24 juin 2012 08:00

Évangile selon saint-Jean, chapitre 11, versets 1 à
44 :
« Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie,
village de Marie et de Marthe, sa sœur. C'était
cette Marie qui oignit de parfum le Seigneur et qui
lui essuya les pieds avec ses cheveux, et c'était
son frère Lazare qui était malade. Les sœurs
envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, voici, celui
que tu aimes est malade ». Après avoir entendu
cela, Jésus dit : « cette maladie ne mènera point à
la mort ; mais elle est pour la gloire de Dieu,
afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle ».
Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare.
Lors donc qu'il eut appris que Lazare était malade,
il resta deux jours encore dans le lieu où il
était, et il dit ensuite aux disciples : «
Retournons en Judée ». Les disciples lui dirent : «
Rabbi, les Juifs tout récemment cherchaient à te
lapider, et tu retournes en Judée ! » Jésus
répondit : « n'y a-t-il pas douze heures au jour ?
Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne bronche
point, parce qu'il voit la lumière de ce monde ;
mais, si quelqu'un marche pendant la nuit, il
bronche, parce que la lumière n'est pas en lui ».
Après ces paroles, il leur dit : « Lazare, notre
ami, dort ; mais je vais le réveiller ». Les
disciples lui dirent : « Seigneur, s'il dort, il
sera guéri ». Jésus avait parlé de sa mort, mais
ils crurent qu'il parlait de l'assoupissement du
sommeil. Alors Jésus leur dit ouvertement : «
Lazare est mort. Et, à cause de vous, afin que vous
croyiez, je me réjouis de ce que je n'étais pas là.
Mais allons vers lui ». Sur quoi Thomas, appelé
Didyme, dit aux autres disciples : Allons aussi,
afin de mourir avec lui. Jésus, étant arrivé,
trouva que Lazare était déjà depuis quatre jours
dans le sépulcre. Et, comme Béthanie était près de
Jérusalem, à quinze stades environ, beaucoup de
Juifs étaient venus vers Marthe et Marie, pour les
consoler de la mort de leur frère. Lorsque Marthe
apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de
lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu eusses été
ici, mon frère ne serait pas mort. Mais, maintenant
même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu,
Dieu te l'accordera ». Jésus lui dit : « ton frère
ressuscitera. Je sais, lui répondit Marthe, qu'il
ressuscitera à la résurrection, au dernier jour.
Jésus lui dit : je suis la résurrection et la vie.
Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait
mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra
jamais. Crois-tu cela ? Elle lui dit : oui,
Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de
Dieu, qui devait venir dans le monde ». Ayant ainsi
parlé, elle s'en alla. Puis elle appela secrètement
Marie, sa sœur, et lui dit : « le maître est ici,
et il te demande ». Dès que Marie eut entendu, elle
se leva promptement, et alla vers lui. Car Jésus
n'était pas encore entré dans le village, mais il
était dans le lieu où Marthe l'avait rencontré. Les
Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et qui
la consolaient, l'ayant vue se lever promptement et
sortir, la suivirent, disant : « elle va au
sépulcre, pour y pleurer ». Lorsque Marie fut
arrivée là où était Jésus, et qu'elle le vit, elle
tomba à ses pieds, et lui dit : « Seigneur, si tu
eusses été ici, mon frère ne serait pas mort ».
Jésus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui
étaient venus avec elle, frémit en son esprit, et
fut tout ému. Et il dit : « où l'avez-vous mis ?
Seigneur, lui répondirent-ils, viens et vois ».
Jésus pleura. Sur quoi les Juifs dirent : « Voyez
comme il l'aimait ». Et quelques-uns d'entre eux
dirent : « lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle,
ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne
mourût point ? » Jésus frémissant de nouveau en
lui-même, se rendit au sépulcre. C'était une
grotte, et une pierre était placée devant. Jésus
dit : « ôtez la pierre ». Marthe, la sœur du mort,
lui dit : « Seigneur, il sent déjà, car il y a
quatre jours qu'il est là ». Jésus lui dit : n« e
t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la
gloire de Dieu ? » Ils ôtèrent donc la pierre. Et
Jésus leva les yeux en haut, et dit : « Père, je te
rends grâces de ce que tu m'as exaucé. Pour moi, je
savais que tu m'exauces toujours ; mais j'ai parlé
à cause de la foule qui m'entoure, afin qu'ils
croient que c'est toi qui m'as envoyé ». Ayant dit
cela, il cria d'une voix forte : « Lazare, sors ! »
Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de
bandes, et le visage enveloppé d'un linge. Jésus
leur dit : « déliez-le, et laissez-le aller ». »
illustration : Sebastiano Luciani del Piombo. XVIe. La résurrection de saint Lazare.