21 mai 2012 13:40

“Avec Mme Viardot, nous entrons dans un autre monde. Cette femme célèbre n’était pas seulement une grande cantatrice, mais une grande artiste et une encyclopédie vivante.” Camille Saint-Saëns
Après une longue série dédiée à Frédéric Chopin, Du côté de chez Pierre se consacre cette semaine à un personnage hors du commun du XIXème siècle, une star de son temps, à la fois chanteuse, pianiste, organiste, compositrice, polyglotte, lettrée, sportive, célébrité, c’est Pauline Viardot, née Garcia en 1821 et morte en 1910. Elle était, en autre, la sœur cadette d’une autre grande chanteuse de son temps, morte prématurément, Maria Garcia, dite La Malibran.
Aujourd’hui pour débuter cette série, quelques illustres de ses contemporains nous parlent de Pauline Viardot.
Extrait pages 32 & 33
(…) Durant l’hiver 1839-1840 a lieu la première rencontre entre Pauline et George Sand, vraisemblablement dans un des salons voués à la musique, où se produit Chopin. Musset avait été séduit, George est d’emblée conquise. Elle a devant elle la femme qu’elle désespérait de trouver à qui elle vouera jusqu’à sa mort un sentiment exclusif, fait d’amour, d’admiration. Immédiatement, elle le lui écrit :
Je vous forcerai bien de m’aimer, par une adoration qui vous est acquise à jamais. J’aime assez le génie, mais quand il est joint à la bonté, je me prosterne devant lui.(…)
© D.R.