, et alors il y a des gendarmes qui ne doivent pas se sentir très à l'aise - et dont on espère que les supérieurs hiérarchiques sont déjà suspendus en attendant les résultats de l'enquête interne réclamée paraît-il par la ministre Michèle Alliot-Marie.

Voici donc le témoignage de Zoé, treize ans, élève de 4ème au collège de Marciac, dans le Gers (établissement où sous prétexte de "prévention" contre la toxicomanie, des gendarmes sont entrés avec leurs chiens - propos recueillis par Claude-Marie Vadrot.)

"Il nous l'avait dit, le CPE (conseiller principal d'éducation) que des gendarmes allaient venir faire une prévention pour les classes de 4ème et de 3ème. Mercredi, toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs.

A peine dix minutes plus tard - nous étions assis - deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof les regardait en nous disant : "Ils font leur ronde." Elle n'était a priori au courant de rien, bien sûr. Soudain, la porte s'est ouverte, laissant rentrer deux gendarmes... Enfin non, pas exactement. Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire (le maître-chien) et un gendarme très gros. Le chauve nous a dit : "Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez droits, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique !"

Il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l'oeuvre. Le chien s'appelait Bigo. Bigo s'est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quant à la prof, elle restait derrière le bureau, bouche bée.

Le chien s'est attaqué au sac de mon amie, à côté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant : "Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires !" Plusieurs personnes de ma classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s'empresser de me faire sortir. Dehors m'attendait une petite troupe de gendarmes... Enfin non, pas dehors : nous étions entre deux salles de classe. Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s'emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. (...) Le gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures. (...)

La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regard des deux autres gendarmes. Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle chercha dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait dit à l'intention de l'autre gendarme : "On dirait qu'elle n'a pas de hash, mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais..." Ils ont souri, et la fouilleuse chercha de plus belle ! Dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee-shirt, sans, bien sûr, rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte ! Je dis : "C'est bon, arrêtez, je n'ai rien !" La fouilleuse s'est arrêtée, j'ai remis mon sweat, et mon fouilleur de sac m'a dit : "Tu peux ranger !" (...)



Tout cela figure en page 29 de Politis, N°1029, semaine du 4 au 10 décembre.

Ils sont finalement bien gentils, les parents du collège de Marciac. J'en connais qui, Code pénal ou pas, auraient tout fait pour retrouver les gendarmes-fouilleurs/fouilleuses pour leur dire deux mots - et même un peu plus, quitte à utiliser le langage de signes, et même des gestes.

Je pense aussi qu'ils ne sont heureusement pas tous comme cela, les gendarmes. J'espère qu'entre eux, en toute discrétion, sans alerter les médias, quelques-uns parmi les plus respectables et respectueux de leur charge et de la République ont dit leur fait à leurs collègues-fouilleurs/fouilleuses. Y compris avec, d'aventure, d'autres langages que ceux des mots...



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elisabeth - 01/09/2009 19h47

Est-ce possible???? je ne peux croire que les parents d'élèves n'ont pas porté plainte...et même les enseignants....
A t-on pu transmettre ce dossier à l'Inspection Académique pour sanction?

Mapie - 05/04/2009 21h11

Bonsoir Alain,
Avez-vous décidé d'arrêter votre blog ? J'appréciais beaucoup vos articles. Ou alors, vous n'avez plus le temps. Je peux le comprendre, ayant moi-même essayé tenir un blog à jour, j'ai dû arrêter par manque de temps...
A bientôt peut-être
Mapie

Margaux - 03/04/2009 23h00

Je ne suis absolument pas pour ces méthodes, je ne vais pas dans leurs sens. Seulement, les vrais auteurs de ce contrôle, on n'en parle même pas. A savoir le procureur de la république, le préfet le commandant du département de gendarmerie ou encore le proviseur de l'établissement... Mais c'est vrai, c'est plus facile de critiquer le gendarme de base à qui on n'a pas demandé son opinion sur la mission. On lui dit de le faire alors il le fait c'est tout. S'il ... [ lire la suite ]

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"Si tu n'es pas sage, tu iras en prison !"

