Vous savez que la généalogie passionne les Français. Eh bien, Internet n’est pas en reste et les sites qui proposent des services de recherche en ligne sont désormais très nombreux. Explications avec Laurent Fordant qui s’est lancé dans le business, il y a bientôt dix ans. Ecoutez...
A lui tout seul, Laurent Fordant réunit cinq sites Internet qui proposent d’explorer le passé familial.
Il y a d’abord Genealogy.tm.fr, un portail sur la généalogie. Il a ouvert ensuite Patronyme.com pour ceux qui s’intéressent aux origines de leur nom. Sans oublier Ancetre.com, patro.com ou genhisto.com. La recette du succès sur Internet, c’est d’abord les bases de données.
Ces bases de données, c’est quoi ? Ce sont les extraits d’actes de naissance, de décès ou de mariage, des fichiers de l’INSEE. Il faut d’abord avoir accès légal à ces bases pour prétendre renseigner les internautes sur leurs origines.
La deuxième recette du succès, ce sont les produits dérivés vendus sur Internet. Sur le site "Généalogy.com", vous pouvez faire votre shopping généalogique.
Ca va du bol breton à la bouteille d’Armagnac de l’année de votre naissance, en passant par la plaque de rue dédiée à la mémoire de votre ancêtre.
Et surtout, c’est l’interactivité. La plupart de ces sites vous aident à planter en ligne votre arbre généalogique. Ils proposent aussi des forums où vous finirez bien par rencontrer un cousin de cousin de cousin, issu de Germain.
Mais à côté de ce business juteux, ce qui est intéressant, ce sont encore les blogs créés par des particuliers pour ranimer une saga familiale.
Il y a comme ça Roger Charlet qui a créé un blog spécialement dédié à la généalogie des familles Charlet et Leclerq. On y trouve l’arbre généalogique, des photos qui ont le charme rétro du noir et blanc et puis des portraits d’ancêtres.
J’aime bien celui de Julien Charvet. Il a 24 ans en 1935. Il est typographe a Lille. Il rêve de participer aux Jeux Olympiques de Berlin, ceux de 1936. Il est champion de basket, caresse l’espoir d’être sélectionné en équipe de France. Hélas, Julien ne verra jamais Berlin, ni même l’année 1936.
Pourquoi ? C’est expliqué dans l’édition du "Réveil du Nord", datée du 7 novembre 1935, qui figure en ligne sur le blog de l’arrière-petit neveu.
David Abiker