Changez de disque !

par Emilie Munera

du lundi au vendredi de 17h à 17h56

29 février 2012 17:00

Les Chefs d'Orchestres Gennady Rozhdestvensky & Stéphane Denève

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Emilie Munera nous propose de découvrir deux sorties disques du célèbre chef d'orchestre Gennady Rozhdestvensky consacrées pour le premier à l'intégrale des Symphonies de Robert Schumann avec l'Estonian Symphony Orchestra éditée par le label Melodiya, le second disque est paru sous le label ICA Classics où il dirige le BBC Symphony Orchestra qui interprète Benjamin Britten et Gustav Holst.
Egalement à l'écoute le dernier disque du chef d'orchestre français Stéphane Denève qui dirige des oeuvres du compositeur Albert Roussel avec le Royal Scottish National Orchestra.


La chronique

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    par Jean-Baptiste Urbain

    L'Oscar de la meilleur musique de film
    Ce n'est pas un rêve, The Artist l'a fait. Le film de Michel Hazanavicius a remporté dimanche cinq oscars dont celui de la meilleur musique de film attribué à Ludovic Bource.
    Lors d'un point presse organisé après l'évènement outre-atlantique, le ministre de la culture Frédéric Mitterand s'est exprimé ainsi: « Le triomphe de cet ovni en noir et blanc, muet par-dessus la marché et donc, délibérément, en marge des attentes du public, a fait en un instant du cinéma français une star à part entière sur les écrans de télévisions du monde entier. »
    On peut donc dire que ce film marque « l’exception culturelle française. »

    Musique éditée par Sony Classical 886979789524

    Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.


    Propos du réalisateur sur la musique dans le film:
    Comme d'habitude, j'ai fait appel à Ludovic Bource. Ca fait longtemps d'ailleurs que je lui parle de ce fantasme d'un film muet ! On en a beaucoup parlé ensemble. Dès le début de l'écriture, je lui ai donné les disques que j'écoutais en écrivant. Ceux que je vous ai cités tout à l'heure : Waxman, Steiner, etc. Il est revenu aussi aux musiciens dont ils s'étaient inspirés : Prokofiev, Debussy, Ravel, et puis après s'être documenté, il a fait comme tout le monde, il a digéré tout ça et s'est mis au service de l'histoire qu'on avait à raconter. Même s'il a composé quelques thèmes avant le tournage, il a eu besoin encore plus que d'habitude de voir les scènes montées pour vraiment commencer à composer. Notre collaboration a été un peu plus compliquée que d'habitude. Dans un film comme celui-là, il y a de la musique quasiment tout le temps. C'est donc assez particulier. Et surtout, elle doit prendre en compte toutes les humeurs, mais aussi toutes les variations, toutes les ruptures, tous les conflits, tous les changements de direction de chaque séquence. Soit pour s'en éloigner, soit pour les accompagner. A chaque fois, un choix se pose qui est un choix de scénario et qui ne peut donc pas être laissé entre les mains du seul compositeur ! J'ai donc structuré le film en blocs narratifs en indiquant à Ludovic et ses arrangeurs ce que je voulais comme humeur, et en définissant les points de correspondance entre la musique et les images qui me semblaient primordiaux et les moments où au contraire il me semblait que la musique devait s'éloigner du commentaire, afin de ne pas être lassante ou gênante au bout d'un moment. Cela a nécessité forcément beaucoup d'allers et retours entre eux et moi. Je ne leur ai pas facilité la tâche mais ils ont fait un travail remarquable.

    Propos du compositeur (issus du dossier de presse):
    On est parti des grandes références du cinéma hollywoodien et même si le film se déroule au début des années 1930, on a étalé nos choix sur une période beaucoup plus longue. On a écouté beaucoup de choses - de Chaplin, Max Steiner et Franz Waxman, jusqu'à Bernard Hermann, et j'en passe... On a écouté et analysé tous ces trésors, on est revenu aux sources aussi, aux compositeurs romantiques du 19ème siècle... Donc principalement de la musique symphonique. Une musique extrêmement puissante, orchestrée, jouée par 80 musiciens. Il m'a fallu du temps à moi qui suis autodidacte et pas un spécialiste de la musique symphonique, pour digérer tout ça avant de pouvoir composer le premier thème... Michel a commencé à s'attacher à des thèmes forts de grands compositeurs de grands films pour mieux les contourner et les oublier ensuite. On est parti du fantasme pour ramener tout çela aux images de son film. En même temps, ça reste un hommage, une déclaration d'amour aux grands compositeurs du grand cinéma hollywoodien.



