Fille de républicains espagnols exilés, Lydie Salvayre passe son enfance près de Toulouse. Sa langue maternelle étant l'espagnol, elle tombe cependant rapidement amoureuse de la langue de Molière et suit des études de lettres à l'université de Toulouse. Une licence de lettres modernes en poche, Lydie Salvayre s'inscrit à la faculté de médecine en 1969 et se spécialise en psychiatrie. Parallèlement à sa carrière de psychiatre, elle se met à publier des petits textes dans des revues littéraires d'Aix-en-Provence et de Marseille. Son premier roman, 'La Déclaration', est publié aux Editions Julliard en 1989. Son roman 'La Compagnie des spectres' (1997) a reçu le prix Novembre et a été élu meilleur livre de l'année par le magazine Lire. En 2007 paraît 'Portrait de l'écrivain en animal domestique', suivi par 'BW' en 2009. Plusieurs textes de Lydie Salvaire ont été adaptés pour le théâtre ou joués sous la forme de concerts-lectures.
Son dernier livre,Hymne publié au Seuil est sorti en août 2011.
Livre Les 1001 chansons qu'il faut avoir écoutées dans sa vie, ouvrage réalisé sous la direction de Robert Dimery.
Edition Flammarion, 2011.
programmation musicale
Dimitri Chostakovitch Symphonie N°5 en ré mineur
Orchestre dirigé par Kurt Sanderling
Jean-Sébastien Bach Le Double de la Partita n°1 en si mineur BWV 1002
Hopkinson Smith : luth baroque [Astrée E 8878]
George Onslow Le Scherzo Agitato du Nonet en la mineur opus 77
l’Ensemble Osmolis [Ramée 1007]
Charles Valentin Alkan La barcarolle opus 65
Marc-André Hamelin : piano
Walter Frye Le Gloria de la Messe « Flos Regalis» à 4 voix
Hilliard Ensemble
Domenico Scarlatti L’allegro de la sonate kirpatrick 431
Mathieu Dupouy: Tiorbino
Hector Berlioz extrait de la Mort de Cleopatre
Véronique Gens,soprano Orchestre de l'Opera National de Lyon, direction Louis Langrée
Mstislav Rostropovitch,violoncelle Nocturne et Scherzo pour violoncelle et piano
Alexandre Debukhin,piano [Emi 22793002]
Giacomo Meyerbeer Le Croisé en Egypte (air de Palmide "con qual gioa")
Patrizia Ciofi le chœur et l’Orchestre du Théatre de la Fenice, direction Emmanuel Villaume
Sandor Veress « Dialogo » de la Sonate pour violoncelle solo
Thomas Demenga [ECM , 1477]
Igor Stravinsky « The star Spangled Banner »
Orchestre Symphonique de Londres, direction Michael Tilson Thomas
François Joseph Gossec Hymne à la statue de la liberté - pour chœur et orchestre
LES JACOBINS
Louis Moreau Gottshalk « Union », paraphrase de concert sur les airs nationaux Star splangled banner
Laure Favre-Kahn
Francis Poulenc « Liberté », extrait des 7 chansons intitulées « Figure humaine » pour chœur a cappella
CHOEUR DE CHAMBRE ACCENTUS, direction Laurence Equilbey
Ernest Chausson La sicilienne du Concert pour violon, piano et quatuor à cordes en ré Majeur
Itzhak Perlman au violon, Jorgé Bolet au piano Quatuor Julliard
Charles Gounod Sérénade de Faust
José Van Dam [EMI 4787192]
Jean Ferry Rébel Rondeau des « Eléments »
l’Akademie für Alte Musik de Berlin [HMC 902061]
Références
Livre
Lydie Salvayre Hymne [Seuil] Le matin du 18 août 1969, à Woodstock, Jimi Hendrix joua un hymne américain d’une puissance quasiment insoutenable.
Parce qu’il avait du sang noir et du sang cherokee mélangé de sang blanc, parce qu’il était donc toute l’Amérique, parce que la guerre au Vietnam soulevait en lui un violent mouvement de refus que toute une jeunesse partageait, parce que sa guitare était sa lady électrique, sa passion, sa maison, sa faim, sa force et qu’il en jouait avec génie, Jimi Hendrix fit de cette interprétation un événement.
Revenant sur ce moment inoubliable, Lydie Salvayre tire les fils de la biographie pour réécrire la légende de Jimi, sa beauté, sa démesure, mais aussi sa part sombre, ses failles et la brutalité du système dont il était captif et qui finirait un jour par le briser.