Olivier Py est né en 1965 à Grasse. Il entre à l’ENSATT (rue Blanche) puis au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, tout en suivant des études de théologie à l’Institut Catholique. En 1988, sa première pièce, Des Oranges et des ongles, est créée par Didier Lafaye au théâtre Essaïon. La même année, Py fonde sa propre compagnie, “L’inconvénient des boutures”, et assure lui-même la mise en scène de ses textes (Gaspacho, un chien mort ; Les Aventures de Paco Goliard ; La Jeune Fille, le diable et le moulin, d’après les frères Grimm ; La Servante, histoire sans fin, un cycle de cinq pièces et cinq dramaticules d’une durée totale de vingt-quatre heures, présenté en intégrale au Festival d’Avignon 1995 et repris à la Manufacture des Oeillets à Ivry ; Le Visage d’Orphée, créé au CDN d’Orléans puis présenté au Festival d’Avignon, dans la Cour d’honneur du Palais des papes en 1997). Olivier Py met également en scène des textes d’Elizabeth Mazev (Mon père qui fonctionnait par périodes culinaires et autres ; Les Drôles) et de Jean-Luc Lagarce (Nous les héros). Nommé en juillet 1998 à la direction du Centre Dramatique National/Orléans-Loiret-Centre, il y crée Requiem pour Srebrenica, qui a tourné en France, en ex-Yougoslavie, au Canada, aux Etats-Unis et en Jordanie, puis L’Eau de la Vie et une deuxième version de La Jeune fille, le diable et le moulin ; L’Apocalypse joyeuse ; Épître aux jeunes acteur ; Au Monde comme n’y étant pas. D’autres metteurs en scène commencent à monter ses pièces : Théâtres par Michel Raskine au Théâtre du Point du jour à Lyon en 1998, L’Exaltation du labyrinthe par Stéphane Braunschweig au TNS en 2001, La Servante par Robert Sandoz en 2004 à Neuchâtel. Le Soulier de satin, de Paul Claudel, dont Olivier Py donne une mise en scène en version intégrale à Orléans en 2003, est ensuite joué au TNS, au Théâtre de la Ville, au Grand Théâtre de Genève et au Festival d’Edimbourg, et reçoit le prix Georges-Lherminier, décerné par le Syndicat de la Critique au meilleur spectacle créé en région. En 2005, création d’une trilogie : Les Vainqueurs, qui tourne au TNP à Villeurbanne, à la Ferme du Buisson, au Festival d’Avignon, à Paris. La même année, Olivier Py met en scène A Cry from heaven de Vincent Woods à l’Abbey Theatre à Dublin. En 2006, à l’invitation de Jean-Michel Ribes, il présente au Théâtre du Rond-Point « La Grande Parade de Py », ensemble de six spectacles dont il est l’auteur et le metteur en scène : L’Eau de la Vie, La Jeune fille, le diable et le moulin, Épître aux jeunes acteurs, Les Vainqueurs, Chansons du Paradis perdu et une nouvelle création : Illusions comiques.
En 2006, lors du 60e Festival d’Avignon, Olivier Py met en scène un hommage à Jean Vilar, L’Enigme Vilar. C’est également au Festival d’Avignon, en 1996, qu’il interprète pour la première fois son personnage de cabaret : Miss Knife, dont le tour de chant, Les ballades de Miss Knife, composé de chansons qu’il a écrites, mises en musique par Jean-Yves Rivaud, a été présenté au public à Paris (Théâtre du Rond-Point, Café de la Danse), Orléans, Cherbourg, Lyon, au Petit Quevilly, à New York ou à Bruxelles (un disque a été édité par Actes Sud).
Olivier Py a également joué dans des spectacles mis en scène par Jean-Luc Lagarce, François Rancillac, Eric Sadin, Pascal Rambert, Nathalie Schmidt, et dans des longs-métrages signés Jacques Maillot, Cédric Klapisch, Michel Deville, Laurent Bénégui, Peter Chelsom et Noémie Lvovsky (à noter qu’il tient aussi un rôle dans son premier film : Les Yeux fermés, qu’il a réalisé en 1999 pour Arte). En 2011, il réalise Méditerranées un court métrage pour Canal +.
