13 février 2011 10:00

Il était une fois une jolie baronne à qui le destin avait tout donné: beauté, intelligence, caractère et fortune. Héritière d’une des plus riches familles d’Europe, les Rothschild, Pannonica de Koenigswarter aurait dû se contenter d’être la mère de ses six enfants et l’épouse de son diplomate de mari. Mais une passion assez sulfureuse animait la baronne: le jazz et les musiciens qui vont avec...
Aussi, quand elle fut répudiée par sa famille pour mauvaise conduite nocturne et plaquée par son époux pour les mêmes motifs, Pannonica laisse libre cours à ses pulsions, transformant sa vie en interminable « jam session », peuplée de musiciens sublimes à qui elle offrit le gîte, le couvert et plus si affinités !
Lorsqu’elle meurt en 1988, elle gagne le surnom de « baronne du jazz » et la réputation du plus grand mécène des années cinquante. Mais c’est de son vivant que Kathleen Annie Pannonica Rothschild, baronne de Koenigswarter aura reçu ses plus belles récompenses : pas moins de 22 compositions écrites, rien que pour elle, par les « boppers » qu’elle avait aidés et aimés...
Au générique de ce « jazz et baronne », figurent pêle-mêle Thelonious Monk, Kenny Dorham, Phineas Newborn, Dee Dee Bridgewater & Horace Silver, Kenny Drew, Gigi Gryce, Freddie Redd, The Jazz Messengers et Charlie Parker...
illustration : Patrice Bertin - Jérôme Badini © Christophe Abramowitz - RF