Saint-Saëns#Camille


"Le plus grand des musiciens français"
Richard Wagner

Dans une France musicale qui met au premier plan le genre ‘opéra’, Saint-Saëns se pose comme pionnier du genre symphonique en créant les premiers poèmes symphoniques et concertos avec soliste. Il délaisse la romance de salon et compose plus d’une centaine de mélodies et amorce, avec Lalo, le réveil de la musique de chambre si caractéristique du génie français.



1835-1852: Enfance et Conservatoire - Etudes musicales


Né à Paris le 9 octobre 1835, Camille Saint-Saëns est orphelin de père dès l’âge de trois mois. Sa mère l’élève seule avec sa grand tante Charlotte Masson, qui lui enseigne le piano. L’enfant se révèle très vite un enfant prodige au clavier et à la composition. Il commence à écrire des petits morceaux (valses) dès l’âge de trois ans. A sept ans, il poursuit ses études de piano avec Camille Stamaty qui, stupéfait du niveau de l’enfant, le recommande à Pierre Maleden pour l’écriture.

En 1846, à l’âge de onze ans, il triomphe comme pianiste salle Pleyel, en donnant deux concerts. Au programme, il joue un mouvement du 1er concerto pour piano de Ludwig van Beethoven et le concerto pour piano K 540 de Wolfgang Amadeus Mozart, dans lequel il interprète sa propre cadence.

Ses études générales révèlent aussi une intelligence brillante pour de nombreuses disciplines, littéraires et aussi scientifiques. Il restera passionné de botanique et d’astronomie toute sa vie.

A retenir
Musicien prodigieusement doué dès sa petite enfance, Camille Saint-Saëns voue sa vie entière à l’amour et au culte de la musique. De par sa personnalité vaste et universelle, à l’esprit curieux qui s’intéresse à l’art comme à la science, il nous laisse aussi des écrits littéraires sur des sujets variés, des poèmes et une correspondance prolifique.



En 1848, il entre au Conservatoire national. Il y étudie l’orgue avec François Benoist, et obtiendra son premier prix en 1851. Ses maîtres en composition sont Jacques Fromental Halevy et Henri Reber. Il reçoit aussi des conseils de Charles Gounod.
A la bibliothèque, il dévore l’œuvre des grands maîtres germaniques (Bach, Mozart, Beethoven) et trouve très vite son esthétique musicale à laquelle il restera fidèle. C’est au cours de son passage au Conservatoire qu’il noue son amitié avec Auguste Durand qui deviendra son éditeur.



En 1850, il fait aussi la connaissance de la mezzo-soprano Pauline Viardot dont il deviendra l’accompagnateur préféré et son ami à vie, ainsi que celle du compositeur et grand virtuose Franz Liszt, auquel il vouera une grande fascination.

1852 : Echec au Prix de Rome.








Pauline Viardot © DR

1853-1870 : Premiers voyages, premiers succès comme compositeur


L’année 1853 est marquée par son succès lors de l’audition de sa première symphonie, la Symphonie en Mi bémol (Hector Berlioz et Charles Gounod félicitent le compositeur) et sa nomination d’organiste à l’église de Saint-Merry, pour les cinq années à venir.

1855 : L’année de ses vingt ans, il offre à sa grand tante un Quintette en la mineur pour piano et cordes.

1857 : le 21 mars 1857, création à Saint-Merry de la grande Messe solennelle, pour soli, chœur et orchestre que Liszt qualifiera de « magnifique cathédrale gothique où Bach aurait sa chapelle ». Le curé de Saint-Merry offre à Saint-Saëns son premier voyage en Italie.

1858 : Organiste à la Madeleine (l’indépendance financière)et premiers concertos.
Au mois de janvier, Saint-Saëns remplace Louis Lefébure-Wely au poste d’organiste ‘maître de chapelle’ de la Madeleine, poste parisien le plus renommé pour un organiste. Il tiendra la tribune durant presque 20 ans, jusqu’en 1877. Il touche désormais une rente de 300 francs et est reconnu sur le plan social et musical.
Liszt le proclame « le premier organiste du monde ». Cette même année, Saint-Saëns écrit ses trois premiers concertos, le Concerto n° 1 pour piano et orchestre et deux concertos pour violon et orchestre (op 58 et op 20).
L’année se termine avec la création à la Madeleine de l’Oratorio de Noël le 25 décembre (écrit en onze jours).

