12 février 2011 18:00Louis ARAGON (2/2)![]() Est-ce ainsi que les hommes vivent ?, Tu n’en reviendras pas, L’Etrangère, L’Affiche rouge, Nous dormirons ensemble, Que serais-je sans toi ?, Le Temps, etc. Ferrat, Ferré, Brassens, Montand et quelques autres… Nos grands de la chanson française, et à leur suite bien d’autres (on compte plus de 100 interprètes d’Aragon !), se sont emparés de la poésie de Louis Aragon, lui donnant une audience que le livre seul ne lui aurait peut-être pas donné. Aragon voyait ces mises en chanson comme une « ombre dansante, un reflet fantastique ». « J’aime ce théâtre qui est fait de moi » ajoutait-il (Les Lettres Françaises, 1961). Il disait là son profond plaisir d’être chanté – par la chanson ou par la mélodie française lorsque Georges Auric, Francis Poulenc ou Elsa Barraine s’emparaient de ses mots. Il aimait à se voir ainsi inscrit dans la tradition – nous le citons – de la « chanson française depuis le Moyen Age », d’être au contact, par le disque, du plus grand nombre, une préoccupation esthétique et politique à la fois formalisée au temps du Front Populaire. Réduire les rapports d’Aragon à la chanson et aux mélodies serait toutefois réducteur. Il ne négligeait pas la musique dite savante. Possédant une vaste culture musicale, Aragon a glissé de nombreuses évocations musicales dans ses romans, à l’image du Carnaval de Schumann dans La Mise à mort. Références
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