par Paula Jacques
le dimanche de 14h05 à 16h
dimanche 14 décembre 2003
Pupi AVATI - Antoine LEFEBURE - Douglas KENNEDY
invitésPupi AVATIPupi AVATI a déjà réalisté 33 films ... Né à Bologne en 1938, toute sa vie a été consacrée au cinéma, et il est couvert de prix tout aussi prestigieux les uns que les autres ... bref, c'est un "monstre" du cinéma italien que nous recevons aujourd'hui dans Cosmopolitaine, pour son tout dernier "bébé" : "Un coeur ailleurs". Synopsis : à Bologne dans les années 20, Nello, romain et fils du tailleur de la papauté, débute comme professeur de latin. Célibataire timide et emprunté avec les femmes, alors qu'il a 35 ans, il loge dans une pension de famille réservée aux hommes. Il a pour compagnon de chambre un coiffeur napolitain qui est son opposé : séducteur, hâbleur, et qui tente de lui donner des conseils pour réussir auprès des femmes. Mais autant Nello est doué pour l'enseignement et aimé de ses étudiants, autant il est peu à l'aise avec l'autre sexe. Jusqu'au jour où une visite dans un institut pour non-voyants déclenche enfin en lui la passion. Angela est belle, jeune, enjôleuse, audacieuse, libre et ... aveugle. Ce qui donnerait plutôt confiance à notre débutant ingénu et complexé. Mais, séductrice et femme fatale, Angela va s'attacher à lui autant qu'elle va se servir de lui : pour essayer d'éveiller sa jalousie, et de raviver l'amour d'un homme qui l'a quittée et qui va se marier avec une autre. Histoire d'amour, ou histoire de dupe ? Humilié mais consentant, le candide professeur perdra ses ilusions, sa belle, et même son poste à Bologne le jour où Angela saisit une chance de retrouver la vue perdue à la suite d'un accident, et donc opérable. Une chance aussi de "voir" d'autres hommes, et d'oublier Nello dont elle ne connaît que la voix. L'amour ne serait-il pas seulement aveugle, mais sourd à la vérité des sentiments ?
Antoine LEFEBURE"Partir à la découverte du monde est une tentation sans âge. Depuis la circumnavigation de l'Afrique qu'auraient accomplie des marins phéniciens diligentés par le pharaon Néchao à l'orée du VIème siècle avant notre ère, les aventures personnelles comme les expéditions "officielles" n'ont jamais cessé, soucieuses de réaliser l'inventaire d'un monde dont les confins fascinent par leurs mystères comme par leurs potentialités. Depuis le XVIème siècle toutefois, une double révolution - l'émergence de puissances politiques modernes aux ambitions universalistes affichées et l'invention de l'imprimerie - a transformé cet appel de l'inconnu en affaire d'Etat. Et, sans avoir l'impact du "Devisement du monde" de Marco Polo, tenu significativement pour le "livre des merveilles", ou du "Rihla" d'Ibn Battuta, le journal de bord de Christophe Colomb comme les relations de voyage de Jacques Cartier, Roberval, Verrazano, bien avant James Cook, La Condamine ou Lapérouse, ont fait partager aux lettrés l'émoi des découvreurs, même si d'autres témoignages, plus distanciés, délivrent un message critique moins confortable qui esquisse une autre histoire de l'exploration (Bartolomé de las Casas, Bernardino de Sahagun, avant Guillaume Raynal au temps de Lumières). Dans le sillage de l'expédition d'Egypte - dont la moisson scientifique s'avéra décisive -, la naissance la photographie relance l'intérêt pour ces aventures d'exploration dont les relations écrites ont alimenté le goût, renforcé souvent dès le XVIIIème par l'image, les croquis et carnets de notes livrant au sens propre la vision du découvreur." Antoine LEFEBURE in "Explorateurs Photographes" (qui paraît aux Editions de la DECOUVERTE - deux albums captivants qui restituent la force du regard porté par les explorateurs-photographes européens quand reprennent les expéditions de découverte au XIXème siècle. Les deux albums couvrent la période 1850-1930) )