Jeudi 4 Décembre 2008 18:31

Objet : Message via le site France Inter
jeudi 4/12/2008
prénom = CLEMENT
email =
sexe = M
age =
telephone =
ville_pays = VANNES

On prête à Victor Hugo le célèbre "Ouvrir une école, c'est fermer une prison..."
Mais le compte n'y est pas ! A se contenter de mettre dès douze ans en prison les mineurs considérés comme dangereux, nous risquons d'être vite submergés par un laxisme délétère. Le plus sage ne serait-il pas de placer TOUS les enfants en détention, et de ne laisser sortir que ceux qui auront manifesté une conduite exemplaire ? Cela réglerait du même coup la question des dépenses budgétaires liées aux enseignants, qui reviennent quand même plus cher (et sont réputés plus indisciplinés que les surveillants de l'Administration pénitentiaire !)

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Message posté sur un formulaire du site Radio France
L'expéditeur n'a pas précisé son adresse e.mail > vous ne pouvez pas répondre.



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Eléonore - 16/03/2009 19h32

Et pourquoi à l'heure d'aujourd'hui les toilettes fonctionnent à l'eau potable ? En Occident on se permet de faire nos besoins dans de l'eau claire alors que dans le monde les gens boivent de l'eau croupie !!!

ailes sur toiles - 27/12/2008 19h27

AFFICHE ROUGE


L’état fait pression
Agresse frappe et tue
Liberté menottée
C’est le gang du carnage
.
Aux bottes d’un pygmée
La potiche du show-biz
Et leurs effets de manche
Continus confondus
.
En ordre de bataille
La terreur des milices
Et les tyrans qui sucent
La pastille de Vichy
.
Immondes prédateurs
Aux masques démagogues
Vous déportez les chairs
Aux quotas de l’enfer
.
Vous semez la misère
Vous censurez nos ... [ lire la suite ]

Sylvain_93 - 07/12/2008 20h36

Il est clair que le probléme n'est pas d'hier, l'autorité parentale s'est éffritée de jour en jour et la société n'est plus faite pour endiguer ses problémes. Ce n'est pas un probléme de confessions mais un probléme d'éducation, et si je suis publié, JE DIS A MES LECTEURS QUE NOUS SOMMES TOUS RESPONSABLES DE NOS ENFANTS QUOIQU'IL ARRIVE. Que vive la différence!!!

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Marlène ou Ségotine ?

Lundi 24 Novembre 2008 17:00

D'abord notons que pour attristant qu'il soit, le duel Aubry-Royal sur les comptes et mécomptes d'un vote militant ne doit pas faire oublier que dans toutes les collectivités, organisations, institutions et communautés humaines, y compris les couples, on a vu les éclaircies succéder à l'orage.

Qu'on pense seulement aux mots doux qu'utilisait Hillary Clinton pour apostropher Barack Obama durant la primaire démocrate.

Ne pas perdre non plus de vue que la haine la plus implacable peut aussi s'épanouir dans ces familles où apparemment on s'aime et s'apprécie : témoin ce Président qui n'oublie rien et traîne en correctionnelle l'ancien Premier Ministre dont il paraît qu'il avait prédit, aux prémisses de l'affaire Clearstream, la fin "au crochet d'un boucher."

Pour le reste, à propos de ce "récolement" qui devrait, vaille que vaille, ramener un peu de paix au sein de la déjà très recomposée famille socialiste, qu'il soit permis de rappeler ce que François-Marie Arouet, dit Voltaire, a écrit dans son Dictionnaire philosophique (appelé aussi La Raison par alphabet) publié en 1764 sous le titre "Dictionnaire philosophique portatif", à l'article "criminel".

"En France et en plusieurs endroits de l’Allemagne, tout se fait secrètement. Cette pratique, établie sous François Ier, fut autorisée par les commissaires qui rédigèrent l’ordonnance de Louis XIV en 1670 : une méprise seule en fut la cause. On s’était imaginé, en lisant le Code de Testibus, que les mots Testes intrare judicii secretum signifiaient que les témoins étaient interrogés en secret. Mais secretum signifie ici le cabinet du juge. Intrare secretum, pour dire : parler secrètement, ne serait pas latin. Ce fut un solécisme qui fit cette partie de notre jurisprudence. Les déposants sont pour l’ordinaire des gens de la lie du peuple et à qui le juge, enfermé avec eux, peut faire dire tout ce qu’il voudra. Ces témoins sont entendus une seconde fois, toujours en secret, ce qui s’appelle RECOLEMENT, et si après le récolement ils se rétractent de leurs dépositions, ou s’ils les changent dans des circonstances essentielles, ils sont punis comme faux témoins.

