« Je voudrais m’excuser de tout mon cœur pour les atrocités qui ont été commises »
Général Tojo, premier ministre du Japon de 1941 à 1944
Le 3 mai 1946, dans une salle de l’ancien état-major de l’armée japonaise, s’ouvrait à Tokyo l’équivalent asiatique du procès de Nuremberg. « Il n’y a pas eu de procès criminel plus important que celui-ci dans toute l’histoire » disait ce jour là le président australien du tribunal, William Webb, avant d’énumérer la longue liste des crimes dont étaient accusés les 28 japonais qui comparaissaient devant lui. Le massacre de plusieurs centaines de milliers de civils, des populations entières réduites en esclavage, l’utilisation de cobayes humains pour d’abominables expériences médicales, où la mort de dizaines de milliers de prisonniers de guerre chinois, américains, anglais, néerlandais, australiens ou français dans une guerre qui avait commencé en Asie, deux ans avant son déclenchement en Europe. Quand l’armée japonaise avait envahi la Chine en novembre 1937.