
 Un Chasseur de lions Olivier Rolin (Seuil) Les destins croisés d’Edouard Manet, qui meurt à 51 ans de gangrène, et de son collectionneur et modèle occasionnel, Eugène Pertuiset, aventurier, chasseur de lions, homme à femmes, gros mangeur et buveur, explorateur à ses heures, jusqu’à la Terre de feu. Olivier Rolin, né le 17 mai 1947, est l’auteur de plusieurs romans, dont "L’Invention du monde" (1993), "Port-Soudan" (prix Femina 1994), "Tigre en papier" (2002) et "Suite à l’Hôtel Crystal" (2004). Il a également écrit des récits de voyage dont "En Russie" (1987), "Mon Galurin gris" (1997), et fait de nombreux reportages pour divers quotidiens et hebdomadaires. Il est actuellement éditeur.
 TraquesFrédérique Clémençon (L’Olivier) Quatre personnages sortent du silence pour raconter leur histoire. Anatole, chassé de son pays natal, survit en errant d’usines désaffectées en marais orageux. Jeanne, qui étouffait dans une famille mortifère, a pris la fuite. Elisabeth s’étiole dans une maison de retraite indifférente au sort des pensionnaires et Vincent, cadre sans cesse évalué, se retire peu à peu du monde de l’entreprise. Tous sont exclus, tourmentés, pressés de rendre des comptes ou de s’effacer sans bruit. Mais tous, aussi, ont le désir de résister, de ne pas se soumettre à ces sociétés qui tuent à petit feu, classent et traquent sans merci. Frédérique Clémençon est née en 1967 dans la Vienne et vit aujourd’hui à Poitiers. Elle a publié deux romans aux Éditions de Minuit qui ont connu un véritable succès critique : Une saleté (prix Robert Walser 1998 du premier roman) et Colonie (prix Céleste 2003, prix Gironde 2004). Traques est son troisième roman.
 Nous autresStéphane Audeguy (Gallimard) "De retour dans sa chambre d'hôtel, Pierre ouvre au hasard un guide touristique. Il apprend que le mot safari signifie voyage. C'est ainsi que les choses commencent." L'action de ce roman se passe au Kenya, c'est-à-dire partout Enseignant l'histoire du cinéma et des des arts, Stéphane Audeguy se lance dans l'écriture en 2005 avec "La Théorie des nuages", histoire poétique d'un passionné de cumulonimbus et autres flocons blanc qui parsèment le ciel. Le succès est au rendez-vous en librairie, assez pour l'encourager à publier l'année suivante un deuxième roman, "Fils unique", consacré à Jean-Jacques Rousseau. Suivront "Petit éloge de la douceur" (2007), "Les Monstres : si loin et si proches" (2007) et "In memoriam" (2009).
 Un Chien mort après luiJean Rolin (P.O.L) Au début de Moby Dick, Ismahel, sur le point d’embarquer, observe que le capitaine du Péquod porte le nom d’un roi biblique qui était "fameusement impie", et dont le corps fut livré aux chiens. Nombreux sont les héros de la guerre de Troie qui n’échappèrent que de justesse au même sort. Ainsi les rapports entre l’homme et le chien ne se bornent-ils pas à cette gentille histoire, aux circonstances controversées, de la domestication de l’un par l’autre : autant que la littérature universelle, les chiens errants sont là pour le prouver. Et c’est sur les traces de ces derniers – à moins que ce ne soit pour les fuir – que l’auteur d’Un chien mort après lui parcourt le monde, depuis des banlieues de Moscou jusqu’aux confins des déserts australiens
 LacrimosaRegis Jauffret (Gallimard) "Vous étiez dans les bras de votre mère. Vierge à l'Enfant, Pietà, mais en guise de crucifié c'était seulement une jeune femme qui s'était pendue. Quand leurs filles meurent, les femmes en redeviennent grosses jusqu'à la fin de leur vie. Leur ventre est beaucoup plus lourd que la première fois." Né en 1955 à Marseille, Régis Jauffret s'est imposé ces dernières années comme l'une des voix les plus intéressantes de la littérature contemporaine française. Ses nombreux romans lui ont valu de recevoir de nombreux prix, comme le prix Décembre pour "Univers, univers" (2003), le prix Fémina pour "Asiles de fous" (2005), ou encore le prix France Culture/Telerama pour ses fameuses "Microfictions".
 Trois Hommes seulsChristian Oster (Minuit) Marie invite un homme, le narrateur, qu'elle a côtoyé deux ans plus tôt, à venir la voir en Corse. Il part la rejoindre en compagnie de son ami Marc, qu'il connaît depuis trois semaines, et d'un troisième homme, que Marc a invité. Après avoir écrit quelques polars, Christian Oster fait paraître en 1989 son premier roman, "Volley-Ball". Dix ans plus tard, "Mon grand appartement" obtient le prix Médicis. En 2001, Oster signe "Une femme de ménage", adapté à l'écran par Claude Berri, avec Jean-Pierre Bacri et Emilie Dequenne. Il est également auteur de nombreux livres pour enfants et continue d'être correcteur aux éditions l'Ecole des loisirs. "Trois hommes seuls" est sont treizième roman.