Nommé en mars 2007 à la direction du Théâtre National de l’Odéon, il y crée L’Orestie d’Eschyle dont il a réalisé la traduction. En 2008, il met en scène aux Ateliers Berthier trois contes de Grimm, l’Eau de la vie, La jeune fille, le diable et le moulin et crée La Vraie Fiancée dont il a réalisé l’adaptation. En 2009, il traduit, adapte et met en scène les Sept contre Thèbes d’après Eschyle, sorte de “théâtre d’intervention” avec 2 comédiens joué hors les murs et destiné au public scolaire. En 2009, il reprend à l’Odéon Le Soulier de Satin de Claudel. Il crée Les Enfants de Saturne aux Ateliers Berthier. En 2010, il traduit, adapte et met en scène Les Suppliantes d’après Eschyle, sorte de “théâtre d’intervention” avec 3 comédiens joué à l’Odéon puis hors les murs, destiné au public scolaire. En 2011 il a créé Adagio (pièce sur François Mitterrand) dans la grande salle de l’Odéon. Il a ensuite présenté à l’Odéon, la trilogie d’Eschyle (les Sept contre Thèbes, les Suppliantes et les Perses). Il crée Roméo et Juliette dans la grande salle de l’Odéon, dont il a réalise la traduction. Fin 2011 il crée Die Sonne à la Volksbuehne de Berlin avec des comédiens allemands. Depuis une dizaine d’années, Olivier Py aborde la mise en scène d’opéra : Le Freischütz (Weber) à l’Opéra de Nancy, Les Contes d’Hoffmann (Offenbach) et La Damnation de Faust (Berlioz) au Grand Théâtre de Genève, Le Vase de parfums (musique de Suzanne Giraud, livret d’Olivier Py) à l’Opéra de Nantes, Tristan et Isolde et Tannhäuser (Wagner) au Grand Théâtre de Genève qui remporte le Grand Prix de la critique, Curlew River de Britten (Edimbourg, 2005 puis programmé par l’Opéra de Lyon en 2008), Pelléas et Mélisande (Debussy) à Moscou, dont il est tiré un film, The Rake’s Progress (Stravinsky) à l’Opéra Garnier en 2008, reprise de Tristan et Isolde au Théâtre du Quai à Angers, à la Cité des Congrès de Nantes et au Grand Auditorium de Dijon, Idoménée (Mozart) au Festival d’Aix-en Provence, Lulu (Berg) au GrandThéâtre de Genève en 2010 qui sera repris au Gran Teatre del Liceu. En octobre 2010, il a créé Roméo et Juliette (Gounod) au Nederlandse Opera d’Amsterdam qui sera repris au Royal Danish Opera de Copenhague. En 2010 il a créé Mathis der Maler (Hindemith) à l’Opéra Bastille. En juin 2011, il crée Les Huguenots de Meyerbeer à la Monnaie de Bruxelles. En avril-mai 2012, il présente Hamlet (Ambroise Thomas) au Theater an der Wien.
Olivier Py revient à l’Opéra de Lyon en mars-avril 2013, pour mettre en scène Claude, création mondiale du compositeur Thierry Escaich, sur un livret de Robert Badinter. Lauréat de la Fondation Beaumarchais et boursier du Centre National du Livre, Olivier Py s’est vu décerner le Prix Nouveau Talent Théâtre/SACD (1996) ainsi que le Prix Jeune Théâtre de l’Académie Française (2002). Certains de ses textes sont disponibles aux Solitaires Intempestifs, aux éditions Grandvaux, à L’école des loisirs, chez Bayard ou ARTE éditions ; la plupart de son oeuvre est éditée chez Actes Sud (qui a notamment publié en 2005 son premier roman, Paradis de tristesse, dans la collection Babel). Son théâtre a été traduit en anglais, italien, allemand, slovène, espagnol, roumain et grec. Les deux premiers volumes de son Théâtre Complet sont parus chez Babel, le troisième est en préparation.
Il vient de terminer son mandat de directeur du Théâtre de l’Odéon et prendra la direction du Festival d’Avignon en 2014.
