Le jardin des critiques

par Benjamin François

le dimanche de 14h à 16h

19 mai 2013 14:00

BRAHMS : Concerto pour violon - avec Marc-Olivier Dupin, Lionel Esparza, Sarah Nemtanu

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invités

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    Marc-Olivier Dupin

    Compositeur français né le 30 août 1954 à Paris.

    Violoniste de formation, Marc-Olivier Dupin entre en 1972 au Conservatoire de Paris, où il obtient plusieurs prix. Investi dans des missions pédagogiques, en tant que directeur d’institutions tel notamment le Conservatoire de Paris (1993-2000) ou en tant que conseiller de 2000 à 2002 auprès de Jack Lang, ministre de l’Éducation nationale, Marc-Olivier Dupin compose parallèlement de nombreuses transcriptions et pièces d’intérêt pédagogique (Le chœur a ses raisons, 1999 ; Danse du Zgrhh et du Oumff, 2011). Il écrit aussi les musiques de projets pluridisciplinaires pour le théâtre (Tartuffe, 2009), le cinéma muet (Monte Cristo, 2006), le film documentaire, le ballet (Les enfants du Paradis, 2008) et l’opéra (La Pension du Diable, 1997). Directeur de l’Orchestre national d’Île-de-France (2002-2008), il assure ensuite la direction de France Musique ainsi que la direction de la musique à Radio France jusqu’en février 2011, date à laquelle il décide de se consacrer uniquement à la composition et à sa maison d’édition, Tsipka Dripka, fondée en 2004.

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    Marc-Olivier Dupin
    ©DR


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    Lionel Esparza

    Lionel Esparza est agrégé de musicologie et licencié en lettres modernes.

    Il a collaboré sur France Musique à de nombreuses émissions parmi lesquelles: Dépêches Notes, Musique Matin, Le Bel aujourd'hui et Ondes de choc.

    Depuis 1999, il a présenté sur la même antenne une série de magazines : A côté de la plaque (1999-2001), En attendant la nuit (2001-2004),Si loin, si proche la saison suivante.

    Entre 2005 et 2008 il a animé la matinale de France Musique, Deux sets à neuf, puis est passé pendant trois ans en fin de journée avec Le Magazine.

    Depuis la saison 2011-2012, Lionel Esparza anime la nouvelle formule du Magazine tous les jours à 12h35.

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    Lionel Esparza
    ©DR


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    Sarah Nemtanu

    Née en 1981, Sarah Nemtanu commence l'étude du violon avec son père Vladimir Nemtanu, violon solo de l'Orchestre de Bordeaux Aquitaine. Au cours de l'été 1993, elle rencontre Gérard Poulet et intègre sa classe en 1997 au Conservatoire de Paris, dans lequel elle obtient un Premier prix mention Très Bien de violon et un Premier Prix mention Très Bien à l'unanimité en musique de chambre (trio avec piano) dans la classe de Pierre Laurent Aimard. Depuis son arrivée à Paris, elle donne régulièrement des concerts mais remporte aussi des prix tels que le Premier Prix Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz en 1998 et le troisième Prix (deuxième nommée) du concours international Antonio Stradivarius en 2001.

    En mai 2002, elle rentre à l'Orchestre National de France au poste de violon solo, dirigé par Kurt Masur. Peu à peu, elle intègre le haut milieu musical et rencontre de formidables personnalités telles que Bernard Haitink, Sir Colin Davis, Ricardo Mutti, et se produit dans les plus belles salles du monde comme le Century Hall à Tokyo et le Carnegie Hall à New- York.

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    Sarah Nemtanu
    ©DR



programmation musicale

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    Johannes Brahms
    Version de présentation 1

    David Oistrakh, violon
    Staatskapelle de Dresde, direction Franz Konwitschny
    [HANSSLER CLASSIC [PH 07005]]

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    Johannes Brahms
    Version de présentation 2

    Jascha Heifetz, violon
    Chicago Symphony Orchestra, direction Fritz Reiner
    [RCA [0902661779 2/1]]

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    Johannes Brahms
    Version 1

    Leonid Kogan, violon
    Philarmonia Orchestra, direction Kyril Kondrashin
    [EMI Classics [0777 7 67732 2 3]]

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    Johannes Brahms
    Version 2

    Lisa Batiashvili, violon
    Staatskapelle de Dresde, direction Christian Thielemann
    [DEUTSCHE GRAMMOPHON [4790086]]

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    Johannes Brahms
    Version 3

    Isaac Stern, violon
    Royal Philarmonic Orchestra, direction Sir Thomas Beecham
    [SONY Classical [SM3K 45952]]

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    Johannes Brahms
    Version 4

    Yehudi Menuhin, violon
    Lucerne Festival Orchestra, direction Wilhelm Furtwängler
    [EMI [2641502]]

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    Johannes Brahms
    Version 5

    Renaud Capuçon, violon
    Orchestre Philarmonique de Vienne, direction Daniel Harding
    [EMI [50999 9733962 5]]

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    Johannes Brahms
    Version 6 : VERSION CHOISIE

    Nathan Milstein, violon
    Philarmonia Orchestra, direction Anatole Fistoulari
    [EMI Classics [CDM 2 53657 2]]


vos réactions

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    19 commentaires | page 1/2

    Almeras Alain
    19/05/2013 - 8h09

    La version Perlman/Giulini pouvait figurer parmi ce super lot. Celle de G. Saham n'aurait pas démérité.
    J'ai vécu la parution de la version Heifetz en 56 : prodigieux!

