« Je connais cette maladie par le nom singulier qu’elle porte : la grippe. Elle fait beaucoup tousser et fait gagner beaucoup d’argent aux médecins et aux apothicaires ».
Nau, chansonnier du XVIIIème siècle
Aussi ponctuelle que le beaujolais nouveau, la grippe revient tous les ans à la même époque, presque toujours sans autre conséquence qu’une hausse des températures et du nombre des congés maladie. Le temps pour ses victimes de passer quelques jours au chaud sous la couette et de redécouvrir les vertus du grog. Rien de bien grave croyait on jusqu’à aujourd’hui, en oubliant qu’en 1918, une pandémie de grippe espagnole avait fait beaucoup plus de mort que la première guerre mondiale qui était en train de se terminer. On comprend pourquoi il y a cinq mois, l’annonce de la mort d’une vingtaine de personne au Mexique victime du virus le plus virulent de la grippe, le Virus A(H1N1) mobilise aujourd’hui les gouvernements du monde entier. Même si, pour l’instant elle touche moins de monde que les grippes de ces dernières années.