12 août 2012 14:00

Dernière œuvre de musique de chambre de Schubert, probablement composée quelques semaines avant sa mort en (septembre ?) 1828, le Quintette D. 956 en ut majeur est problablement l’une des plus marquante avec ses jeux d’ombre et de lumière, ses angoisses laissant parfois place à une certaine forme de sérénité, comme dans l'adagio. Il est écrit dans la même tonalité que la Grande Symphonie avec laquelle il partage de nombreux points communs dont l'esprit éminemment symphonique.
Sa création n'intervint pas avant 1850, c'était au Musikverein de Vienne, tandis que la publication attendit encore trois années.
Dans cette oeuvre qui requiert une cohésion parfaite, la contrainte principale réside dans l'équilibre sonore. Le quintette à deux violoncelles n'est pas une formation habituelle comme le quintette à deux altos. Les versions discographiques se pargagent entre les équipes réunissant cinq solistes, ou bien les quatuors déjà constitués invitant un second violoncelliste. Les deux configurations ont leurs avantages et leurs inconvénients.
Enfin, nous ne sommes pas en présence - comme dans les quintettes de Mozart que Schubert appréciait - d'un quatuor augmenté d’un alto (registre médian double pour faire contrepoids aux 2 violons), mais bien d'un quatuor doublé dans sa basse par l’apport d’un violoncelle supplémentaire. Les 2 voix extrêmes sont ainsi doublées dans une volonté d’élargissement orchestral.
Attaché de production : Yoann JOLIET
Chargé de réalisation : Laurent LEFRANCOIS
illustration : Nouveauté du Tokyo string Quartet chez Harmonia Mundi © DR