Douglas KENNEDYDouglas KENNEDY est né en 1955 à New York et vit aujourd'hui entre Londres et Paris avec sa femme et leurs deux enfants. Auteur de théâtre et de trois récits de voyage remarqués, ses cinq précédents romans ont été une vraie révélation pour la critique et le public qui en ont fait des succès : "Cul de sac", "L'homme qui voulait vivre sa vie", dont il vient d'écrire l'adaptation cinématographique, "Les désarrois de Ned Allen", "La poursuite du bonheur" et "Rien ne va plus". Le petit dernier, c'est "Une relation dangereuse", qui vient de sortir chez BELFOND. "Une heure à peine après avoir fait la connaissance de Tony Hobbs, il m'a sauvé la vie. Cela risque de paraître un peu mélodramatique, je sais, mais c'est vrai. En tout cas aussi vrai que ce qui peut sortir de la bouche d'un journaliste". Le décor est planté ... c'est une femme reporter qui parle. En mission au Caire, cette femme, Sally, rencontre Tony. Elle est américaine et travaille pour le Boston Post, il est anglais, journaliste au Chronicle. Elle est pétillante, il est charmeur. Elle est célibataire, il l'est aussi. Violons ... Mais lorsque Sally se retrouve enceinte, les deux grands voyageurs décident qu'il est temps de poser les valises. Ils s'installent, mais le rêve va tourner au cauchemar. Toujours maître d'un suspense psychologique imparable, Douglas Kennedy donne au récit sa dimension émouvante en abordant le thème de la relation mère-enfant et l'enrichit d'allusions savoureuses aux relations parfois orageuses de deux peuples cousins : les Américains et les Anglais.
Le reportage
Tout le monde connaît le camp de Drancy, situé en région parisienne, où étaient internés des juifs pendant l'occupation, dont la plupart avaient été raflés par des gendarmes français. Beaucoup de ces personnes prisonnières ont été déportées dans les camps de la mort. Les nazis avaient le goût du classement : ils faisaient une différence, par exemple, entre un juif et ce qu'ils appelaient un demi-juif (un demi-juif étant une personne dont l'un des parents est catholique), et les demi-juifs avaient droit à un traitement spécial, ils n'étaient pas considérés comme immédiatement déportables. Immédiatement, car en vérité, les nazis désiraient déporter tous les juifs, quel que soit leur statut familial. A Drancy, nombre de demi-juifs ont été rassemblés, puis dispersés dans plusieurs camps annexes, des camps implantés au coeur même de Paris : près de la gare d'Austerlitz, dans la rue du Faubourg St Martin et dans un hôtel particulier du XVIè arrondissement. Ces camps, jusqu'à aujourd'hui, sont restés inconnus. Pourquoi les rares témoins qui sont encore en vie commencent seulement maintenant à parler de leur détention dans ces camps ? Tout simplement parce que à leurs yeux, ces camps d'internement ne furent pas aussi inhumains que le furent les camps de la mort et qu'ils trouvaient dérisoire leur expérience, par rapport à ce que durent subir les déportés. Xavier Pestuggia, dans son reportage d'aujourd'hui propose une autre hypothèse : si ces endroits sont demeurés aussi longtemps secrets, c'est parce qu'on y triait et répertoriait les biens volés aux juifs. Or, la spoliation des juifs reste aujourd'hui encore un sujet tabou en France. Il a donc rencontré pour évoquer tout cela, trois anciens internés parisiens et un historien, Jean Marc Dreyfus, qui vient d'écrire avec Sarah Gensburger un livre sur ces camps parisiens intitulé "Des camps dans Paris" aux Editions Fayard.
programmation musicale
- > Paula PERSONNE : J'me taille
- > Rikia TRAORE : M'bifo
- > ASIAN DUB FOUNDATION : Thousand mirrors
- > ART MENGO : Je passerai la main
- > Willy DEVILLE : Hey Joe
- > TETES DE BOIS : Bella pupa
liens
Le générique de l'émission
Il est composé de deux morceaux:
"Donkey Ride" par Mr Scruff et Quantic et "Birth of hope" par Train's Tone
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- > demain
I heure avec Orhan PAMUK - Marco BELLOCCHIO avec Orhan PAMUK, Marco BELLOCCHIO
- > le 29 novembre 2009
Maurice OLENDER - Catherine MAVRIKAKIS - Warwick THORNTON avec Maurice OLENDER, Warwick THORNTON, Catherine MAVRIKAKIS
- > le 06 décembre 2009
Dominique HOELTGEN - Mauricio ROSENCOF - Yorgos LANTHIMOS
- > le 13 décembre 2009
Jerome CHARYN - Philippe DIAZ -
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