« Le temps est venu d’envisager ce qui arrivera quand nos forêts ne seront plus, quand le charbon et le pétrole seront épuisés, quand le sol aura été lessivé vers les fleuves, polluant leurs eaux et dénudant les champs »
Théodore Roosevelt en 1909
Il y a presque cent ans, le président des Etats-Unis, Théodore Roosevelt, s’inquiétait déjà des effets négatifs de l’essor économique de son pays : la déforestation, la pollution des eaux, l’appauvrissement des sols et l’épuisement des richesses naturelles. Mais pour les Américains, il n’était pas encore question de remettre en cause le développement qui avait fait des
Etats- Unis la plus grande puissance économique du monde. Comme dans tous les pays riches, on y célébrait le culte de la croissance à n’importe quel prix. Sans se soucier des conséquences désastreuses qu’elle pouvait avoir sur les hommes et sur leur environnement. On ne parlait pas encore de développement durable, ni d’écologie, ni de gaz à effet de serre et rien ne pouvait remettre en cause le développement jusqu’à ce qu’en 1972, le club de Rome publie un rapport révolutionnaire qui, pour la première fois, mettait en évidence les risques de la croissance.