Open jazz

par Alex Dutilh

du lundi au vendredi de 18h02 à 19h

20 septembre 2012 18:02

Lenny Popkin

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Lenny Popkin est un saxophoniste ténor, né à New York en 1941. Dans les années 1960, il a obtenu une maîtrise en composition musicale à la Brandeis University. Durant la même période, il a commencé à étudier avec le pianiste Lennie Tristano. Il a joué avec Tristano quelques années plus tard comme saxophoniste dans son quartet.
[Jazzmap.de]

Paris Jazz Corner vient de publier "Time Set", avec un texte de Philippe Carles :
Tout commence par le feu d'artifice d'une fugue métamorphosée en bouquet de saxophones. Si la référence à un opus de Jean Sebastien Bach (1685-1750) n'est pas inédite dans le jazzosphère, la manière d'en faire son miel participe chez Lenny Popkin d'une attitude à la fois méthodiquement respectueuse et déconstructive-reconstructive (et amplificatrice), tandis que, grâce à un saut de deux siècles en arrière, la parenthèse consacrée à une pièce du compositeur franco-flamand Johannes Ockeghem (Saint Ghislain, Belgique, vers 1425-Tours, 1497) équivaut à un flashback quasiment didactique. Déployée au gré de cet irrésistible triptyque, la multiplication des voix par la magie du réenregistrement, outre qu'elle offre un épanouissement harmonique, peut être vue comme un nid pour des musiques encore en gestation (…).

La succession des plages et titres de cet enregistrement - de cette "mise à l'heure" -, outre qu'elle indique une évolution-progression d'intensité, mériterait d'être lue comme une sorte de généalogie autobiographique oublieuse des frontières académiques. Mais surtout, en deçà, au-dessus et au-delà de toutes autres considérations, ce qui d'emblée fascine l'auditeur, même le moins averti ou le plus inculte, et pourrait bien être l'essence du discours popkinien, c'est le flux qui porte et traverse cette musique, d'allure méditative quel que soit le tempo, comme si une tonalité onirique plus translucide (transblucency?) qu'évanescente imprégnait le grain sonore, la force délicate du jeu de Carol Tristano (aussi remarquable et précise aux balais qu'aux baguettes) soulignant le dessin d'une nuance pastel et les ponctuations du bien nommé Naturel s'intégrant avec finesse et concision au courant axial (…).

Quant à savoir pourquoi Lenny Popkin a toujours été et reste un musicien rare, 'je ne suis pas quelqu'un qu'on écoute pour trouver ce qu'on attendait.', expliquait-il à François Billard en 1983 (in Jazz Magazine n°314).


Article de Bruno Pfeiffer dans le "Ca va Jazzer" de Libération.fr

Article de Philippe Méziat sur Citizen Jazz


Milestones

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    par le collectionneur

    Dizzy Gillespie « Pleyel 48 »
    En janvier 1948, Dizzy Gillespie amena son Big Band en Scandinavie pour une série de concerts historiques qui introduisit le be bop auprès du public européen. Ce big band comprenait de tout jeunes musiciens tels que le batteur Kenny Clarke, le trompettiste Benny Bailey, le pianiste John Lewis et le saxophoniste baryton Cecil Payne.

    En février 1948, l’orchestre est laché par le promoteur suédois, qui part avec la caisse… Ils sont en rade à Anvers. Charles Delaunay, le patron de la revue Jazz-Hot, décide de les faire jouer à la salle Pleyel. L’Intransigeant titre « Dizzy Gillespie, champion du bop, vient avec son orchestre atomique donner un concert à Paris ». Ce 20 février 1948, arrivés à 20h30 à la Gare du Nord, retardés par des formalités de douanes pour leurs instruments, ils ne monteront sur scène qu’à une heure avancée, le trio du pianiste Jack Danjean ayant longuement fait patienter le public. Ce fut un coup de tonnerre !

    Ainsi que le relate Claude Carrière, « Il faut en effet avoir à l’esprit que le nouveau jazz était alors inconnu de la plupart des amateurs, privés depuis le début de la guerre de tout contact avec les musiciens américains. Ce jeune big band, dirigé par Gillespie, jouait avec une fougue, une puissance et une précision extraordinaires des compositions et des arrangements qui obéissaient aux canons harmoniques et rythmiques (Chano Pozo donnant aux percussions la touche afro-cubaine) d’un nouveau jazz qu’allait adopter la majorité des jeunes musiciens français. Ceux-ci vivaient ainsi ce soir-là une sorte de cérémonie d’initiation qui allait conditionner leur avenir et déchirer le public des jazzfans ».

    En fait, il y eut dans la foulée une série d’autres concerts parisiens du big band de Dizzy Gillespie à Paris : à la Salle Pleyel à nouveau les 22 et 28 février, puis au Club des Champs-Élysées et à l’Apollo de la place de Clichy. L’orchestre allait aussi jouer en dehors de Paris, notamment à Lyon. C’est le concert du 28 février qui est passé à la postérité pour avoir été enregistré (avec des moyens de fortune).

