Open jazz

par Alex Dutilh

du lundi au vendredi de 18h02 à 19h

17 février 2012 18:00

Vijay Iyer

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Vijay Iyer est un pianiste et compositeur né le 26 octobre 1971 à Albany (New York).
Fils d'immigrants indiens, il étudie le violon classique (1974-89), devient pianiste (autodidacte) et découvre le jazz à l'école. Brillant étudiant (mathématiques, physique, technologie, arts...) il participe aux jam-sessions du Bird Kage (North Oakland) avec Ed Kelly (p), Smiley Winters (dm), Pharoah Sanders... A New York, il multiplie rencontres (Steve Coleman, Roscoe Mitchell, Amiri Baraka, Wadada Leo Smith, Amina Claudine Myers, George Lewis, John Zorn, Butch Morris, Craig Taborn, Olivier Lake..., expériences (avec le poète Mike Ladd) et formats (du solo au quintette et jusqu'à une composition créée par l'American Composers Orchestra en passant par ses duos avec Rudresh Mahantappa), collectionne les récompenses, enseigne et collabore à nombre de revues de musicologie...
Comme un feu d'artifice dans une jazzosphère percluse de routines et de phénomènes de mode, le talent pluriel de Vijay Iyer a éclairé le XXIè siècle naissant - au filtre d'une virtuosité singulière et d'une intelligence sans complaisance - de couleurs denses de toutes origines, entrelacs de mémoires et "racines" où l'on repère aussi bien les phrases de la Great BLack Music (du blues et du funk à Randy Weston ou Cecil Taylor) que des effluves de Ligeti ou des traditions de l'Inde [Philippe Carles in Le nouveau dictionnaire du jazz]

La musique, c’est l’action : le son des corps en mouvement. Lorsque l’on entend un rythme, on imagine l’acte qui le déclenche. Certains l’appellent neuro mimétisme, ou empathie. La musique et la dance sont liées en ce sens : les corps écoutant les corps. Si la musique vous a déjà touché, alors vous devez le comprendre.
Cet album est dans la lignée de la musique créative américaine, basée sur des rythmes de danse. Nous nous plaçons humblement du côté d’autres artistes qui sont dans cette tradition : Duke Ellington (le titre qui clôt l’album est tiré de son ballet « The River »), Herbie Nichols, Henry Threadgill, Michael Jackson, Heatwave et Flying Lotus).
Le tempo musical est mesuré en pulsations à la minute : le temps divisé par le temps. Ce ratio exprime la disparité entre le temps subjectif, expérimental et le temps objectif, mesuré ; cela décrit comment la musique prend le contrôle de notre expérience temporelle. Le terme musical « accelerando » signifie bien sûr « allant plus vite » : le temps intérieur s’accélérant contre l’horloge externe.
Avec « Accelerando » , le but était de voir si un rythme qui s’accélère constamment pouvait former la base de la danse pour une chorégraphie contemporaine. Heureusement, la réponse est oui – parce que les danseurs qui écoutent ne l’entendent pas de cette façon ; à la place, ils rassemblent les événements qui s’accélèrent dans des unités plus grandes, créant ainsi un « accelerando qui freine ».
Si la musique, c’est l’action, alors c’est mieux de l’entendre dans le contexte. Le contexte d’aujourd’hui ressemble à cette accélération : inégalité grandissante, révolution des peuples, crise économique, changement climatique, loi de Moore, connectivité mondiale. Comme le flux de l’information va plus vite, se densifie, est étroitement interconnecté, notre attention se concentre sur les formes plus larges, les tempos lents qui évoluent avec grâce comme les tourbillons d’un ouragan.
Que cet album soit notre partition de cette danse entre la musique et l’extra musical, entre le sensoriel et le temporel – l’auditeur étant comme une interface entre les deux, l’oreille dirigée de plus en plus à la fois vers l’intérieur et l’extérieur. Merci, cher auditeur. Et s’il te plaît, continue d’écouter.

Vijay Iyer, New York, 16 novembre 2011.

illustration : Vijay Iyer  © Emmanuelle Lacaze


Milestones

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    par le collectionneur

    Sinatra/Basie
    Entre 1962 et 66, il y eut trois rendez-vous discographique entre "The Voice" et "The Count". Deux en studio, et une en concert.

    D'abord "Sinatra-Basie: An Historic Musical First", enregistré à Hollywood les 2 et 3 octobre 1962 ; puis "It Might as Well Be Swing", du 9 au 12 juin 1964, dirigé et arrangé par Quincy Jones ; et enfin "Sinatra at the Sands", pris dans la célèbre salle de las Vegas en janvier-février 1966.

    Trois rencontres au sommet entre la quintessence du crooner américain et la machine à swing… À moins que ce ne soit l'inverse et qu'il s'agisse d'un face à face entre un big band de charme et un chanteur à la mise en place rythmique éblouissante de naturel.