De sorte que lorsqu’un homme d’un esprit simple, et ne sachant pas s’exprimer, mais ayant le coeur droit et se souvenant qu’il en a dit trop ou trop peu, qu’il a mal entendu le juge, ou que le juge l’a mal entendu, révoque par esprit de justice ce qu’il a dit par imprudence, il est puni comme un scélérat : ainsi il est forcé souvent de soutenir un faux témoignage, par la seule crainte d’être traité en faux témoin."

Après ça, qui peut douter que le PS pourra en finir avec les scélératesses et autres tricheries, afin de sortir par le haut d'un vote au demeurant passionnant dans sa lecture au second degré : une guerre des chiffres qui cacherait autre chose, de l'ordre ou du registre du désarroi devant la tâche à accomplir.

La victoire de l'une ou de l'autre importera finalement moins que la façon dont l'une et l'autre la percevront, et surtout la verbaliseront pour tous les autres, c'est-à-dire nous, lecteurs, auditeurs, téléspectateurs, citoyens - bien au-delà d'une appartenance ou d'une "sympathie" voire "empathie" exprimées pour tel ou tel courant politique.

Martine ou Ségolène, Ségolène ou Martine : il est frappant de constater à quel point elles disent, répètent, font dire, "qu'il s'agit de tout autre chose, de bien autre chose que d'une question de personne..."

Ségolène ou Martine, Martine ou Ségolène : tout aussi impressionnantes leur volonté, leur pugnacité, leur détermination...

Marlène ou Ségotine, Ségotine ou Marlène : en d'autres temps, d'autres lieux, puisque le verbe est là, on aurait dit "leur désir..."

Dans "La création littéraire et le rêve éveillé", Freud remarquait, déjà : "A vrai dire, nous ne savons renoncer à rien, nous ne savons qu'échanger une chose contre une autre. Ce qui paraît être renoncement n'est en réalité que formation substitutive...."



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Racaille - 29/12/2008 13h57

Livraison de fin d’année pour nos «politicaillons» :
M’as-tu vu ; Maboul ; Mac ; Macaque ; Macarel ; Mache laurier ; Machiavel ; Machin ; Madré ; Mafieux ; Mafre ; Magouilleur ; Maitre-chanteur ; Mal embouché ; Malfait ; Malade ; Malandrin ; Malappris ; Malebête ; Malévole ; Malfaisant ; Malfrat ; Malhonnête ; Malitorne ; Malotru ; Maltalent ; Malveillant ; Malvoulu ; Mange tout ; Manipulateur ; Manqué ; Maquereau ; Maquillon ; Maraud ; Marchand de soupe ; ... [ lire la suite ]

Racaille - 21/12/2008 11h32

A nos politiciens rois de la récession, rois des plans ratés et des annonces sans suite, rois qui ont perdu leurs dents (en allant «chercher» la croissance…), leurs mains (en «gravant» dans le marbre…), leur modestie (en s’autoglorifiant de leurs «pseudo succès»…), voici quelques qualificatifs pour décorer leurs sapins bling bling :

Jacteur ; Jaunisse ; Je m’en foutiste ; Jean fesse ; Jean foutre ; Jésuite ; Jeté ; Jeune loup ; Jobardeur ; Jobastre ; Jocrisse ... [ lire la suite ]

Racaille - 08/12/2008 15h52

Nos «chers», «très chers» politiciens qu’on peut qualifier de :
Hâbleur ; Haineux ; Hallefessier ; Hardeur ; Hardos ; Hareng ; Haricoteur ; Harpailleur ; Harpigneur ; Has been ; Hercule de foire ou de micro ; Hochequeue ; Homais ; Homme d’affaires ; Hommelet ; Homoncule ; Honte ; Hotu ; Hyène ; Hypocrite ; Hystéro…
Ignoble ; Imbaisable ; Imbécile ; Immonde ; Immondice ; Impoli ; Imposteur ; Impudent ; Impugneur ; Inachevé ; Inanité ; Incapable ; Incendiaire ... [ lire la suite ]

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0,14

Vendredi 14 Novembre 2008 18:32

On ne peut pas le rater : sauf quand il dort, il tient la tête en permanence hors de la tente semi-cylindrique d’un vert pisseux (la précédente était rouge, d’un rouge tout aussi pisseux, on la lui a volée). Il sourit souvent, dit bonjour, est heureux d’échanger quelques mots. La tente est située juste à l’angle de l’avenue de Wagram et de la rue de Prony, au-dessus d’une grille d’aération du métro : le bruit passe, l’été - mais la chaleur aussi, l’hiver. Juste à côté, sur la chaussée, des bandes blanches perpendiculaires au trottoir et des barres métalliques, pour les motos. Mais c’est toujours plein, alors beaucoup se rangent sur le trottoir, et les taches d’huiles mises à part, essaient à peu près de ne pas trop gêner le « campeur », ce qui signifie qu’ils s’efforcent de laisser un minimum de cinquante centimètres sur les côtés et derrière la tente.

