La Matinale

par Christophe Bourseiller

du lundi au vendredi de 7h à 9h

23 juillet 2012 07:00

En direct du Festival de Radio France et Montpellier

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invités

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    Jean Baptiste Del Amo, écrivain




Un livre, une ville, une musique

  • par Marie Rose Guarniéri

    New York
    Teju Cole


Le festival du jour

  • par Clément Rochefort

    Festival Radio France et Montpellier
    Dans les jupons de Thérèse
    Rencontre avec Sylviane Falcinelli, musicologue spécialiste de l'oeuvre de Massenet.

    extraits de "Thérèse" de Massenet.
    Concert enregistré au Corum samedi 21 juillet par France Musique.


La chronique du jour


programmation musicale

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    Cole Porter
    I get a kick out of you

    Ambrosian Chorus, London Symphony Orchestra, direction John McGlinn
    [EMI]

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    I. Albéniz
    Triana

    Kotaro Fukuma (piano)
    [Hortus]

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    L. Beethoven
    Les Créatures de Prométhée (adagio)

    Simon Bolivar Symphony Orchestra of Venezuela, direction Gustavo Dudamel
    [DGG]

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    L. Beethoven
    Adélaïde op.46

    Christian Gerhaher (baryton) et Gerold Huber (piano)
    [Sony Classical]

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    J. Richafort
    Requiem (agnus dei)

    Ensemble Cinquecento
    [Hyperion]

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    R. Schumann
    Scènes d'enfants op.15 (Traümerei)

    Brigitte Engerer (piano)
    [Harmonia Mundi]

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    G. Gershwin
    Concerto pour piano en fa (extrait de l'allegro)

    Jean Yves Thibaudet (piano)
    Baltimore Symphony Orchestra, direction Marin Alsop
    [DECCA]

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    G. Gershwin
    Rhapsody in blue

    Jean Yves Thibaudet (piano)
    Baltimore Symphony Orchestra, direction Marin Alsop
    [DECCA]


Références

  • Livre

    Teju Cole
    Open City
    [Denoël]
    Nous sommes en hiver : Julius, un jeune Nigérian interne en psychiatrie, vient de connaître une rupture douloureuse. La pression des consultations le laisse exsangue et son passé au Niger le hante. Pour tromper sa solitude, il déambule dans New York. Très vite, ces longues marches deviennent l’occasion de confronter son isolement à des milliers de visages anonymes dans une ville cosmopolite mais meurtrie par les attaques du 11 septembre. De rencontre fortuite en rencontre fortuite, ces visages prennent corps, donnent de la voix, comme autant de témoins d’un paysage humain morcelé, à la fois déchiré et uni par la question de l’autre : marathonien claudiquant seul sur le trottoir après l’exploit, vieux professeur de littérature à l’agonie, cireur de chaussures haïtien, sans-papiers libérien incarcéré, jeunes Noirs américains en quête d’eux-mêmes, patients inconsolables. Magnifique série de rencontres qui font s’engouffrer dans le texte toute la modernité de New York, cependant qu’en contrepoint l’architecture que Julius déchiffre sans relâche, la musique qu’il écoute, les pièces d’art qu’il contemple dévoilent au lecteur le prodigieux palimpseste de la ville.

    Étonnant premier roman, Open City met en scène un homme en crise dans une ville en crise. La prose de Teju Cole, profonde, rythmée, sert à merveille cette belle médiation sur l’identité, la perte, l’acceptation de soi et des autres, dans un monde où l’altérité est partout brandie comme une menace.

    Date de parution : 22 août 2012

    liens :
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  • Livre

    Jean Baptiste Del Amo
    Le Sel
    [Gallimard]
    Note de l'éditeur :

    Un grand dîner doit rassembler chez Louise, la veuve d’un pêcheur sétois, ses enfants dispersés et leurs familles. La perspective de ce dîner fait remonter en chacun d’eux des souvenirs, des rancunes, des attendrissements mélancoliques, des regrets et des drames intimes : Fanny, sa rivalité avec sa mère et la perte de sa propre fille Léa ; Jonas, sa rivalité avec Albin, son homosexualité et la perte de Fabrice, son premier compagnon, mort du sida ; Albin, enfin, sa ressemblance avec son tyran de père et la séparation qu’Émilie sa femme lui impose ce soir-là. Louise, elle aussi, se souvient : de la brutalité de son mari, de la dureté de sa vie, des occasions de rencontres amoureuses qu’elle n’a pas pu saisir, de son corps jadis radieux et exigeant, du fossé qui l’a toujours séparée de ses enfants.
    Jean-Baptiste Del Amo use de toutes les ressources d’une langue riche et vibrante pour décrire les mouvements de la sensualité qui tourmente et irradie les personnages. Les scènes qui se succèdent ont chacune une force propre, et certaines sont inoubliables (l’exode en train de la famille italienne, la mort de Léa, la confrontation entre Fanny et sa mère, les dialogues entre les deux frères…). Il y a dans cette chronique, hantée par le caractère périssable de l’amour et par la toute-puissance de la mort, un souffle exalté, tremblant, qui évoque les films de Patrice Chéreau, les pièces de Koltès. C’est un roman d’une grande force.