Pour notre portrait au saut du lit ou presque.
Pas de croissant, pas de pain au chocolat : notre homme est plus salé que sucré.
Et me voici donc, les mains vides, chez lui, ou plus exactement dans sa garçonnière parisienne. Un appartement squatté par les livres, un peu de poussière mais pas trop, une machine à écrire à l’ancienne, un vieux poste de télé qui n’a pas marché depuis l’ORTF.
Aucun signe ostensible de « modernitude ».
Pas d’écran plat, pas d’informatique, pas de wifi.
Comme si le temps était suspendu.
Une garçonnière qui lui ressemble : Philippe Sollers, grand joueur devant l’Eternel. Un homme qui joue de ses images et de ses masques : écrivain, penseur, éditeur, médiatique, comédien, provocateur, dandy avec son porte-cigarette.
Que n’a-t-on dit ou écrit sur Sollers, l’homme qui publie un livre par an sinon rien depuis un demi-siècle !
Imposteur disent les critiques.
Autant d’amis que d’ennemis.
Sollers, aussi connu que peu lu…
Tantôt "Casanovien" tantôt "Voltairien", on le dit mondain, il se dit solitaire.
Avec sa coupe de cheveu de moine écrivain, chaque matin, c’est un rituel, il rejoint cette garçonnière où règne le silence.
Pour s’isoler des autres et retrouver ses meilleurs amis que sont les mots.
Des mots pour rester éternel.
Des mots pour braver cette vieille dame qu’est la mort.
Et c’est par terre, au milieu des
« Baudelaire » et autre « Voltaire », assis en tailleur sur un tapis pseudo méditatif, que l’entretien commence.
Avec Philippe Joyaux, allias Philippe Sollers, un pseudo, un personnage imaginaire qu’il s’est crée et qu’il a imposé sur la scène du « médiaticus circus ».
Bienvenue chez lui
Bienvenue dans la garçonnière de Philippe Sollers
Ce carnet de guerre lie les penseurs chinois à ceux de la Grèce antique jusqu'à la Révolution française. Depuis, dit P. Sollers, les Chinois sont délibérément méconnus. Quant aux Grecs, ils sont oubliés.
Recueil d'articles, préfaces, critiques soulignant l'aspect comique des romans de Louis-Ferdinand Céline. L'auteur adopte une position originale : pour lui, le meilleur Céline est celui de sa trilogie allemande, la moins lue de son oeuvre.
Dans ses mémoires, Philippe Sollers revient sur ses multiples facettes de romancier, d'essayiste, de critique, de journaliste et de directeur de revue et de collection.