11 septembre 2011 14:00
 Avec Omer Corlaix, Cécile Gilly, Alain-Gérard Slama et Vincent Warnier.
Réalisation : Laurent Lefrançois
Attaché de production : Yoann Joliet
Dans les années 1830, Paris est le centre intellectuel du monde. Louis Philippe est aux commandes. Les mélomanes parisiens sont à peine remis de la découverte des symphonies de Beethoven qu’on leur inflige la création de la Symphonie Fantastique, le 5 décembre 1830.
En 1832, Paris est aussi la capitale mondiale du piano. On y joue le 4ème concerto de Beethoven (qui était loin d’être aussi reconnu qu’il ne l’est aujourd’hui), mais aussi du concerto pour 3 pianos de Bach et du 5ème concerto l’Empereur, avec Liszt comme soliste.
Le nom de Beethoven est sur toutes les lèvres : le chef d’orchestre François Habeneck vient de diriger au Conservatoire le cycle complet de ses symphonies. Le jeune Berlioz assiste à chacun de ces concerts qu’il compare à une « secousse ». Tout un monde nouveau s’ouvre alors où musique et poésie s’entremêlent intimement jusqu’à lui donner l’impulsion créatrice décisive dont le résultat est la Symphonie Fantastique, composée en 3 mois à peine, début 1830.
Notre capitale célèbre en outre le triomphe absolu de la trilogie française : Delacroix, Berlioz et Hugo. Tous trois vont placer le moi autobiographique, de l’artiste, au centre de leur créativité. A ce sujet, Berlioz dit : « J’expose ma vie, et ma vie est intéressante pour que tout le monde s’y intéresse ». Le voilà qui transforme bientôt la symphonie en un véritable roman de l’intime, avec ses chapitres sous forme d’épisodes de la vie, « sa » vie d’artiste ! Pour Berlioz, la symphonie doit devenir un chef d’œuvre intégral dans lequel vie et art, rêve et réalité doivent se fondre. Tout ce qu’il a écrit jusque là doit être présent dans cette seule symphonie qui « recycle » avidement des thèmes d’œuvres précédentes, mais qui apparaissent sous un nouveau jour.
Surtout, l’amour que ressent Berlioz pour l’actrice Harriet Smithson se trouve mis en musique dans un thème (idée fixe) traversant l’œuvre de part en part. L’objet aimé n’entendra même pas l’hommage qui lui est fait puisque le jour de la création, le 5 décembre, elle se produit au même moment à l’Opéra. Peu importe, puisque Berliow a entre-temps jeté son dévolu sur une autre artiste, la jeune pianiste Camille Moke, elle-même amoureuse d’un autre homme. illustration : Berlioz © DR
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agenda
Vous êtes cordialement invités à l’enregistrement de cette émission, mercredi 14 septembre, de 17h à 19h15 au studio 109.
L’entrée est libre dans la mesure des places disponibles, à retirer dès 16h30, porte B de la Maison de la radio.
portrait
prochaines émissions> 19 mai - BRAHMS : Concerto pour violon - avec Marc-Olivier Dupin, Lionel Esparza, Sarah Nemtanu> 26 mai - BARTOK : Musique pour cordes, percussion et célesta - avec Claire Delamarche, Jean-Pierre Derrien et Jean-Charle Hoffelé> 2 juin - BRUCKNER : Symphonie n°4 Romantique - avec Jean-Pierre Derrien, François-Frédéric Guy et Jean-Charles Hoffelé
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