    Retour sur un autre film, qui concourait aux oscars, sorti le 08 février, La Taupe, un film d'espionnage de Tomas Alfredson, adapté du du roman de John le Carré, avec dans les rôles principaux Gary Oldman, Mark Strong, John Hurt, Colin Firth...

    Musique composée par Alberto Iglesias, éditée par Silva Screen (SILCD 1369)

    1973. La guerre froide empoisonne toujours les relations internationales. Les services secrets britanniques sont, comme ceux des autres pays, en alerte maximum. Suite à une mission ratée en Hongrie, le patron du MI6 se retrouve sur la touche avec son fidèle lieutenant, George Smiley.
    Pourtant, Smiley est bientôt secrètement réengagé sur l’injonction du gouvernement, qui craint que le service n’ait été infiltré par un agent double soviétique. Epaulé par le jeune agent Peter Guillam, Smiley tente de débusquer la taupe, mais il est bientôt rattrapé par ses anciens liens avec un redoutable espion russe, Karla. Alors que l’identité de la taupe reste une énigme, Ricki Tarr, un agent de terrain en mission d’infiltration en Turquie, tombe amoureux d’une femme mariée, Irina, qui prétend posséder des informations cruciales. Parallèlement, Smiley apprend que son ancien chef a réduit la liste des suspects à cinq noms : l’ambitieux Percy Alleline, Bill Haydon, le charmeur, Roy Bland, qui jusqu’ici, a toujours fait preuve de loyauté, le très zélé Toby Esterhase… et Smiley lui-même.
    Dans un climat de suspicion, de manipulation et de chasse à l’homme, tous se retrouvent à jouer un jeu dangereux qui peut leur coûter la vie et précipiter le monde dans le chaos. Les réponses se cachent au-delà des limites de chacun…





programmation musicale

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    Albert Roussel
    Padmâvatî Suite N°1 - III. Danse des femmes esclaves

    Royal Scottish National Orchestra, direction Stéphane Denève
    [NAXOS 8.572243]

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    Albert Roussel
    Le festin de l'araignée, Op.17 - Part 1: Modere - Entree des Bousiers, Danse du Papillon

    Royal Scottish National Orchestra, direction Stéphane Denève
    [NAXOS 8.572243]

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    Wolfgang Amadeus Mozart
    Sonate pour piano et violon en mi mineur K304 - Allegro

    Dorota Anderszewska, Piotr Anderszewski
    [CD Accord - ACD 044-2]

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    Kaija Saariaho
    Oltra mar, 7 préludes pour le nouveau millénaire pour chœur & orchestre - II. Amour

    Pia Freund, Gabriel Suovanen
    Tapiola Chamber Choir, Finnish Radio Symphony Orchestra, direction Jukka-Pekka Saraste
    [Ondine - ODE 1113-2Q]

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    Richard Strauss
    Allerseelen, Op.10/8

    Soile Isokoski, Marita Viitasalo
    [Ondine - ODE 1187-2]

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    Richard Strauss
    Die Nacht, Op.10/3

    Soile Isokoski, Marita Viitasalo
    [Ondine - ODE 1187-2]

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    Gustav Holst
    The Planets Op.32 - VII Neptune, the Mystic: Andante

    BBC Symphony Orchestra, direction Gennady Rozhdestvensky
    [ICA Classics - ICAC 5053]

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    Robert Schumann
    Symphonie N°4 en ré mineur, Op.120 - II Romanze. Ziemlich langsam

    Estonian Symphony Orchestra, direction Gennady Rozhdestvensky
    [Melodiya - MEL CD 10 01879]

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    Robert Schumann
    Symphonie N°2 en do majeur, Op.61 - II Scherzo

    Estonian Symphony Orchestra, direction Gennady Rozhdestvensky
    [Melodiya - MEL CD 10 01879]


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