Dernier épisode. Travailler sur l’œuvre de Claude Nougaro renvoie spontanément à l’œuvre de Serge Gainsbourg. C’est l’histoire d’un art mineur en train de prendre le dessus sur l’art majeur. Souvenir d’une télévision où Serge Gainsbourg et Guy Béart s’étaient étrillés en direct sur ce thème… Nougaro, Gainsbourg. Deux frères de race mentale comme le dit Christian Laborde. Deux frères de sons, « motsiciens » qui furent pourtant éloignés volontairement l’un de l’autre pendant presque 50 ans. Beaucoup de ressemblances et quelques grandes différences mais au final une même élégance pour s’employer à traverser le siècle en chansons. Si Claude Nougaro était vivant, nul ne doute qu’au-delà des hommages ou de ces dix heures de programmes, il eut aimé écouter cette émission pour enfin rencontrer par ondes interposées Serge Gainsbourg. Notre objectif était de rendre vivant Claude Nougaro. Cette émission lui redonnera nous l’espérons de quoi vouloir revivre au moins un siècle. Christian Laborde, Laurent Balandras, Maurane, Camille, Nicole Croisille, Fabrice Lucchini, Olivier Cachin, et bien d’autres ont accepté l’exercice de croiser ces deux destins. Parce que hier Nougaro, demain Newgaro.
Enfin avant de se quitter un grand grand merci à tous pour vos messages de passion, d'amour, de tendresse pour le petit taureau. Merci aussi de nous avoir encouragé. Pardon pour les problèmes techniques que les uns et les autres ont pu rencontrer. Et nous allons travailler à la possibilité de concevoir un coffret si les droits nous y autorisent. Pour finir un poème japonais que Claude s'est amusé à reproduire :
"Il faut savoir s'arrêter,
Surtout devant le temps"
Merci et à bientôt sur les ondes
Didier Varrod/26 août 2009