Les mots, les regards, les sourires, les saluts même sont essentiels, fussent-ils rapides ; mais le reste aussi est important : de quoi manger, boire, lire – les cigarettes se font plus rares, certains voisins ne fument plus… Tel matin, quand la fermeture à glissière est encore tirée, quelqu’un a posé une fleur, un jouet, un croissant bien enveloppé. On laisse aussi des journaux, ceux du jour souvent. Et ça l’intéresse. Venu d’ailleurs, il maîtrise le français, la langue du pays où il vit, où on le laisse survivre.

Cet après-midi même, il avait en mains un exemplaire du Monde qui venait tout juste de paraître. Et à la lecture du grand titre, avec, ce qui est rare dans ce journal, un point d’interrogation : « 2009, 2010 : quand la récession finira-t-elle ? » il a eu un trait d’humour.

« Quand même, a-t-il marmonné, faut voir, mais si vraiment faut choisir, je préfère 2009… »

Un peu plus tôt, à la mi-journée, sur les antennes d’une de ces radios dites commerciales parce qu’elles font commerce de tout, y compris de l’information et du divertissement, et de l’interchangeabilité entre lesdites vessies et lanternes, la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi (dénomination officielle) avait fait remarquer – avec cependant une certaine retenue, en tout cas un triomphalisme particulièrement modéré ou sobrement maîtrisé, comme on voudra, que "contrairement à l'Allemagne et à la Grande-Bretagne qui en étaient à -0,5 la France marquait une progression de croissance de 0,14%" pour le deuxième trimestre.

Tous les bons économistes (notamment ceux qui glosaient récemment sur le baril de pétrole à 200 dollars ou qui prédisaient l’an dernier un horizon financier au beau fixe) vous expliqueront qu’on ne peut parler de récession qu’avec deux trimestres consécutifs de croissance négative. (Or la France avait connu un recul de 0,3% au premier trimestre 2008.)

Bref, à +0,14, RAS… A -0,14, SOS…

Comment dit-on, déjà ? Ah oui : On respire…

Mais il s’en est vraiment fallu de peu.



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Racaille - 27/11/2008 15h38

Pour la lettre G, je propose ces mots pour qualifier nos politiciens :
Gale ; Galfâtre ; Galvaudeux ; Gandin ; Général paillasse ; Gens du bel air ; Chez ces gens là ; Gestionnaire ; Gibier de potence ; (peigner la) Girafe ; Girouette ; Glandu ; Globule ; Gluant ; Gnaton ; Gobe-mouches ; Godiveau ; Goguenardeux ; Gommeux ; Gonflant ; Gouape ; Gougnafier ; Goinfre merde ; Goujat ; Goulaffe ; Goureur ; Graineux ; Grande gueule ; Gratiné ; Grec ; Gredin ; Grimacier ... [ lire la suite ]

Racaille - 25/11/2008 18h41

Pour la lettre F, je propose ces mots pour qualifier nos politiciens :
Facheux ; Faconnier ; Factorum ; Fagoteur ; Fagotin ; Ne pas se faire chier ; Faire chier la bitte ; Faisan ; Faiseur ; Fallacieux ; Fanfaron ; Faquin ; Faraud ; Farcir ; Fat ; Fatrasseur ; Faufilard ; Fausse couche ; Fausseté ; Fauteur de trouble ; Faux cul ; Faux derche ; Faux frère ; Faux jeton ; Faux dévot ; Félon ; Fendeur de naseaux ; Fesses d’huître ; Fesse Mathieu ; Feuilliste ; ... [ lire la suite ]

Racaille - 22/11/2008 18h13

je continue :-)
Pour les lettres D et E, je propose d’attribuer à nos gouvernants les mots suivants :
Damerte - Daubeur - De banlieue - Décideur - Déconneur - Dégobilis - Dégueulasse - Déjection - Délinquant - Démagogue - Demi-portion - Dépravé - De sac et de corde - Dingodoc - Discoureur -Doubleur - Duschmol…
Egrefin - Emmerdant - Empapaouteur - Emplumé - Endormeur - Enculoman - Endoffeur - Enflure - Enjôleur - Entubeur - Epluchure - Erreur de la nature ... [ lire la suite ]

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Le coeur d'Hannah

Jeudi 13 Novembre 2008 19:01

L'histoire se passe à Hereford, dans l'ouest de la Grande-Bretagne, et elle est racontée par l'Agence France Presse qui cite la chaîne de télévision Sky News, laquelle a filmé une toute jeune fille, Hannah, treize ans, rentrée chez elle après avoir refusé un nouveau coeur.

