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Open jazz

par Alex Dutilh

du lundi au vendredi de 19h10 à 20h

jeudi 15 octobre 2009

Ahmad Jamal

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Ahmad Jamal(Frederick Russell Jones) est né le 2 juillet 1930 à Pittsburgh en Pennsylvanie (USA).
Peu considéré par les critiques dans sa jeunesse, malgré (ou à cause d') un réel engouement public, il connaît aujourd'hui la situation inverse : peu connu du grand public, il jouit d'une réputation considérable de la part des acteurs de la scène jazz actuelle, qui n'ont de cesse de l'affubler des plus respectueux surnoms : « L’architecte », « Le prophète », « Ahmad le magnifique », « Le prestidigitateur du piano », « Le maître », « Le monstre aux deux mains droites »…
Il semble que son premier contact avec un piano ait lieu à 3 ans lorsque son oncle, en train de jouer dans le salon familial, le défie de reproduire la phrase musicale qu'il vient d'exécuter. Frederick Russell Jones, qui n'a encore jamais posé les doigts sur un clavier, s'assoit alors sur le tabouret et reproduit note pour note ce qu'avait joué son oncle.
Le piano demeure un jeu jusqu'à l'âge de 7 ans, lorsqu'il commence à l'étudier sérieusement, en prenant des cours particuliers qui lui permettent de s'initier aux classiques : « À sept ans, j’ai commencé à étudier le piano. À onze, je jouais Liszt et j’étais professionnel. À quatorze, j’étais inscrit au syndicat des musiciens. Et à dix-sept ans, je commençai à faire des tournées. J’aurais voulu étudier à l’Académie Juilliard, mais il fallait que je gagne ma vie. »
Ahmad Jamal met fréquemment en parallèle sa découverte du piano avec sa découverte des classiques. De fait, son phrasé et sa légèreté dans l'harmonie évoquent l'impressionnisme d'un Ravel, d'un Debussy ou d'un Gershwin. Il dénonce la dichotomie fréquemment postulée entre jazz et musique classique : pour lui, le jazz est la musique classique américaine.

C'est dans le même esprit qu'Ahmad Jamal fait référence aux standards dans son jeu : il semble primer l'interprétation des « anciens » sur la créativité pure : « Je ne connais personne qui travaille dans cette musique et qui n'utilise pas les standards. C'est ce qui rend unique la musique classique américaine. Je pense que nous avons interprété ces standards au-delà des rêves les plus fous de leurs compositeurs. Art Tatum a très peu composé. Dans mon cas, j'ai commencé comme pianiste et compositeur. Maintenant, je joue soixante-dix pour cent de mes compositions, contre trente pour cent de compositions d'autres musiciens. »
L'improvisation d'Ahmad Jamal le révèle avant tout comme un rythmicien : son jeu fait la part belle aux décalages rythmiques, alternant fréquemment ternaire et binaire ou combinant les deux, tout en maintenant un groove extrêmement solide. Enfin, Ahmad Jamal sera l'un des pionniers de l'improvisation modale, technique qui sera reprise et développée notamment par Miles Davis, John Coltrane et Herbie Hancock.
Plusieurs thèmes d'Ahmad Jamal sont utilisés dans le film de Clint Eastwood Sur la route de Madison ("Poinciana" et "Music, Music, Music", extraits de l'album "But Not For Me").[Wikipédia]

illustration : Ahmad Jamal  © D.R.


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    Interview d'Ahmad Jamal par Alex Dutilh

    Enregistrement : Octobre 2009

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    Ahmad Jamal, « A Quiet Time » After JALC

    Ahmad Jamal
    Enregistrement : Disque commercialisé
    [Dreyfus]

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    Interview d'Ahmad Jamal par Alex Dutilh

    Enregistrement : Octobre 2009

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    Ahmad Jamal, « A Quiet Time » Flight To Russia

    Ahmad Jamal
    Enregistrement : Disque commercialisé
    [Dreyfus]

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    Laurent Larcher, « Rising » Rising

    Laurent Larcher
    Enregistrement : Disque commercialisé
    [Cristal]

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    Andy Milne, « Where Is Pannonica » Water’s Edge, Part 1

    Andy Milne, Benoît Delbecq
    Enregistrement : Disque commercialisé
    [Songlines]

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    D. Youssef, E. Aarset, « Divine Shadows » Eleventh Stone

    Dhafer Youssef
    Enregistrement : Disque commercialisé
    [Jazzland]

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    Ray Anderson, « Hence the Reason » Hence The Real Reason

    BassDrumBone
    Enregistrement : Disque commercialisé
    [Enja 9322-2]