Thomas Bertrand a 25 ans, vit au Japon depuis plusieurs années et appartient à la catégorie des blogueurs tout-terrain, en ce sens qu’il joue sur tous les tableaux : textes, photos, vidéos, il mélange les genres. Pour les vidéopodcast, sa méthode est simple. Il se promène en ville, à Kyoto, où il vit, comme à Osaka, où il travaille, surprend une scène, la filme, la met en ligne. C’est à peu près tout et cela nous a valu le 15 octobre des images du festival de mode d’Osaka. Le dernier week-end d’octobre, changement de style. La scène se passe toujours à Osaka, mais cette fois, une soixantaine de personnes sont rassemblées à proximité d’un parc. Devant les passants et la police qui ne bronche pas, elles se livrent à des exercices qui ont tout d’un entraînement militaire, les armes en moins. Les pseudo gymnastes portent, « une tenue digne d’une police politique d’heure sombre », écrit notre internaute dans son commentaire de présentation. Car il s’agit de nationalistes dont la réunion a pour objet de sensibiliser l’opinion au sort de « l’île aux bambous », caillou perdu en pleine mer, que se disputent la Corée et le Japon.
Dans une de ses chroniques, Thomas raconte comment il a obtenu un visa de travail au pays du soleil levant. Apparemment, c’est un peu long, mais pas très compliqué. D’abord il faut un emploi, ou plus exactement une promesse de contrat de travail. La société qui engage l’étranger doit justifier qu’elle a véritablement besoin de ses services, s’engager le salaire annuel et fournir des précisions quant à sa propre santé financière. Le candidat, quant à lui doit produire les originaux de ses diplômes universitaires. Pour Thomas, qui raconte son expérience, les choses se sont faites assez naturellement, même s’il lui a fallu passer par quatre types de visa différents et naviguer dans les méandres d’une administration qui vaut bien la nôtre.
Pour le reste, ce blog est truffé de petites nouvelles parfois totalement insolites. On apprend qu’un policier vient d’être arrêté à Kobé pour avoir filmé sous les jupes des dames dans les trains, une perversion assez répandue au Japon, précise Thomas. Autre surprise, qui va nous obliger, cette fois, à revoir nos clichés sur les Japonais réputés d’une grande minceur : le développement de l’obésité. 30 % de la population serait en surpoids, ceci en raison de l’évolution des habitudes alimentaires des Nippons. Deux causes à cela : le prix exorbitant des légumes et le développement parallèle de la « mal-bouffe ». Du coup, on aimerait que notre blogueur nous propose un podcast vidéo du Jean Pierre Coffe japonais. Rien n’interdit, d’ailleurs, de lui en faire la demande, via un « post ».
Chronique Alexandre Boussageon