Hannah est malade depuis sa petite enfance. Elle souffre d'une grave leucémie qu'il a fallu soigner et ce faisant abîmer son jeune coeur à un tel point que les médecins ont recommandé qu'on en greffe un autre.

Mais Hannah a dit : "non !"

Les autorités britanniques ont d'abord tenté de contraindre la famille, par injonction judiciaire, à conduire l'adolescente à l'hôpital pour subir quand même la transplantation constituant sa seule chance de survie.

Mais Hannah a rassemblé ses forces. Elle a plaidé. Pour elle-même, sa vision d'elle-même, sa volonté, sa vie et ce qu'elle veut en faire.

Elle a défendu son propre libre-choix, un libre arbitre que les responsables de la protection de l'enfance ont finalement accepté en abandonnant le recours qu'ils avaient introduit devant la Haute Cour.

"J'en ai assez, leur a dit Hannah. J'ai compris la gravité de mon état. Je sais que je peux mourir. Mais j'ai déjà connu trop d'hôpitaux, d'opérations, de traumatismes liés à ces interventions..."

En d'autres termes : merci pour tout ; mais ne vous acharnez pas.

L'histoire d'Hannah valait bien quelques lignes. La vie d'Hannah vaudrait un grand roman.

Sa vie...

Bichat (le Bichat de l'hôpital, médecin, physiologiste et biologiste né un peu avant la Révolution française) la définissait aussi simplement qu'Hannah a décliné l'implantation d'un nouveau coeur : "la vie, c'est l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort."

Hannah a résisté, à sa façon. Elle résiste. Elle a une certaine idée de la vie, de sa vie. Et en cela elle nous donne une formidable leçon - de vie : au sens de la façon de vivre, de l'idée qu'on peut se faire de sa propre vie, du prix et des conditions de cette vie et de cette survie.

De ce qu'on peut accepter au nom de cette vie - et par là-même de ce qu'on peut, aussi, refuser.

C'est un très beau prénom, Hannah.



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souris - 14/11/2008 14h06

Quand la vie n'est pas tendre avec vous c'est du grand art que de l' être avec elle. Hanna est une artiste, chapeau la belle, Alain vous l'êtes aussi un peu ma foi .

Ginette - 14/11/2008 11h06

Hannah... je me souviendrai de ce prénom représentant une jeune fille bien courageuse qui sait affronter les problèmes. J'espère que le monde médical et tout ton entourage sauront respecter ton désir et t'entourer avec tout l'amour que tu mérites.
Ginette

internénette - 13/11/2008 19h17

Merveilleuse Hannah, oui, vraiment! Qui nous renvoie à la signification de la vie... et de la mort.Si jeune, si lucide, si courageuse. Je souhaite que les jours qui lui restent à vivre se passent dans l'harmonie et l'amour de tout son entourage.
Nicole

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Pour Ashley...

Samedi 8 Novembre 2008 13:33

A ceux qui semblent avoir tant de mal à comprendre l'émotion des Africains-Américains, ici, aux Etats-Unis d'Amérique, et, comme ce professeur d'anglais dont le courriel est mentionné plus bas, pourquoi et comment l'équipe Bush a pu ces dernières années décourager et faire douter tant d'Américains de bonne volonté, il faut rappeler à quel point la question raciale et celle de la pauvreté sont loin d'être complètement réglées, sinon dans le droit, du moins dans les faits. Et il ne s'agit pas là que des pauvres. Une vieille amie française d'il y a vingt ans, devenue américaine depuis, et qui a presque fini de payer un appartement pas mal situé dans midtown, nous a dit presque ingénuement : "mon job me plaît, je suis mieux payée maintenant, mais je n'ai toujours pas d'assurance-santé ; si je me fais écraser en sortant d'ici et que je me retrouve en chaise roulante, mon seul capital pour payer les frais d'hôpital, ce sera la revente de l'appart."

