Histoire de...

par Anne-Charlotte Rémond

du lundi au vendredi de 17h45 à 18h

11 mai 2010 17:45

la musique en Europe entre les deux guerres (2) la musique à Vienne après-guerre

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Bien que limitée dans le temps à une vingtaine d’année, la nouvelle histoire qu’Anne Charlotte Rémond va vous raconter est très vaste…
Ces vingt années de paix relative ont été marquées par un bouleversement durable des rapports de force internationaux, par l'émergence des idéologies totalitaires ainsi que par des progrès techniques considérables…
En 1919, les européens constatent qu'un monde est mort. Au sens propre puisque quatre empires se sont défaits : allemand, austro-hongrois, russe et ottoman. La parole se libère dans les pays dont les régimes autoritaires sont tombés. On recommence à vivre dans toute l'Europe, dans l'effervescence. On parle des années "folles", folie de la technologie moderne et des nouvelles esthétiques. On voit davantage d'automobiles, on va au cinéma, on fait du sport, on se passionne pour les jeux olympiques, on écoute la radio, et on fait jouer ses chansons préférées sur un gramophone. Dans l'environnement sonore, les rythmes ont changé, de nouvelles danses arrivent, on ne joue plus de la même manière...
À partir de 1929, la crise économique et sociale puis la montée des nationalismes agressifs et le durcissement des régimes totalitaires vont créer une atmosphère de tension et de peurs. Beaucoup de musiciens seront contraints à l'exil, et les esthétiques seront à nouveau bouleversées.


PROGRAMME


♫ Arnold Schönberg (1874-1951)
Gurrelieder (création 1913)
Waldemar, Arturo Sergi, Tove, Gundunla Janowitz, Waldtaube, Christa Ludwig, Bauer, Herbert Lackner, Orchestre Symphonique de Vienne, direction Josef Krips (1969)
(Arkadia 2 CDHP 585/1)

♫ Richard Strauss (1864-1949)
Till Eulenspiegel (1896)
Orchestre Philharmonique de Vienne, dir. Richard Strauss (1944)
(DGG 45333-2)

♫ Franz Schreker (1878-1934)
Irrelohe (1924) Acte 2 sc 8
Michael Pabst, Heinrich, Luana DeVol, Eva, Wiener Symphoniker, direction Peter Gülke
ORF S2K 66850

♫ Franz Lehár (1870-1948)
Le Pays du sourire (1923)
Renate Hilm, soprano, Werner Krenn, ténor, Orchester der Wiener Volksoper, dir. Anton Paulik
(LONDON 436897-2)

♫ Franz Schmidt
Das Buch mit sieben Siegeln (le livre aux sept sceaux)
Wiener Singverein, Wiener Philharmoniker, direction Nikolaus
Harnoncourt
Teldec 8573-81040-2

♫ Arnold Schönberg (1874-1951)
Serenade op 24 (1920-23) Marsch (1°mvt)
Ensemble Intercontemporain, direction Pierre Boulez
Sony SMK 48 463



BIBLIOGRAPHIE


■ Paul Griffiths, Histoire concise de la musique moderne de Debussy à Boulez, Fayard, Paris, 1978, 267 pages
■ Michel Faure, Du néoclassicisme musical dans la France du premier XX° siècle, Paris, Klincksieck, 1997, 384 pages
■ Pascal Blanqué, Histoire du musicien à l'âge moderne. Musique, Cité et Politique, Editions ECONOMICA, 2009
Modernism and Music an anthology of sources, édité et commenté par Daniel Albright, The University of Chicago Press, 2004
■ article de Richard Taruskin, "Can we give poor Orff a pass at last?" dans The danger of music and others anti-utopian essays, University of California Press, 2008
■ Témoignage, Les mémoires de Dimitri Chostakovitch, Propos recueillis par Solomon Volkov, Albin Michel, 1980 (passage sur l'hymne soviétique page 301)

 © DR


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    2 commentaires | page 1/1

    Jivé
    11/05/2010 - 18h21

    Bonsoir Anne-Charlotte,
    Très bien, votre panorama de la Vienne 1920 ! Moi ça me met en boule quand on prétend (vous ne l'avez pas dit !) que Mahler est le précurseur de son ami Schönberg ; à la limite, pour les premières oeuvres de ce dernier, mais pas pour les plus tardives, atonales. Mahler est resté jusqu'à la fin un romantique parfaitement "tonal", tant mieux pour nous... Merci d'avoir fait entendre du Schreker et du Franz Schmidt.

    gl38
    12/05/2010 - 17h08

    Bonjour à tous,
    Malher a quand même bien contribué à la mort de la tonalité tout comme Wagner.
    D'un autre côté, Schönberg n'a pas inventé tout seul la musique atonale, c'était dans l'air du temps et comme la plupart des inventions elle peut être attribuée à plusieurs compositeurs.
    En outre les Gurre-Lieder ont des proportions colossales bien dignes de la 8-ième symphonie de Mahler.
    Moi, je vois dans la musique à Vienne un flot continu Brahms-Mahler-Schönberg.
    Bien amicalement,
    Guy


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