16 novembre 2012 20:00
Dans ses Mémoires, Berlioz notait non sans humour que, à Leipzig, « il n’y a pas d’autre Dieu que Bach, et Mendelssohn est son prophète ». Quant à Wagner, il dira avec aigreur : « C’est précisément notre vieux maître Bach que [Mendelssohn] s’est choisi comme modèle à imiter pour son langage moderne incapable d’expression ». Ses contemporains le savaient : Mendelssohn fut l’un des principaux acteurs de la redécouverte du cantor de Leipzig au XIXe siècle. Ses propres psaumes liturgiques, écrits pour la cathédrale de Berlin en 1843-1844, sont parfois imprégnés d’une austère simplicité qui n’est pas sans évoquer Palestrina, tout en jouant également des effets d’écho que permet le double choeur. Comme le faisait Bach lui-même dans ses motets allemands, en exploitant lui aussi avec bonheur les ressources de l’antiphonie – ce que relèvera Bruno Mantovani dans sa Cantate, elle aussi écrite en hommage à J.-S. Bach.
Johann-Christoph Bach
Lieber Herr Gott, wecke uns auf
Johann-Sebastian Bach
Ich lasse dich nicht, Motet BWV Anh 159 (1713)
Lobet den Herrn, alle Heiden, Motet BWV 230
Komm, Jesu, komm!, Motet BWV 229
Singet dem Herrn ein neues Lied BWV 225 (1726, 1727)
Bruno Mantovani
Komm, Jesu komm, Cantate N°4
Commande Erda I Accentus
Création mondiale
Felix Mendelssohn
Drei Psalmen Op.78 (1843, 1844)
Gloria, Ehre sei Gott in der Höhe, Ext. de l'oeuvre die deutsche Liturgie (1846)
Elisa Joglar, Violoncelle
Roberto Fernández de Larrinoa, Contrebasse et violone
André Heinrich, Luth
Christoph Lehmann, Orgue
Sonia Wieder-Atherton, Violoncelle
Pascal Contet, Accordéon
Accentus
Laurence Equilbey, Direction
Concert donné le 20 octobre 2012. Coproduction Cité de la musique, Accentus.