Mais le mieux, sans misérabilisme aucun, est encore de reprendre les propos du Président-élu lui-même, dans le discours de Philadelphie (page 46) du petit livre de Grasset, "De la race en Amérique", par Barack Obama.

"Voilà où nous en sommes : dans une impasse raciale où nous demeurons enfermés depuis des années. Contrairement à ce que disent certains de mes critiques, blancs ou noirs, je n'ai jamais eu la naïveté de croire que nous pourrions régler nos différends raciaux le temps d'un mandat présidentiel, ou du seul fait d'une candidature, une candidature aussi imparfaite que la mienne."

"Il y a, ajoute-t-il plus loin, une histoire que j'aimerais partager avec vous aujourd'hui, une histoire que j'ai eu l'honneur de raconter lors de la commémoration de la naissance de Martin Luther King à Elbenezer, sa paroisse baptiste d'Atlanta.

Une jeune femme blanche de vingt-trois ans, du nom d'Ashley Baia, travaillait pour notre équipe de campagne à Florence en Caroline du Sud. Elle avait été chargée dès le début de mobiliser une communauté majoritairement afro-américaine. Un jour, elle s'est retrouvée à une table ronde où chacun, tour à tour, racontait son parcours et pourquoi il était là. Et Ashley a dit que, lorsqu'elle avait 9 ans, sa mère avait été atteinte d'un cancer. Et, parce qu'elle avait été absente plusieurs jours à son travail, elle avait été licenciée et avait perdu son assurance maladie. Elle avait alors dû se mettre en faillitte personnelle. C'est alors qu'Ashley avait décidé qu'elle se devait de faire quelque chose pour aider sa maman.

Elle savait que la nourriture était ce qui leur coûtait le plus cher. Et donc, Ashley a convaincu sa mère qu'elle n'aimait rien de plus que les sandwichs à la moutarde et aux cornichons. Parce que c'était ce qu'il y avait de moins cher. Elle en a donc mangé pendant un an, jusqu'à ce que sa maman aille mieux. Et elle a dit à tout le monde, à la table ronde, que la raison pour laquelle elle s'était engagée dans la campagne, c'était pour venir en aide aux millions d'enfants du pays qui, eux aussi, veulent et doivent aider leurs parents."

(La table ronde et les témoignages continuent, raconte ensuite Barack Obama.)

"Pour finir, c'est le tour d'un vieillard noir qui est resté tranquillement dans son coin depuis le début. Ashley lui demande pourquoi il est là. Il ne mentionne aucun point précis. Il n'évoque ni l'assurance maladie, ni l'économie. Il ne parle ni d'éducation ni de la guerre. Il ne dit pas qu'il est venu à cause de Barack Obama. Il dit simplement à tous les membres de l'assistance : "je suis ici à cause d'Ashley."

A elle seule, conclut Obama, cette affinité d'un instant entre cette jeune fille blanche et ce vieillard noir ne suffit pas. Elle ne parviendra pas à donner une assurance santé aux malades ou une éducation à nos enfants. Mais c'est de là que nous partons. C'est à partir de là que notre Union peut devenir plus forte (...) c'est là que la perfection commence."



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Alain - 10/11/2008 22h22

Bonjour,
est-ce le retour de balancier? après une déréglementation à tout va connue sous le nom de TINA (There Is No Alternative), aidée par Bruxelles, l'état va-t-il enfin retrouver sa place?
Mais comment récupérer les bijoux de familles bradés par nos gouvernants, qu'ils fussent de droite ou de gauche?

Obamaniaqueassumée - 10/11/2008 10h48

IMPRESSIONNANT§ Le parcours, les discours, l'élan collectif qu'il sait insuffler (yes we can), cette intelligence, cette élégance qui vient de l'intérieur, ce sans-faute, à tel point que même un Noir de l'équipe Bush l'a rejoint (Clo) et ce type accepte dès maintenant de collaborer à la résolution des problèmes créés par Bush: la dérégulation totale des marchés financiers, une guerre honteuse engagée sur un mensonge etc... On a envie de lui dire: "Laisse ... [ lire la suite ]

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Chapeau l'artiste

Mercredi 5 Novembre 2008 16:05

Il est venu de loin, a senti très tôt germer la fibre politique, s’est battu pour être accepté par les caciques et les vieux fauves du pouvoir, a éliminé ses adversaires un par un avant de triompher dans les primaires. Il a tenu un langage qualifié de nouveau, en regardant les caméras bien en face. Regard clair. Langage direct. Promesses de rupture et de changement franches et carrées.