1859 : ses activités d’organiste ne l’empêchent pas de se tourner vers le théâtre et les milieux littéraires. Symphonie n° 2 en la mineur.

Orgue de l'Eglise de la Madeleine © DR

1861 : professeur de piano
A la mort de Louis Niedermeyer, Saint-Saëns devient professeur de piano à l’Ecole Niedermeyer, pour une durée de quatre ans. Parmi ses élèves, on peut citer Gabriel Fauré, qui restera son ami à vie, André Messager et Eugène Gigout.
Grâce à son ami Liszt, Saint-Saëns fait la connaissance à Paris de Richard Wagner lors de l’échec de Tannhaüser (mars 1861), il devient alors un ardent défenseur de la musique allemande.
Saint-Saëns entreprend des tournées comme pianiste et organiste.

Les années 1862-1866 sont pleines de vie entre son talent de pianiste-concertiste, ses rencontres amicales et artistiques du lundi soir chez lui où se côtoient peintres, poètes parnassiens, et aussi la belle Augusta Holmès, musicienne compositrice, pour laquelle Camille se prend de passion. Mais ses deux demandes en mariage seront refoulées.

1864 : 2ème échec au Prix de Rome.
En 1867, sa cantate les Noces de Prométhée est primée au concours organisé par l’Exposition Universelle. Saint-Saëns prend sa revanche sur ses deux échecs précédents pour le Prix de Rome. Saint-Saëns entreprend son opéra biblique Samson et fait entendre dans son salon du lundi le duo d’amour du deuxième acte « Mon cœur s’ouvre à ta voix » sans succès.

En 1868, il se lie d’amitié avec le pianiste Anton Rubinstein, alors à Paris, pour lequel il écrit en trois semaines son 2ème concerto pour piano dont la création a lieu le 13 mai 1868 salle Pleyel, sous la direction de Rubinstein et Saint-Saëns lui-même au piano. Le 15 août 1868, il reçoit la légion d’honneur. Saint-Saëns fait aussi de nombreux voyages en Allemagne où il est plus apprécié qu’en France.

Arthur Rubinstein - Concerto n°2 - Saint-Saëns (1968)



A savoir
Reconnu par les grandes institutions, Saint-Saëns a collectionné les distinctions honorifiques en France et à l’étranger : de chevalier de la Légion d’honneur à grand-croix (le plus haut grade), Doctor of music honoris causa des universités de Cambridge et d’Oxford.



En 1869, il assiste à la création de l’Or du Rhin de Wagner à Munich. En novembre, il est soliste interprète de son 3ème Concerto pour piano, lors de la création à Leipzig.

En 1870, à l’occasion du centenaire de Beethoven, il retrouve son ami Liszt à Weimar, qui l’encourage à achever son opéra ‘Samson’. Liszt lui promet de faire représenter l’opéra dans son théâtre de Weimar.
La guerre de 1870 l'empêche de monter le Timbre d’Argent à l’Opéra-Comique. Saint-Saëns est enrôlé dans le 4ème bataillon de la garde nationale. Il perd son meilleur ami, le peintre Henri Regnault.

1871-1900 : la maturité


Les années 1871-1881 : la SNM, les 4 poèmes symphoniques, Samson et Dalila


1871 : en février 1871, Saint-Saëns, le baryton Romain Bussine (chanteur) et le compositeur Alexis de Castillon sont à l’initiative de la création à Paris de la Société Nationale de Musique (SNM), nouvelle institution de défense de la jeune école de musique française dont la devise est « Ars Gallica ». De nombreuses sociétés de musique de chambre existent et ne programment pas la musique française, il faut donc y remédier.
Durant la Commune, Saint-Saëns se réfugie à Londres avec la famille amie Viardot.
Le 17 novembre, le premier concert de la SNM affiche des œuvres de Jules Massenet, César Franck, Alexis de Castillon et Saint-Saëns.

1872 : le 9 janvier, création à la SNM du Rouet d’Omphale, premier de ses quatre poèmes symphoniques. Le 18 janvier, Camille perd sa grand-tante Masson, sa seconde maman.
Le 12 juin 1872 voit la création à l’opéra comique de la Princesse jaune, sa première œuvre représentée au théâtre.