    Inspecteur Lapou
    19/05/2013 - 14h05

    Bonjour et merci pour vos émissions.
    Je sais pertinemment qu'il existe un nombre très important d'enregistrements de ce concerto et qu'on ne peut rendre compte de tous. Il faudrait peut-être néanmoins que vous pensiez à rappeler à vos auditeurs que ne figurent pas au sommaire de votre émission les deux plus belles versions, absolument incomparables, à savoir en premier lieu celle de Christian Ferras avec Karajan, sommet violonistique absolu, et celle en live de Vadim Repin récemment publiée. Et il ne s'agit pas en l'espèce d'invoquer une subjectivité de goût, car la beauté, dans sa fulgurance, n'est aucunement subjective. Merci, et bonne émission!

    [France Musique] Message envoye à 14h05 : vous nous laissez tout de meme une chance de vous convaincre ?

    Pierre
    19/05/2013 - 14h48

    Le plaisir du commentaire en direct, tant l'impression est vive : la version Menuhin/Furtwängler est en trois dimensions, c'est incroyable, j'entends l'émission sur un transistor médiocre et pourtant tout à coup, comme dit très justement Lionel Esparza, l'espace s'ouvre, la profondeur s'installe, à la fois par l'acoustique et par l'architecture de la pâte orchestrale. Sidérant.

    Christian Saurel
    19/05/2013 - 15h15

    Vous soulevez avec pertinence le problème des prises de son "modernes" trop réverbérées et "fabriquées" ; mais ajoutez à cela la compression dynamique, scandaleuse pour une radio comme France Musique, que doit subir l'auditeur final, et vous êtes très loin de la musique ...Vive les prises de son des années 60 sur une bonne chaîne sans compression.
    Merci quand même pour votre émission et toutes les autres de cette belle radio (magazines et émissions pédagogiques) mais qui est paradoxalement inécoutable en mode écoute musicale.

    michel
    19/05/2013 - 15h45

    Intéressante confrontation : une interprétation enchâssée dans une expérience de concert (la version Menuhin), beaucoup plus vivante que la plupart de celles qui lui ont survécu dans la sélection en entonnoir, une interprétation qui rallie simplement et directement les suffrages, Milstein, tant elle équilibre toutes les dimensions de l'oeuvre, et quelques produits vite faits. Restent les anciens, dont on pourrait dire qu'ils sont desservis par la manufacture des enregistrements, n'était la présence de Milstein : le son se construit avant d'être enregistré.

    thellier henri
    19/05/2013 - 15h57

    J´aurai bien aimé vous entendre sur la version Repin/ Chailly !

    [France Musique] Panel limite à 6 versions, desole !

    jerome hebert
    19/05/2013 - 16h01

    bravo pour cette confrontation ! Merci à Sara Nemtanu de nous avoir apporté son regard et son oreille musicale avec humour, spontanéité et une très grande intelligence de l'oeuvre. Pour Kogan, il existe un live magnifique. Tout petit regret : dans les versions récentes certaines m'ont paru plus intéressantes que celles d'aujourd'hui; je pense à Gil Shaham avec Abbado par exemple. Bravo en tous cas et merci !

    Marcel
    19/05/2013 - 16h05

    Que dire, sinon...rien, et s'incliner devant les évidences !

    Aujourd'hui, les versions de la "culture" discophile sont reines d'une oeuvre majeure: retrouver en présentation les deux indispensables et hors concours absolus de Reiner/Heifetz et de Konwitschny/Oistrakh, fond de discothèque depuis longtemps, parfait!

    Mais nous voir offrir ensuite en dégustation l'immense et tout aussi indispensable Milstein/Sinopoli, c'est cadeau merveilleux, ...suivi par mon violon-hero d'adolescence, Stern - certes poursuivi au désespoir par un Beecham/Royal P. un peu à la ramasse- mais déboulant, vibrant et chantant comme jamais, c'est régal des dieux!


    Le Jardin de ce dimanche, c'était Cocagne !


    En revanche, difficile pour les autres présents...Bravo en tout cas pour la leçon d'écoute, une fois de plus.

    Ph Martineau
    19/05/2013 - 16h18

    Merci de nous avoir fait découvrir la superbe version de Milstein/Fistoulari/Phil Orch.

    Quand on demande le ticket "Brahms/Milstein/Fistoulari", au moteur de recherche du site Qobuz, il propose un "coffret EMI". Mais j'ai l'impression que le concerto qui y figure est celui dirigé par Leinsdorf. Confirmer-vous ?