Il nous a montré son épouse, ses adorables enfants, épanouis, souriants.

L’animal, certes, mais aussi l'homme politique étaient là, et bien là, dans toutes leurs dimensions, et d’abord celle de la rupture.

Droiture et franchise incarnées. Changer le pays, changer le monde. Redonner l’espoir aux hommes. Et d’abord celui de croire en la politique.

Il a été acclamé toute la nuit par une foule en liesse.

Certains pleuraient.


Chicago ? 4 novembre ?


Mais de quoi parlez-vous ?


C’était à la Concorde une nuit de mai 2007 !


Vous avez vraiment l’esprit mal placé.



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Alain - 08/11/2008 11h02

Ah ah ... Mr Bédouet est un petit farceur :))
Nous avons le président que nous méritons, n'est-ce pas? Après avoir mené la politique de Reagan-Thatcher, notre président américanophile va-t-il mener la politique d'Obama?

souris - 06/11/2008 10h41

Et ce soir là la pluie a commencé à tomber, tomber. Avril 2007 reste dans le mémoires humides le dernier mois ensolleillé. Depuis la météo joue à saute mouton avec les nuages.

Mapie - 06/11/2008 08h33

Cher Alain,
vous avez peut-être raison et Emmanuel Todd n'en pensait pas moins ce matin sur la Radio Suisse Romande mais vous nous sapez quand même le moral ;-)

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Voltaire, sinon dans le texte, du moins dans l'esprit...

Mardi 4 Novembre 2008 20:46

Lundi 3 novembre, Washington Square South, à l’angle de W31 Street et Mac Dougal Street :

la Judson Memorial Church. Une simple plaque, près de l’entrée :

« God is a Comedian

playing to an audience

too afraid to laugh”

Voltaire


Et au-dessous :

In memorial
Casualties

US Soldiers 4,189

Iraq Civilians 96,887

US Soldiers wounded 30,764



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rachel - 05/11/2008 02h20

Un espoir pour le reste du monde.....Je veux le croire......J'attends sa victoire......Je l'espère...!!!! Stress cause j'ai vécu les élections de 2000 et 2004

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La rupture - la vraie ...

Lundi 3 Novembre 2008 12:12

Prenons donc date, bien avant que les devins de salon et autres chroniqueurs patentés ne nous fassent le coup de l’évidence, du « c’était écrit » et de l’extraordinaire avantage qu’a pu apporter à Monsieur Obama le fait que le Président de la République française l’ait élevé à la dignité de « mon copain ».

Avant toute chose, cet homme a réconcilié les Américains avec leur propre pays, l’Amérique. Ces Etats-Unis vilipendés, conspués, critiqués – et le plus souvent à très juste titre – ont de fortes, très fortes chances même, espérons-le, de renouer enfin avec ce qui a fait leur force : le courage, la liberté, la démocratie.

Ils se sont déchirés, jusqu’à la guerre, ils se sont trompés, ils ont abusé, manipulé, instrumentalisé les plus faibles, mais ils ont su le reconnaître – à la différence de certains. Combien de films américains intransigeants sur la guerre du Vietnam ? Combien de films français sur la guerre d’Algérie ?

Nous qui donnons des leçons au monde en dosant les ADN familiaux, en multipliant les contrôles au faciès, en harcelant les sans-papiers, voire leurs enfants, et qui nous gobergeons avec quelques ersatz de ministres dont nous faisons semblant de croire que le teint ou les sonorités patronymiques sont signe de compétences, lisons au moins quelques paragraphes de ce tout petit livre, en édition bilingue, publié chez Grasset, intitulé « De la race en Amérique » et signé Barack Obama.

« Je suis le fils d’un homme noir du Kenya et d’une femme blanche du Kansas. J’ai été en partie élevé par un grand-père qui a survécu à la Grande Dépression pour aller servir dans l’armée de Patton lors de la Deuxième Guerre mondiale, et, durant son éloignement outre-mer, par une grand-mère blanche qui était ouvrière à la chaîne dans une usine de bombardiers à Fort Leavenworth. J’ai fréquenté les meilleures écoles d’Amérique et vécu dans un des pays les plus pauvres du monde. J’ai épousé une Noire américaine qui porte en elle le sang des esclaves et de leurs maîtres, héritage que nous avons transmis à nos deux filles chéries. J’ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux, des oncles et des cousins de toute race et de toute couleur, dispersés sur trois continents, et, aussi longtemps que je vivrai, je n’oublierai jamais que nul autre pays au monde n’aurait rendu mon histoire possible. »

Ce court récit est extrait du discours historique qu’Obama a prononcé le 18 mars 2008 à Philadelphie.

