à l’occasion du bicentenaire de sa naissance le 12 février 1809, et 150 ans après la théorie de l'Evolution.
« Les espèces qui survivent ne sont pas les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements. »
Darwin
Le 27 décembre 1831, un trois-mâts quittait l’Angleterre en direction de l’hémisphère sud. Chargé par l’amirauté britannique de faire un relevé cartographique des côtes de l’Amérique du sud, il avait embarqué un jeune naturaliste de 22 ans, Charles Darwin qui, pendant cinq ans, au Brésil, en Argentine, en Terre de Feu, au Chili et aux îles Galápagos allait observer, recueillir et collectionner des fossiles et des spécimens de plantes, d’oiseaux, de poissons et de reptiles avec lesquels, de retour en Angleterre, il allait bouleverser l’idée que, pendant des siècles, l’homme s’était fait de ses origines. Parce que c’était écrit dans la Bible, nous étions convaincus jusque là que les êtres vivants n’avaient pas changé depuis la création. En affirmant au contraire que les espèces animales et végétales ont évolué en s’adaptant au milieu, Darwin allait provoquer un scandale. Ainsi donc, disait-on pour le caricaturer, l’homme pouvait descendre du singe ? Et pourquoi pas l’inverse pendant qu’on y est ?