    En revanche un exemplaire du CD est présent à la discothèque municipale de Paris (médiathèque musicale)

    Djimi
    19/05/2013 - 16h19

    Suite à cette passionnante émission sur ce monument de la musique,je partage le choix final de l'équipe réunie aujourd'hui.Trés belle tenue dans une simplicité qui subjugue et provoque l'admiration.Nathan Milstein, Philharmonia Orchestra, Anatoly Fistulari,trois protagonistes réunis pour une réussite d'exception.
    Bien cordialement.

    DBG
    19/05/2013 - 16h20

    En dépit d'une très bonne reception internet, impossible d'écouter ce programme, même en léger différé.
    Alors qui est, (qui sont) le(s) vainqueur(s) de cette magnifique confrontation ?

    [France Musique] Milstein for ever !!!

    robin
    19/05/2013 - 16h26

    Merci a Sarah Nemtanu pour ses commentaires pleins de passion et d intelligence.

    Dan.oren
    19/05/2013 - 17h08

    Emission intéressante...pour une fois vous semblez réaliser que l'histoire du disque ne débute pas avec Harnoncourt!! (je plaisante, mais à peine).

    La version Menuhin Furtwängler n'est pas "live", c'est un enregistrement de studio réalisé avec un orchestre réuni pour le festival avec des éléments de différents ensembles suisses, d'où la qualité moyenne.. Les versions de Menuhin ne sont par ailleurs pas très nombreuses, et celle-ci est de loin la meilleure.

    Milstein est disponible dans la collection "Icon" de EMI, c'est plus facile à trouver que seraphim. Pour lui, au moins 5 autres versions disponibles, dont plusieurs live: pourquoi ne pas le mentionner dans votre émission, d'une manière générale d'ailleurs lorsque c'est le cas.

    Stern-Beecham n'est plus disponible depuis des années.

    Bonne continuation

    A. Régus
    19/05/2013 - 17h09

    Une émission vraiment passionnante axée sur une grande oeuvre du répertoire violonistique, avec la présence d'une voix féminine très spontanée, aux remarques pertinentes: (la comparaison avec l'orgue dans le 2°mouvement,par exemple)allant jusqu'au saut d'octave(la-la-sib)afin de souligner un motif caractéristique du 1°mouvement. Le verdict du jury nous a convaincu avec, néanmoins un regret de taille, l'absence du grand Itzhak Perlman.

    Louis
    19/05/2013 - 17h41

    Ave ! Émission intéressante même si Milstein semble royalement installé pour les siècles des siècles. Amen

    duthois
    19/05/2013 - 17h43

    Bonjour. Quelques secondes d'extraits à la radio m'avaient suffit depuis longtemps pour rejeter sans regret les versions Batiashvili et Capuçon (Ah! les méfaits de la peoplisation!). Je trouve bien plus de musique chez Menuhin/Furtwängler, quelques soient les défauts du soliste (je n'ai jamais aimé ce violon fragile et incertain, au contraire de celui d'Oistrakh). Alors,l'intéret de ces deux heures en votre compagnie? D'abord la qualité de vos invités qui ont su éviter le côté "précieuses ridicules" trop fréquemment constaté (mais quel dommage qu'une musicienne comme S.Nemtanu se refuse à faire les liaisons! "C'est Hun..." Et la musicalité de la langue alors?). Et surtout la découverte de la version Milstein/Fistoulari, grand chef oublié qui a signé une des plus belles versions du 3ème concerto de Rachmaninoff avec le jeune Ashkenazy (Decca).

    Vladimir
    19/05/2013 - 20h50

    La version Oïstrakh /Szell (plus que toutes les nombreuses autres versions d'Oïstrakh) me semble combler tous les désirs : admirable direction, violon fougueux, intonation parfaite, beauté du son, etc. et me paraît supérieure à toutes les versions qui étaient proposées aujourd'hui. Heifetz /Reiner est incroyable dans son genre.

    jeancreatif
    19/05/2013 - 22h35

    La revelation fut la version Stern, d'une pureté de ligne digne d'un Szering, voire d'un Lipatti. Sortir Furt Menuhin pour laisser Capuçon, est un peché qui ne vous sera pardonné... Milstein assez froid et superficiel, malgré son violon superlatif.

    [France Musique] C'est votre opinion et nous la respectons.

    maurice delamarche
    20/05/2013 - 11h55

    Sur les versions : effectivement Ferras avait sa place, et aussi Neveu, Odnoposoff, voire Renardy pour l'orchestre de Munch; faut-il des demi-finales dans de tels cas ?
    Sur la liberté de l'interprête : indispensable pour enrichir l'oeuvre et soutenir l'intérêt. Le jeune Ricci en concert suspendait le souffle des auditeurs par des crescendos imprévus et continus étalés sur une page (début 2e extrait). Que seraient les sonates de mozart sans Grumiaux-Haskill ?
    Le choix de miltein : oui depuis 50 ans, au point d'y trainer ma femme en voyage de noces en 1963 pour le voir en chair et en os...

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