Puissent, sur d’autres continents, d’autres prétendants aux fonctions suprêmes faire preuve de la même dignité, de la même hauteur de vue, de la même dimension politique et peut-être historique. « Nous avons peut-être là un Martin Luther King », ont dit certains Américains comme nous aurions pensé avoir, d’aventure (le conditionnel est particulièrement de rigueur) un autre Jaurès, un autre Michelet, un autre Hugo…

Un chauffeur de taxi noir, samedi soir, à New-York, évoque le prochain changement d’heure, dans la nuit même, une semaine après nous ; il écoute en français une radio sénégalaise ; il confie que oui, il parle français ; qu’il est né en Guinée ; qu’il travaille depuis cinq ans à New-York ; que c’est dur, mais il s’y fait ; et qu’il a déjà appris l’anglais.

Le lendemain, le serveur d’un Europa Café, sur la septième avenue, prend son repas, durant ses vingt minutes de pause, et de lui-même se pousse un peu, pour vous faire de la place. Il téléphone. En français. On ne peut pas ne pas lui dire quelques mots. Il explique que sa famille vit à Champigny, près de Paris ; qu’il est né en Côte d’Ivoire ; qu’il est heureux d’être à NYC ; que l’ambiance est quand même différente de ce qui se passe maintenant en France ; qu’il ne peut pas encore voter cette année, mais qu’il pourrait s’il y avait des élections l’an prochain ; qu’il a suivi des cours du soir pour parler américain ; qu’il fait la même chose maintenant pour apprendre l’espagnol ; et qu’il a vingt-trois ans.

Quoiqu’il se passe, quoiqu’il puisse se passer, ils ont, d’un certain point de vue, après de très mauvaises passes, bien de la chance, ces Américains. Souhaitons-leur de ne pas la louper. Obama, semble-t-il, et quelle que soit l’issue, a réussi déjà cela : récupérer, tirer, amener ou ramener à la politique des électeurs qui jusqu’ici ne votaient pas, n’auraient même pas eu, ne disons pas envie, mais idée de voter !

Le « vieux pays » magistralement évoqué par un certain Dominique de Villepin, en février 2003, à la tribune des Nations-Unies, « ce vieux pays, la France, d’un vieux continent, l’Europe, » avait appelé à la raison, mais sans succès, les Etats-Unis de George W. Bush.

Espérons que le vieux pays saura saluer comme il convient l’immense pari, l’immense élan, et le magistral bras d’honneur que l’Amérique administrera peut-être au monde dans moins de 48 heures.



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CLO - 08/11/2008 10h42

Un peu de pudeur, que diable !
Que vous soyez anti-Bush, très bien, moi aussi. Mais en tant que prof. d'Anglais, les critiques formulées il y a peu envers les USA, et les louanges sans mesure d'aujourd'hui m'atterrent: hier, le système américain était pourri, il n'en pouvait sortir que : crises financières, néo-libéralisme échevelé, Guantanamo, créationisme, racisme, peine de mort, violence, guerres, etc..
Obama élu: l'Amérique retrouve son flambeau de guide des opprimés... [ lire la suite ]

yv de nantes - 04/11/2008 09h38

tres bon edito sur la rupture à l'américaine;les américains se sont affranchis des anglais par une guerre,ils ont affranchis les noirs par une guerre,la pire de toute,une guerre civile;au XX° les américains ont lutté contre les puissances totalitaires,apres ce passé les USA vont ils vers une autre vision du monde par un suffrage démocratique?

le Meunier - 04/11/2008 09h00

Ne croyez-vous également que cette "réconciliation " c'est aussi que beaucoup de Français eussent aimés avoir un tel homme comme président? Un jeune qui a une vie qui semble " normale"! Une femme, deux filles. pas un Président dont la femme part un an avant l'élection, 6 mois avnt demande sa main à une journaliste, puis fait revenir sa femme pour l'élection. Puis 6 mois après à divorcé, 6 mois encore se remarie. Il dit tout & n'importe quoi, comme il vit.
Barak ... [ lire la suite ]

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