21 mai 2013 11:00Gary Burton, avec David Patrois![]() Aujourd’hui nous allons dresser le portrait d’un virtuose, encore très actif, il était en concert à Coutances voici quelques jours, il a eu soixante-dix ans en janvier dernier, je veux parler du vibraphoniste Gary Burton. Dans l’histoire de cet instrument que nous avons retracée l’année dernière, Gary Burton occupe une place singulière, équivalente à celle de Chick Corea ou de Keith Jarrett dans l’histoire du piano jazz, et ce n’est sans doute pas un hasard si Burton a collaboré précisément avec ces deux pianistes. Gary Burton n’a que dix-huit ans lorsqu’il fait son apparition dans le paysage du jazz, en 1961, avec un premier disque que le situe immédiatement au plus haut niveau, dans la continuité de Milt Jackson pour le feeling, mais aussi de celle de Red Norvo pour le jeu à quatre baguettes, qui demande une formidable technicité. Vite repéré par les solistes les plus en vue du moment, Gary Burton s’épanouit aux côtés de Stan Getz avant de voler de ses propres ailes. Le jeune vibraphoniste épouse l’air du temps des « sixties » en s’alliant à la basse de Steve Swallow et à la guitare de Larry Coryell, il adopte le répertoire original de Carla Bley, continue à expérimenter sur l’instrument jusqu’à se livrer en solitaire à des performances qu’il est sans doute le seul à pouvoir réaliser, et dans les années soixante-dix il ne cessera de continuer à faire appel à de nouvelles voix, comme celle du guitariste Pat Metheny. Tenté par l’expérience de la composition et le rapprochement avec le monde classique, il se fait le soliste émérite d’une suite de Chick Corea et se lie d’amitié avec Astor Piazzolla, tout en livrant un enseignement précieux à des étudiants venus du monde entier. C’est précisément un ancien élève de Gary Burton que j’ai le plaisir d’accueillir ce matin pour évoquer son parcours, bonjour David Patrois ! invités
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