30 décembre 2011 14:00
Présentation : Jérémie Rousseau
Schumann n’a pas pu entendre de son vivant la ballade pour chœur et orchestre Des Sängers Fluch (La Malédiction du chanteur op. 139), car en l’absence de harpe, la création prévue fut annulée. L’œuvre, comme les quatre ballades de l’op. 140 intitulées Vom Pagen und der Königstochter (Le Page et la Fille du roi), date de l’année 1852, au cours de laquelle Schumann continue de subir des troubles nerveux, prémices de la folie qui le conduira à finir ses jours dans l’asile d’Endenich.
L’argument narratif de l’op. 139 est emprunté au poète Ludwig Uhland. Deux musiciens, un jeune chanteur et un vieux harpiste, rivalisent d’efforts pour plaire à un cruel monarque. Lorsque le jeune homme, entraîné par la passion, s’oublie au cours d’un duo avec la reine et lui déclare sa flamme, le roi le tue. Mais le harpiste, emportant le corps du défunt, maudit le château et son souverain.
Robert Schumann
La Malédiction du chanteur Op.139 (1852)
Max Bruch
Die Loreley Op.16, Ouverture
Robert Schumann
Le Page et la Fille du roi Op.140 (1852)
Catherine Hunold, Soprano
Maria-Riccarda Wesseling, Mezzo-soprano
Marcel Reijans, Ténor
Benedict Nelson, Baryton
Johannes Mannov, Basse
Accentus
Orchestre de l'Opéra de Rouen - Haute-Normandie
Laurence Equilbey, Direction
Concert donné le 10 décembre 2011 en coproduction avec la Cité de la musique, l’Opéra de Rouen Haute-Normandie & Accentus.
En complément de programme
Felix Mendelssohn
Trois psaumes opus 78, Hora est et Geistliches Lied
Choeur de chambre Accentus, direction Laurence Equilbey
ACCORD 206522 (1997)