1873 : le 9 janvier 1873, le 1er Concerto pour violoncelle et orchestre est donné en création aux concerts du Conservatoire. Saint-Saëns signe la première page importante de musique française pour violoncelle et orchestre. Il compose un autre poème symphonique, Phaéton, joué d’abord en version pour deux pianos. La fin d’année marque son premier séjour en Algérie, lieu de villégiature conseillé par son médecin pour sa santé fragile. Saint-Saëns séjournera dans cette colonie française dix-huit fois au cours de sa vie. La musique orientale va l’inspirer pour écrire le 3ème acte de Samson : un long passage de la ‘Bacchanale’ reproduit une ouverture tzigane que le compositeur aurait entendu dans un café maure.

1874 : il compose un nouveau poème symphonique, La Danse macabre, où il est l’un des premiers à utiliser le xylophone.



1875, mariage avec Marie Truffot dont il aura deux enfants qui mourront en bas âge.
Cette année verra aussi deux œuvres de premier ordre : le 4ème Concerto pour piano ainsi que l’oratorio Le Déluge.

En 1876, il démissionne de son poste d’organiste pour se consacrer à la composition et à la direction. Il écrit encore un poème symphonique, La Jeunesse d’HercuIe.
Lors de l’inauguration du temple de Richard Wagner à Bayreuth (le Festspielhaus), Saint-Saëns est présent pour la première exécution de l’Anneau des Nibelung qui signe la première saison.

Le 2 décembre 1877 a lieu la création de Samson et Dalila à Weimar. Le succès est immédiat et le compositeur doit saluer trois fois sur scène. L’ouvrage sera ensuite repris à Hambourg en 1882 sous la direction du compositeur. Hans von Bülow, célèbre pianiste et chef d’orchestre, reconnaît ce drame musical comme le plus important des vingt dernières années. L’Opéra de Paris ne donnera la première française que le 23 novembre 1892!

1878 : triste année endeuillée par la mort successive de ses deux enfants.

1879 : Saint-Saëns compose la cantate-oratorio La lyre et la harpe tirée des « Odes et Ballades » de Victor Hugo, dont la création a lieu à Birmingham le 28 août.

1880 : Saint-Saëns donne de nombreux concerts en France et à l’étranger. Le 19 décembre, au Châtelet, a lieu la création de la Suite algérienne (suite pour orchestre).

Les années 1881-1890 : au cœur de sa carrière


En 1881, Saint-Saëns quitte son foyer et son épouse définitivement, aveu d’un échec complet sur sa vie sentimentale après le décès de leurs enfants.
A la mort d’Henri Reber, il est élu à l’Institut de France (premier devant Léo Delibes). Il paiera cher ce succès par les ennuis de toutes sortes que la direction de l’opéra lui fait subir suite à la commande de l’ouvrage Henry VIII.
L’opéra, dont la création a lieu le 5 mars 1883 est un succès.

1884 : Le 15 mars 1884, au Trocadéro, à l’occasion de la célébration de l’anniversaire du poète et ami Victor Hugo, Saint Saëns dirige son Hymne à Victor Hugo, pour chœur et orchestre.
Le 14 juillet, il est nommé officier de la Légion d’honneur.

1886 : le Carnaval des animaux et la 3ème symphonie avec orgue, 2 œuvres majeures du compositeur, au style et au mode d’écriture très opposés.
C’est à Vienne qu’il écrit sa célèbre fantaisie zoologique, le Carnaval des animaux, œuvre drôlatique, joyeuse et riante du compositeur, dont la création a lieu le 9 mars avec le compositeur et quelques amis. L’œuvre est aussi jouée le 2 avril pour son ami Liszt chez Pauline Viardot. Du vivant du compositeur, le Carnaval des animaux ne sera pas édité et seul le numéro 13 « Le cygne », pour violoncelle, sera joué.











détails de l'affiche du Théâtre des Champs Elysées (2010) © DR

Le 19 mai 1886, a lieu la création de la 3ème Symphonie en ut mineur avec orgue, pianos et orchestre, œuvre la plus achevée du compositeur. « J’ai donné là tout ce que je pouvais donner…Ce que j’ai fait alors, je ne le referai plus ». L’œuvre jouée l’année suivante, le 9 janvier 1887, au Conservatoire de Paris, fait dire à Charles Gounod montrant Saint-Saëns du doigt « Voici le Beethoven français ».
Cette année est enfin marquée par la démission de Saint-Saëns à la Société Nationale de Musique (SNM). En effet le 21 novembre 1886, Vincent d’Indy a fait voter une motion qui permet d’accueillir dans les concerts de la musique ancienne ou étrangère. L’influence du clan franckiste et le wagnérisme ont métamorphosé les statuts originels de la Société que Saint-Saëns a initiés.

