Jazz Club

par Yvan Amar

le vendredi de 22h32 à 0h

28 septembre 2012 22:32

En direct du Duc des Lombards : Sophie Alour Quintet

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Sophie Alour Quintet

Pour son 4e album, « La géographie des rêves », Sophie Alour a décidé de s’affranchir des règles et des conventions, pour jouer une musique à son image : libre et expressive ! La saxophoniste présente ce répertoire sur notre scène, pour notre plus grand plaisir...


Avec :
Sophie ALOUR Saxophone, clarinette, clarinette basse et compositions
Yoann LOUSTALOT Trompette et bugle
Stéphan CARACCI Vibraphone
Frédéric PASQUA Batterie
Nicolas MOREAUX Contrebasse


invités

  • illustration

    Sophie Alour

    Sophie Alour a découvert le jazz avant de jouer du saxophone. La révélation, lorsqu'elle était adolescente, ce fut le jazz. Mais il fallait commencer. A 19 ans, elle n'avait jamais touché un saxophone de sa vie. Et c'est dans l'urgence, en autodidacte, qu'elle a conquis l'instrument. Mais l'une des originalités de son parcours, c'est qu'elle ne s'est pas isolée pour l'étudier. Elle a très vite été sollicitée pour jouer en public, et son apprentissage s'est fait in vivo.

    En 2000, elle est engagée dans le Vintage Orchestra, et dès l'année suivante elle crée un sextet avec Stéphane Belmondo avant d’intégrer d’un même élan le big-band de Christophe Dal Sasso et des frères Belmondo. Au sein de cette formation, elle enregistrera l’album « Ouverture ».

    Une nouvelle étape est franchie quand Rhoda Scott l’engage pour former en 2004 son Lady Quartet, entièrement féminin. La même année elle joue dans le big-band de Wynton Marsalis, et participe à un projet d’Aldo Romano. Sophie Alour est désormais l’une des voix les plus prometteuses de sa génération : en 2005, elle enregistre son premier album « Insulaire », salué par la critique. Elle est invitée à participer à de nombreux enregistrements, et on la retrouve aussi bien sur les disques d’Alexandre Saada « Be where you are » et « Panic Circus », que sur l'album du Rhoda Scott Lady Quartet.

    En tant que leader, elle réalise en 2007 son deuxième album : « Uncaged ». Si ce disque est consacré par la critique, c'est parce que Sophie Alour y semble brouillée avec le jazz, en conflit avec les règles obligées du genre. Elle débauche le guitariste Sébastien Martel de la scène rock pour jouer aux côtés de Laurent Coq (piano, fender rhodes), Karl Jannuska (batterie) et Yoni Zelnik (contrebasse).

    Le public est aussi enthousiaste que la critique : pendant deux ans, avec cette formation, elle donne des dizaines de concerts, ré-explore son propre répertoire, le déconstruit, en cherche les limites, et ces limites finissent par la ramener, ressourcée, vers le jazz et un troisième album, en trio : « Opus 3 ».

    Dans cette trajectoire, le travail de Sophie Alour prend tout son sens. Elle fait sienne cette analyse d'un de ses proches, l'essayiste Gilles D'Elia, qui résume sa démarche artistique : « Le jazz, comme toute autre forme d'expression artistique, est le résultat d'une négociation entre une intention expressive et une certaine censure liée au respect de ce genre musical lui-même. »

    Aujourd'hui, nouveau contre-pied, la saxophoniste et compositrice se dévoile aussi comme clarinettiste dans "La géographie des rêves". Son quintet a des allures de jazz West Coast pour la subtilité des alliages de timbres (sax ou clarinette avec trompette, vibraphone, contrebasse et batterie...). Mais la tension est bien celle du jazz d'aujourd'hui, joueur, charmeur et explorateur.

    [d'après sophiealour.com]

    liens :
    @ le site de Sophie Alour

    illustration :
    Sophie Alour
    ©Selmer



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    1 commentaire | page 1/1

    morille
    30/09/2012 - 23h49

    Joli expression et tintement de voix aussi Sophie Alour .
    L'entretien du professionnel Amar vers 25h 55 a été interrompu .


    Les propos publiés ici n'engagent que leurs auteurs.



l'émission


Le plus fameux tintement de glaçon dans un verre est peut-être celui qu’on entend sur le disque Bill Evans at the Village Vanguard, suivi du rire cristallin d’une auditrice à jamais inconnue. Le climat de la musique, la musique elle-même, y gagne une intimité, un naturel et une émotion qu’on ne trouvera jamais dans aucune séance de studio...

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