    On peut préférer la fraicheur de la première fois ou l'excitation du live, pour ma part j'ai un faible très fort pour "It Might as Well Be Swing". Parce qu'il s'agit de la prmière rencontre entre Sinatra et Quincy Jones, parce que le disque s'ouvre avec la plus belle version qui soit de Fly Me To The Moon et qu'ils nous y emmènent vraiment…

    En dix épisodes, l'art de faire simple, de fondre les cordes dans les cuivres, de swinguer à vingt du bout des doigts, de rugir comme une seule voix, de jouer de tous les registres émotionnels. Follement élégant…

    Frank Sinatra - vocals
    Count Basie - piano
    Quincy Jones - arranger, conductor

    The Count Basie Orchestra :
    Al Porcino, Don Rader, Wallace Davenport, Al Aarons, George Cohn and Harry "Sweets" Edison (tp)
    Henry Coker, Grover Mitchell, Bill Hughes, Henderson Chambers and Kenny Shroyer (tb)
    Frank Foster, Charles Fowlkes, Marshall Royal, Frank Wess and Eric Dixon (fl, cl, sax)
    Emil Richards (vib)
    George Catlett (b)
    Freddie Green (g)
    Sonny Payne (dms)
    Gerald Vinci, Israel Baker, Jacques Gasselin, Thelma Beach, Bonnie Douglas, Marshall Sosson, Erno Neufeld, Lou Raderman, Paul Shure and James Getzoff (vln)
    Virginia Majewski, Paul Robyn, Alvin Dinkin and Stan Harris (vla)
    Edgar Lustgarten and Ann Goodman (cello)

    Aujourd'hui, Fly Me To The Moon


Time out

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    par le noctambule

    Un samedi soir dans le jazz

    > demain, Exultet à l'Espace François Mitterrand de Guérigny (58)

    Christophe Girard, accordéon
    William Rollin, guitare
    Stan Delannoy, batterie, percussions
    ********************************************************
    > demain, Virignie Teychené à l'AJMI à Sorgues dans le cadre de la semaine du jazz

    Virginie Teychené, voix
    Stéphane Bernard, piano
    Gérard Maurin, contrebasse
    Jean-Pierre Arnaud, batterie
    ***********************************************************
    Anne Pacéo :
    > demain au Moulin à jazz de Vitrolles
    > mercredi 22 au Milonga del Angel à Nîmes
    > jeudi 23 à l'AJMI

    Antonin-Tri Hoang, sax alto, clarinette basse
    Pierre Perchaud, guitare
    Leonardo Montana, piano
    Stéphane Kerecki, contrebasse
    Anne Pacéo, batterie, compositions

    illustration :
    ©AntoineMorfaux./DR/DR


Culture jazz

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    par l'insatiable

    Thelonious Monk

    Il y a 30 ans disparaissait Thelonious Monk.
    Ils sont plusieurs à lui rendre hommage au jusqu'au 22 février au Sunside à Paris :

    ce soir, Bobby Few en trio
    samedi 18 et dimanche 19, Laurent de Wilde en trio
    mardi 21, Laurent Coq en trio
    mercredi 22, Alain Jean-Marie en 4tet avec Pierrick Pédron

    Et sur France Musique, une "Nuit Spéciale Thelonious Monk" vous est proposée samedi soir à 1h du matin par Franck Médioni.


Globe trotter

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    par le routard

    Kat Edmonson

    > dimanche, la chanteuse Kat Edmonson se produit au très chic Joe's Pub à New York.


Curiosité

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    par le chineur

    Senem Diyici
    Retour dans l'actualité de la chanteuse turque installée en France Senem Diyici. Elle avait été repérée par Patrick Tandin à la création de son Label La Lichère à la fin des années 80.

    Elle sort aujourd'hui un "Dila Dila" sur le label turc Baykus, avec son Mavi Yol Quartet :
    Senem Diyivi (voc, clariney)
    Can Ömer Uygan (tp)
    Alain Blesing (g)
    Bruno Tocanne (dms)


programmation musicale

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    18:03
    Vijay Iyer
    « Accelerando » Bode

    Vijay Iyer
    [ACT 9524-2]

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    18:05
    Vijay Iyer
    « Accelerando » Optimism

    Vijay Iyer
    [ACT 9524-2]

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    18:14
    Jeff Hamilton
    « Red Sparkle » Ain’t That A Peach

    Jeff Hamilton
    [Capri 74114-2]

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    18:21
    Tony Hymas
    « Blue Door » The Kid from Whiteville

    Tony Hymas &The Bates Brothers
    [Tony Hymas]

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    18:29
    Bart Howard
    « It Might As Well Be Swing » Fly Me To The Moon

    Sinatra/Basie
    [Reprise 901 012-2]

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    18:32
    Christophe Girard
    « Kern » Kern

    Exultet
    [Double Moon 71094]

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    18:38
    G. Miller, M. Parish
    « I Feel So Good » Moonlight Serenade

    Virginie Teychené
    [Altrisuoni 288]

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    18:44
    Thelonious Monk
    « Reflections » Reflections

    Steve Lacy
    [New Jazz 8206]

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    18:49
    Smith, Gallup, Thompson, Tolhurst, Williams
    « Take To The Sky » Just Like Heaven

    Kat Edmonson
    [Convivium 0901]

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    18:54
    Senem Diyici
    « Dila Dila » Dila Dila

    Senem Diyici, Mavi Yol Quartet
    [Baykus 0008]


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    1 commentaire | page 1/1

    jean-louis salvignol
    17/02/2012 - 18h53

    18H50 : Alex et ses "créatures" !


    Les propos publiés ici n'engagent que leurs auteurs.



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agenda

Aujourd'hui, 10 exemplaires à gagner du CD "Accelerando" de Vijay Iyer qui paraît chez ACT.

Pour jouer, répondez à la question posée en ouverture d'émission. Pour cela, il vous faut cliquer ICI (ou en haut de cette page sur l'onglet "contact"), EN INDIQUANT VOS NOM ET ADRESSE, ce qui nous sera indispensable pour vous expédier le CD si vous êtes parmi les lauréats du jour.

10 CD à gagner pour les 10 premières bonnes réponses. Bonne chance !

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prochaines émissions

  • > 22 mai - Steve Coleman

  • > 23 mai - Chucho Valdés

  • > 24 mai - depuis le Jazz Club de Dunkerque avec Virginie Teychené

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