 Paris-BrestTanguy Viel (Minuit) "Il est évident que la fortune pour le moins tardive de ma grand-mère a joué un rôle important dans cette histoire. Sans tout cet argent, mes parents ne seraient jamais revenus s'installer dans le Finistère. Et moi-même sans doute, je n'aurais jamais quitté Brest pour habiter Paris. Mais le vrai problème est encore ailleurs, quand il a fallu revenir des années plus tard et faire le trajet dans l'autre sens, de Paris vers Brest." Tanguy Viel est né à Brest en 1973. Paris - Brest est son 5ème roman, après Le Black Note, Cinéma, L'Absolue perfection du crime et Insoupçonnable (Editions de Minuit)
 D’autres vies que la mienneEmmanuel Carrère (P.O.L) "À quelques mois d’intervalle, la vie m’a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d’un enfant pour ses parents, celle d’une jeune femme pour ses enfants et son mari. Quelqu’un m’a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n’écris-tu pas notre histoire ? C’était une commande, je l’ai acceptée. C’est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l’amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d’un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s’occupaient d’affaires de surendettement au tribunal d’instance de Vienne (Isère). Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d’extrême pauvreté, de justice et surtout d’amour. Tout y est vrai."
 ZoneMathias Enard (Actes Sud) Par une nuit décisive, un voyageur lourd de secrets prend le train de Milan pour Rome, muni d’un précieux viatique qu’il doit vendre le lendemain à un représentant du Vatican pour ensuite – si tout va bien – changer de vie. Quinze années d’activité comme agent de renseignements dans sa Zone (d’abord l’Algérie puis, progressivement, tout le Proche-Orient) ont livré à Francis Servain Mirkovi´c les noms et la mémoire de tous les acteurs de l’ombre (agitateurs et terroristes, marchands d’armes et trafiquants, commanditaires ou intermédiaires, cerveaux et exécutants, criminels de guerre en fuite…). Mais lui-même a accompli sa part de carnage lorsque la guerre en Croatie et en Bosnie l’a jeté dans le cycle enivrant de la violence. Mathias Enard est né à Niort en 1972. Il arrive à Paris pour étudier l'art contemporain et publie Travail de nuit, poèmes en lithographie en collaboration avec l'artiste-imprimeur Thomas Marin, imprimé chez Franck Bordas. En 2003 paraît chez Actes Sud son premier roman, "La Perfection du tir", qui lui vaudra le prix des cinq continents de la francophonie et le prix Edmée de La Rochefoucault, suivi, toujours chez Actes Sud, en février 2005 par "Remonter l'Orénoque", dont la parution précède de quelques mois son départ comme pensionnaire à la Villa Médicis, à Rome. Durant son séjour paraît sa contribution à "Rooms, anthologie de chambres d'hôtel" dirigée par Olivier Rolin.
 EquatoriaPatrick Deville (Seuil) "C’est le journal d’une traversée du continent africain à la hauteur de l’Equateur, depuis les îles autrefois portugaises de São Tomé et Principe, dans l’Atlantique, jusqu’à Zanzibar dans l’Océan Indien. D’hôtels en hébergements de fortune, j’ai consigné les vies de contemporains de Brazza, celles de David Livingstone ou de Henry Morton Stanley, mais aussi celles d’Albert Schweitzer et de Jonas Savimbi. À Kigoma, sur les rives du lac Tanganyika, j’ai cherché les traces de la guerre congolaise de Che Guevara. Afin d’écrire les vies d’Emin Pacha et de Tippu Tip, je me suis rendu à Zanzibar." Patrick Deville est né en 1957. Cet écrivain globe-trotter, grand connaisseur de l’Amérique latine, a publié cinq romans et a été traduit en dix langues. Il a posé ses valises à Saint-Nazaire où il a pris la direction de la Maison des écrivains étrangers et traducteurs et de la revue Meet, qui en est l’organe. Après "Pura Vida : vie et mort de William Walker" (Seuil, 2004), il réunit dans "La tentation des armes à feu", quatre textes, imbriqués les uns les autres, avec comme toile de fond : la vie et la mort.
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Les dates clésMercredi 28 janvier : Lancement sur l’antenne, dans "Esprit critique" : Présentation du président du jury. Appel aux candidatures pour le jury Jeudi 19 février : Date limite d’envoi des lettres de candidature pour faire partie du jury Lundi 23 mars : Réunion pour le choix du jury Jeudi 26 mars : Annonce de la composition du jury (24 auditeurs, 12 femmes, 12 hommes) et des 10 romans sélectionnés Dimanche 31 mai : Réunion du jury et vote Lundi 1er juin : Proclamation du 35ème Livre Inter
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