Le violoncelliste Eckart Runge est un des membres fondateurs du Quatuor Artémis, qui compte parmi les ensembles de musique de chambre les plus réputés actuellement. Les plus grandes salles du monde, les plus importants festivals les accueillent chaque année.
Signé en exclusivité depuis 2005 sur le label Virgin Classics, le quatuor a enregistré de nombreux disques primés par la critique : prix Echo-Klassik , Gramophone Award ou encore Diapason d’or. Parmi leurs derniers enregistrements, citons l’intégrale des Quatuors de Beethoven et tout récemment un disque Schubert
En parallèle à son activité classique, Eckart Runge est attiré depuis toujours par d'autres univers musicaux et d’autres formes d'art comme le tango, le jazz, le cinéma et le Théâtre.
En 1998, il créé son Celloproject, une manière toute personnelle de présenter la musique classique, destinée à atteindre des publics plus jeunes et plus larges. Il forme un duo avec le pianiste Jacques Ammon. Ensemble ils parcourent l’ Europe, les Etats-Unis, l’ Asie et
l’ Amérique du Sud. Le duo joue aussi bien dans des salles de concert traditionnelles que dans des clubs plus informels.
Son engagement pour le Quatuor Artémis et son « CelloProject » lui laissent aujourd’hui peu de temps pour sa carrière de soliste, mais on peut de temps à autre le voir en soliste auprès d’orchestres allemands.
Eckart Runge a étudié auprès de David Geringas et a remporté durant ses classes de nombreux prix internationaux : le Stradivarius de Crémone, the German National Music Competition et le Concours International de Musique de Genève.
Eckart Runge enseigne à l’Université des Arts de Berlin et à la Chapelle Reine Elisabeth à Bruxelles.
Le Quatuor Artemis
Etabli à Berlin, le Quatuor Artémis trouve son origine dans une formation d’étudiants fondée en 1989 au Conservatoire de Lübeck. Parmi les mentors et principaux maîtres de cet ensemble, citons Walter Levin et les quatuors Emerson, Juillard et Alban Berg.
Depuis 1994, le groupe donne des concerts professionnels et n’a pas tardé à devenir l’un des premiers ensembles de sa génération.
Le Quatuor Artémis se consacre à son perfectionnement pendant une année d’études à Vienne avec le Quatuor Alban Berg en 1998 suivie d’une résidence de trois mois auprès du Wissenschaftskolleg de Berlin. C’est un remarquable début à la Philharmonie de Berlin qui marqua le commencement de la carrière du Quatuor Artémis en juin 1999.
En juillet 2007, le quatuor se présente sous une nouvelle formation avec Gregor Sigl et Friedemann Weigle.
Depuis 2004, le quatuor présente à la Philharmonie de Berlin sa propre série de concerts accueillie avec autant d’enthousiasme par la critique que par le public. Outre de nombreux concerts donnés dans tous les grands centres musicaux d’Europe, des Etats-Unis, du japon, d’Amérique du Sud et d’Australie et dans le cadre de divers festivals internationaux, le Quatuor Artémis se consacre avec ardeur à l’enseignement. Ainsi, depuis le semestre d’été 2005, les musiciens sont professeurs de musique de chambre à l’Université des Arts de Berlin et professeurs invités à la Chapelle Reine Elisabeth à Bruxelles.
Dès le départ, le Quatuor Artémis a attaché une importance toute particulière à la coopération avec d’autres musiciens de renom, notamment avec Truls Mork et Leif Ove Andsnes qui ont accompagné le groupe au cours de tournées.
Le Quatuor consacre également une part importante de son travail à la musique contemporaine. Des compositeurs comme Mauricio Sotelo (2004), Jörg Widmann (2006) et Thomas Larcher (2008) ont écrit des œuvres pour le Quatuor Artémis.
Pendant plusieurs années le Quatuor Artémis s’est consacré à une intégrale des Quatuors de Beethoven qu’ils ont donnée en concert dans le monde entier tout en l’enregistrant au fil des ans. Parue en CD simples et en coffret, cette intégrale a été reçue de façon unanime par la presse internationale. Leur nouvel enregistrement de Quatuors de Schubert parait en juin 2012.