Fin décembre 1888, Saint-Saëns est frappé par le décès de sa mère.

1889 : il vit une année d’errance en quête de sa nouvelle identité. Il s’autorise un hiver de repos complet où il cherche l’oubli (Canaries, Alger). Il quitte la rue Monsieur le Prince qui lui rappelle trop de souvenirs cruels comme la chute mortelle du 4ème étage de l’un de des fils. Il transmet à la ville de Dieppe ses souvenirs et objets de famille.

A savoir
De santé précaire, sa phtisie l’amène à s’éloigner souvent des brumes hivernales parisiennes qui l’étouffent. Il découvre ainsi des contrées lointaines ensoleillées qui l’inspireront dans sa musique (Canaries, Algérie -18 séjours répertoriés, Egypte, Ceylan, Indo-Chine).
Appelé en tant que concertiste et conférencier en Europe et sur le continent américain, ses voyages le rendront célèbre dans le monde entier.

Les années 1890-1900 : Reconnaissance confirmée grâce à Samson et Dalila



1890 : premiers succès français de son opéra Samson et Dalila lors des représentations à Rouen (1ère française !) puis à Paris.
En juillet a lieu à Dieppe l’inauguration du Musée consacré au compositeur, en présence du maître.
Voyages en Asie, séjours au Caire, écrits.

En 1892, Samson et Dalila est enfin reconnu par l’élite parisienne lors des représentations à l’Opéra de Paris, et mis au rang des chefs d’œuvre de la musique lyrique française au même niveau que "le Carmen" de Bizet et "le Faust" de Gounod.
Les honneurs se multiplient : Docteur honoris causa à Cambridge (juin 1893).



Le 2 juin 1896 marque un point culminant de sa carrière, lors du concert salle Pleyel, en hommage au 50ème anniversaire de son premier concert. Au programme, la 2ème sonate pour violon et piano et le 5ème Concerto pour piano « L’Egyptien ». Saint-Saëns est enfin reconnu à part entière dans son pays comme un maître et le chef de file officiel de l’Ecole française.

A retenir
Cet homme rigide en apparence, artisan soucieux d’une architecture très cadrée de l’œuvre,
nourri d’art classique et mémoire vivante du répertoire romantique allemand, révèle un langage musical clair, structuré, équilibré, élégant. « Pour moi, l’art c’est avant tout la forme ». Il a l’art de nous réserver bien des surprises, de la sensibilité et de l’originalité à l’écoute de son catalogue qui aborde tous les genres (plus de 160 numéros d’opus).



1897-1899 : tournées en Europe (1897 : Suède, Danemark, Belgique, Espagne) et en Argentine (1899). Grand succès l’été 1898 de l’opéra Déjanire dans les arènes de Béziers, avec une énorme formation chorale et orchestrale et une foule immense (10000 personnes). Ce genre de spectacle en plein air à caractère festif et populaire, ouvert au plus grand nombre, est un évènement qui préfigure le développement des festivals.

L’après 1900: Nombreuses commandes par de grandes personnalités



1900 : le 31 mai, sa cantate Le feu céleste, qui célèbre la ‘fée électricité’, inaugure les concerts de la Grande Exposition Universelle à Paris.

1902 : une nouvelle création aux arènes de Béziers, Parysatis.

1903 : commande de Sarah Bernhardt d’une musique de scène pour Andromaque. Reprise de Henri VIII à l’opéra.

1905 : le 30 août, notre astronome amateur effectue un voyage à Burgos pour observer une éclipse de soleil.

En 1906, il se rend pour la première fois aux Etats-Unis. Durant la traversée, il contracte la diphtérie, ce qui ne l’empêche pas d’assurer ses concerts à l’arrivée (Philadelphie, Chicago, Washington).

