J’ai sélectionné ce matin trois blogs consacrés à la Birmanie. Pourquoi ceux-ci ? En raison de leur réactivité. Car ces trois blogs suivent de très près, et parfois depuis plusieurs années, l’actualité birmane. Ils se nourrissent largement de la presse, bien sûr, ce qui permet de lire sans sortir de chez soi, ou de son bureau, les articles du Monde, de Ouest France, de courrier international, sans compter les dépêches de l’Afp ou de Reuters. Parfois aussi des contributions plus originales, voire plus théoriques. Ainsi sur « Birmanie actualité », sur la plateforme blogspot, un long article signé de Sandrine Perrot, du Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CERIUM), article qui porte sur les notions de droit et de devoir d’ingérence.
Quant à l’impact de ces notions sur la junte au pouvoir à Rangoon, il est à peu près aussi fort qu’une déclaration du Conseil de Sécurité. A ce sujet, j’ai relevé sur un autre blog, mayzin-birmanie, une dépêche de l’agence Reuters datant de la fin avril.
« Les Etats-Unis, lit-on, ont fait circuler (…) au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de déclaration appelant à la tenue d'un référendum constitutionnel "crédible" en Birmanie ont indiqué plusieurs diplomates ». Etc. etc.. Un appel à un « referendum crédible »…On mesure avec le recul la tragique ironie de cette action diplomatique
La majorité des internautes ne se prive pas, on s’en doute, de dénoncer l’ignoble mascarade des urnes. Et Sophie, de birmanielibre, n’échappe pas à la règle. Je vous l’ai présentée voici deux mois, Sophie. Son blog s’arrêtera, prévient-elle, quand la Birmanie aura accédé à la démocratie. Autant dire que vous risquer d’en entendre encore parler longtemps.
Et puis si vous le permettez, j’aimerais vous citer quelques extraits du blog du journaliste Paul Moreira. Ces extraits datent du mois de septembre. "La Birmanie est le pays de l’indicible peur, écrivait-il. J’y suis allé à deux reprises et j’y ai envoyé une équipe pour l’émission 90 minutes. Vous ne savez pas ce qu’est la terreur avant d’avoir enquêté dans ce pays. Cuba, à côté, est un joyeux bordel où chacun peut parler fort et dire du mal du Barbu. »