    Ceux qui y ont assisté en tremblent encore. Charles Delaunay, qui n’était pas du genre emphatique, disait simplement trente ans après : « On a entendu là quelque chose que personne n’avait connu avant, et qu’on ne retrouvera jamais plus. » Ce « quelque chose », c’était la perfection absolue d’un big band aussi concentré dans les moindres détails qu’une petite formation de virtuoses du be-bop, et qui a fait faire un pas de géant au jazz « en grand format ». Cependant, alors que même Delaunay et les plus fins critiques américains pensèrent d’abord que cette musique ne pouvait être qu’écrite et soigneusement répétée, Dizzy a toujours affirmé jusqu’à son dernier souffle qu’elle était principalement improvisée et mémorisée collectivement. Il dit aussi dans ses Mémoires que c’est à Paris qu’elle a rencontré le public le plus jeune et le plus enthousiaste. (extrait du site de l’association Grands formats )

    Aujourd’hui, Good Bait (arrangé par Tadd Dameron, avec Ted Kelly en soliste), enregistré à Paris, Salle Pleyel, le 28 février 1948
    Dizzy Gillespie (voix, trpmpette)
    Benny Bailey, Dave Burns, Lamar Wright Jr., Elmon Wright (trompette)
    Ted Kelly, Bill Sheperd (trombone)
    Howard Johnson, John Brown (sax alto)
    Joe Gayles, George "Big Nick" Nicholas (sax ténor)
    Cecil Payne (sax baryton)
    John Lewis (piano)
    Al McKibbon (contrebasse)
    Kenny Clarke (batterie)
    Chano Pozo (congas)
    Kenny Hagood (voix)


Time out

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    par le noctambule

    Concerts jazz

    > de ce soir à samedi Pierrick Pedron au Jazz Club de Dunkerque pour les 30 ans du Jazz Club. Une véritable institution, toujours juvénile !

    Pierrick Pedron (saxophone)
    Chris de Pauw (guitare)
    Laurent de Wilde (fender Rhodes)
    Vincent Artaud (basse)
    Fabrice Moreau (batterie)

    ********************************************
    > demain Emler, Tchamitchian, Echampard à la péniche l'Improviste à Paris

    //(l'Improviste remonte l'ancre et va s'amarrer sur les quais du Canal de la Villette, près de Jaurès du vendredi 21 au dimanche 23 septembre 2012, Quai de Loire (face au 32/34))//

    Andy Emler (piano )
    Claude Tchamitchian (contrebasse)
    Eric Echampard (batterie)

    *******************************************
    > demain Toufic Farroukh au Sunside à Paris

    Toufic Farroukh (saxophones)
    Leandro Aconcha (piano)
    Nicolas Giraud (trompette)
    Daniel Zimmermann (trombone)
    Didier Havet (sousaphone, tuba)
    Luc Isenmann (batterie)

    **********************************************
    > demain et samedi Daniel Humair à la Maison de la Poésie à Paris pour la sortie de l'album "Sweet and Sour" chez Laborie Jazz que nous avions célébrée dans Open Jazz du 12 septembre (toujours en réécoute avec l'onglet "archives" ci-dessus).

    Daniel Humair (batterie)
    Vicnent Peirani (accordéon)
    Emile Parisien (saxophones)
    Jérôme Regard (contrebasse)


Culture jazz

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    par l'insatiable

    un Louis Armstrong Stadium...

    > Le 4 Juillet 1973, dans l'enceinte de Flushing Meadows dans le Queens à l'est de Manhattan, le Singer Bowl a été rebaptisé Louis Armstrong Memorial Stadium en l'honneur du trompettiste de jazz qui a vécu tout près de là. Une longue liste de grands noms du jazz a joué ce jour-là, y compris Eubie Blake, Freddie Hubbard et Gene Krupa.

    Mais parce que les sièges sont vétustes et la visibilité aléatoire, c'est un court sur lequel ne jouent jamais les tennismen du top ten lors des Internationaux US. Le New York Times nous apprend que le Louis Armstrong Memorial Stadium devrait être démoli et pour être remplacé par un nouveau stade agrandi et modernisé.

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    ©Alexisrael


Globe trotter

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    par le routard

    Sonny Fortune
    > ce soir Sonny Fortune, qui s'illustra auprès de McCoy Tyner et Miles Davis, joue à New York au Dizzy's Club de Jazz at Lincoln Center.


programmation musicale

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    18:03
    J.S. Bach, arrt L. Popkin
    « Time Set » Fuga à 4 in C Major BWV 846

    Lenny Popkin
    [Lifeline 103]

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    18:06
    Lenny Popkin
    « Time Set » Call

    Lenny Popkin
    [Lifeline 103]

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    18:15
    Lee Konitz
    « Subconscious-Lee » Subconscious-Lee

    Lee Konitz
    [Prestige 7004]

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    18:19
    J.S. Bach, arrt L. Popkin
    « Two Not One » Two Part Invention N°1, Allegro, BWV 772

    Warne Marsh, Lee Konitz
    [Storyville 108 8606]

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    18:41
    Lennie Tristano
    « Two Not One » Two Not One

    Warne Marsh, Lee Konitz
    [Storyville 108 8606]

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    18:29
    Tadd Dameron
    « Pleyel 1948 » Good Bait

    Dizzy Gillespie
    [Vogue 74321134152]

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    18:36
    Pierrick Pédron
    « Cheerleaders » Nonagon’s Dance

    Pierrick Pédron
    [Vogue 74321134152]

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    18:40
    Emler, Tchamitchian, Échampard
    « À quelle distance sommes-nous ? » Un jour de libre

    Emler, Tchamitchian, Échampard
    [In Circum Girum 1205-]

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    18:44
    Toufic Farroukh
    « Cinéma Beyrouth » A Wonderful Afternoon with Zéna-Laure

    Toufic Farroukh
    [Enja 9583-2]

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    18:51
    B. Rose, H. Link, F. Waller
    « Satch Plays Fats » I’ve Got A Feeling I’m Falling

    Louis Armstrong
    [Columbia 708]

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    18:54
    Sonny Fortune
    « A Better Understanding » Awakening

    Sonny Fortune
    [Blue Note]


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