Le 26 juin 1907, l’université d’Oxford lui remet son titre de Doctor honoris causa.

1908 : Saint-Saëns compose la première musique de film de l’histoire du cinéma l’Assassinat du Duc de Guise dont la première projection a lieu le 16 novembre.

1910-1911 : Cinq de ses opéras sont programmés au théâtre d’Alger (Samson et Dalila, Henri VIII, Phryné, Javotte et l’Ancêtre).

Le 2 avril 1913, l’œuvre de Saint-Saëns est à l’affiche pour les concerts d’ouverture du Théâtre des Champs Elysées (avec Debussy, Fauré, Dukas, d’Indy).

1914 : après la déclaration de la guerre, Saint-Saëns, très affecté par cette nouvelle guerre, écrit dans « l’Echo de Paris » une série d’articles intitulés « Germanophilie », où il prend position contre la musique allemande (qu’il a tant aimé dans sa jeunesse), y compris celle de Wagner (qu’il a tant soutenue).

En 1915, il retourne aux Etats-Unis pour y donner des conférences et des concerts (New York, San Francisco). Lors de son retour en France, il participe à des concerts pour les soldats.

En 1916, il effectue sa dernière tournée en Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Uruguay).
Depuis 1912, les hymnes abondent : Hymne aux mineurs et Hymne au printemps (1912), Hymne au travail (1913), God save the King (1914), Vive la France (1915), Honneur à l’Amérique (1917), Vers la victoire (1918) et enfin l’Hymne à la Paix (1918). Janvier 1919 voit aussi éclore les Cyprès et lauriers, fantaisie pour orgue et orchestre, destinée à célébrer la victoire.

1920 : Le dernier grand souffle.
Saint-Saëns, âgé de 85 ans part en tournée en Grèce. Il gravit le Parthénon pour la première et la dernière fois, il joue son Hymne à Pallas et dirige la Jeunesse d’Hercule au pied de l’Acropole. Il écrit à Gabriel Fauré : « Je n’ai plus aucun projet de composition dans la tête. Vendanges sont faites ».

1921 : la dernière année est encore active entre composition, concerts, direction et discours:
le 26 juin, il prononce un discours lors de l’inauguration du conservatoire de Fontainebleau.
Le 6 août, il donne un récital au casino de Dieppe qui marque les 75 ans de sa carrière de pianiste.
Le 21 août il dirige à Béziers sa musique de scène pour Antigone.

Il effectue son dernier séjour à Alger pour y rendre l’âme le 16 décembre vers 22 heures. Des funérailles officielles sont organisées par les autorités locales le 19 décembre, accompagnées par des œuvres du maître. Les obsèques nationales seront célébrées à Paris à l’église de la Madeleine le 29 décembre. Saint-Saëns repose au cimetière de Montparnasse.
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BIBLIOGRAPHIE


Principaux écrits de Saint-Saëns


  • - Harmonie et Mélodie (Calman-Levy, 1885)
  • - Problèmes et Mystères (Flammarion, 1894)
  • - Portraits et Souvenirs (Calman-Levy, 1909)
  • - Ecole buissonnière (Pierre Lafitte, 1913)
  • - Germanophilie (Dorbon, 1915)
  • - Les idées de Monsieur d’Indy (Dorbon, 1919)
  • - Regard sur mes contemporains - Ecrits et articles rassemblés par Yves Gérard, éditions Bernard Coutaz, Arles, 1990


Correspondance


- Camille Saint-Saëns et Gabriel Fauré, soixante ans d’amitié : Textes établis et présentés par Jean-Michel Nectoux, Société française de musicologie, éditions Leduc, 1973

Ouvrages et articles sur Saint-Saëns :


  • - Jacques Bonnaure : Saint-Saëns, éditions Actes Sud, 2010
  • - Jean Gallois : Charles-Camille Saint-Saëns, édition Mardaga, 2004
  • - Georges Servières : Saint-Saëns, librairie FélixAlcan, Paris,1923
  • - Emile Baumann : Les grandes formes de la musique – L’œuvre de Camille Saint-Saëns, nouvelle édition, Librairie Ollendorf, Paris, 1923
  • - Arthur Dandelot : La vie et l’œuvre de Saint-Saëns, éditions Dandelot, Paris, 1930
  • - Jean Bonnerot : Saint-Saëns, sa vie et son œuvre, Durand, Paris, 1914, 2ème édition, 1922
  • - Jean Montargis : Camille Saint-Saëns, l’œuvre, l’artiste, La renaissance du livre, Paris, 1919

WEBOGRAPHIE


> le sentiment filial chez Camille Saint-Saëns - réunion d'articles de revues spécialisées

Biographie réalisée en collaboration avec la Bibliothèque musicale de Radio France

En complément...

Utile

1835 Halévy: La Juive à Paris
1836 Glinka: La vie pour le tsar
1838 Berlioz : Benvenuto Cellini à Paris
1839 naissance de Moussorgski
1840 Liszt donne le premier "récital" à Londres
1840 naissance de Tchaïkovski
1842 Verdi : Nabucco à Milan
1844 Traité d'instrumentation et d'orchestration modernes de
Berlioz
1845 naissance de Fauré
1846 Berlioz: La Damnation de Faust à Paris
1847 mort de Mendelssohn
1848 Wagner L'Œuvre d'art de l'avenir
1849 Meyerbeer: Le Prophète à Paris
1849 mort de Chopin
1851 Verdi: Rigoletto à Venise
1851 Wagner: Opéra et drame, essai
1854 Hanslick : Du beau dans la musique 
1854 Liszt dirige à Weimar ses poèmes symphoniques
1855 Berlioz: l'Art du chef d'orchestre
1856 mort de Schumann
1858 naissance de Puccini
1859 Gounod : Faust à Paris
1859 Verdi: Un bal masqué/censure
1860 naissance de Mahler
1860 Pasdeloup fonde les Concerts populaires
1860 Scission au sein du romantisme musical allemand
(neuedeutsche Schule)
1861 Tannhäuser de Wagner à Paris: scandale
1862 naissance de Debussy
1863 Berlioz: Les Troyens à Paris
1864 La Belle Hélène d'Offenbach à Paris
1864 naissance de Richard Strauss
1865 Munich: création de Tristan et Isolde de Wagner
1867 Romeo et Juliette de Gounod à Paris
1867 Verdi:: Don Carlos à Paris
1868 Brahms Ein Deutsches Requiem
1868 Bruckner : 1ere symphonie
1868 mort de Rossini
1869 mort de Berlioz
1871 Aida de Verdi au Caire (Canal de Suez)
1871 Fondation des Concerts Colonne à Paris
1874 Moussorgski: Boris Godunov
1874 naissance de Schoenberg
1875 Carmen de Bizet à Paris
1875 Inauguration de l'Opéra Garnier; mort de Bizet
1875 naissance de Ravel
1876 Inauguration de Buehnenfestspeilhaus à Bayreuth:
première de la Tétralogie du Ring de Wagner
1877 Brahms: 1ère Symphonie
1879 Eugène Onegine de Tchaïkovski à Moscou
1879 Smetana: Ma Vlast, poème symphonique
1881 Contes d'Hoffmann d'Offenbach à Paris
1881 mort de Moussorgski
1883 mort de Wagner
1884 Massenet: Manon à Paris
1886 mort de Liszt
1889 Mahler: 1ère symphonie "Titan"
1890 Bruckner VIIIe Symphonie
1890 Mascagni : Cavaleria Rusticana à Rome
1890 mort de César Franck
1893 Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak à New York
1894 l'Après -midi d'un faune de Debussy à Paris
1896 Strauss: Ainsi parla Zaratustra
1899 Scott Joplin compose son Maple Leaf rag
1900 Gustave Charpentier: Louise
1900 Puccini : Tosca à Rome
1902 Debussy: Pelléas et Mélisande
1907 F. Busoni : Esquisse d’une nouvelle esthétique de l’art
musical
1910 Scriabine: Prométhée (Gesamtkunstwerk)
1911 Manifeste des musiciens futuristes de F.B. Pratella
1911 mort de Mahler
1913 Scandale lors de la création du Sacre de Stravinsky à
Paris et des 6 pièces op.6 de Webern à Vienne ; création des
Altenberlieder op.4 de Berg, scandale à Vienne
1913 Schoenberg: Pierrot lunaire (Sprechgesang)
1920 Fondation du Groupe des Six

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